Paul Rubbers
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Paul Victor Félix Rubbers, né le à Constantinople dans l'ancien Empire ottoman (Turquie), est le fils d'Auguste Rubbers, chimiste, et de Pauline Ottelet, tous deux nés également à Constantinople. Il est par ailleurs le neveu à la mode de Bourgogne (le fils d'un cousin germain de son père) de l'architecte Victor Rubbers[1].
Il fréquente l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles de 1915 à 1919, puis effectue un stage auprès d'Antoine Pompe et Fernand Bodson[2].
S'inscrivant dans le courant moderniste belge[2], il anime dès 1919 la coopérative décorative du centre d'art de Victor Bourgeois et Aimé Declerq, et participe à l'exposition de l'association des architectes de Liège en 1921, au salon bruxellois de La Lanterne sourde en 1923, à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris (il obtient une médaille d'argent) et à la biennale des arts décoratifs de Monza en 1925[3].
Il conçoit des maisons unifamiliales groupées au sein de cités-jardins (entre 1919 et 1926) et de lotissements résidentiels[2].
Il s'associe à l'architecte hollandais Frans Van Der Drift pour une cité-jardin à Schaerbeek restée à l'état de projet[2] mais saluée par Raphaël Verwilghen, et pour une école de bienfaisance à Mont-sur-Marchienne qui obtient le premier prix du concours[3].
Inspiré par les styles d'Antoine Pompe et de Huib Hoste, il réalise ensuite une soixantaine de logements de la cité-jardin du Kapelleveld à Woluwe-Saint-Lambert, à laquelle participent Hoste et Pompe, ainsi que Jean-François Hoeben et Louis Van der Swaelmen[3].
- Maisons cubistes de la cité-jardin du Kapelleveld.
- Avenue de la Lesse no 10 et 8.
- Avenue de la Semoy no 58
- Avenue du Bois Jean no 34.
Il signe plusieurs habitations privées, collectives et individuelles, avec Frans Van Der Drift puis seul[3].
Il est membre de la Société belge des urbanistes architectes modernistes (SBUAM), dont il est trésorier de 1923 à 1928 et membre du comité directeur jusqu'en 1954[3].