Villa romaine de Vaesrade

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Villa romaine de Vaesrade
Image illustrative de l’article Villa romaine de Vaesrade
Maquette de la villa exposée au Thermenmuseum de Heerlen.
Localisation
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Province Province de Limbourg (Pays-Bas)
Commune Beekdaelen
Village Vaesrade
Protection Rijksmonument n°45418
Coordonnées 50° 56′ 01″ nord, 5° 54′ 27″ est
Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas
(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Villa romaine de Vaesrade
Villa romaine de Vaesrade

La villa romaine de Vaesrade, également connue sous les noms de Villa Nuth-Vaesrade, Vaesrade-Thull ou Thull-Zandberg(se)weg, est un site archéologique abritant les vestiges d'une villa romaine près du village de Vaesrade, dans la commune de Beekdaelen, province néerlandaise du Limbourg. Datant du IIe siècle apr. J.-C., cette villa de type « villa rustica » est l'un des soixante ensembles de villas romaines (partiellement) mis au jour sur les sols loessiques du sud du Limbourg[1],[Note 1]. Le site est classé monument national depuis 1983[3].

La villa était située dans un champ à l'angle des chemins Zandbergweg et Reulingsweg, dans une zone connue localement sous le nom d'« Op de Reulinck », juste au nord du village de Vaesrade et à l'est du hameau de Thull. Le complexe de la villa se trouvait sur une partie élevée du plateau de Doenrade, à environ 1 km à l'est du ruisseau Geleenbeek. Un chemin de 3 à 4 mètres de large menait de la villa à la vallée de Geleenbeek[4].

La villa était située à environ 7 km au nord de la Via Belgica, importante voie militaire reliant Tongres (Atuatuca Tungrorum) à Cologne (Colonia Claudia Ara Agrippinensium) en passant par Maastricht (Trajectum ad Mosam) et Heerlen (Coriovallum). À quelques kilomètres à l'est se trouvait une autre voie importante, celle reliant Aix-la-Chapelle (Aquae Granni) à Xanten (Colonia Ulpia Traiana). À environ 1 à 2 km à l'ouest se trouvait la villa romaine Nuth-Reimersbeek. À une distance similaire au sud se trouvait la villa romaine Hoensbroek-Schuureik[5].

Histoire

En 1870, le site fut exploré pour la première fois par le prêtre et archéologue amateur Jozef Habets, accompagné de son ami le recteur Crousen de Vaesrade. Des fondations en marne furent découvertes. Habets conclut qu'il s'agissait d'une villa romaine détruite par un incendie. Parmi les tessons de poterie, les fragments de tuiles, les dalles et les tuiles de toit, ils trouvèrent un fragment de vase portant l'inscription IACIANII. D'après les inscriptions sur les tuiles de toit, Habets pensa pouvoir déduire que les mêmes tuiles avaient été utilisées à la villa de Vaesrade qu'à la Villa Onderste Herkenberg (nl), près de Meerssen, où il menait des fouilles depuis 1865[4].

En 1932-1933, une nouvelle campagne de fouilles fut menée sous la direction du jeune archéologue Wouter C. Braat (1903-2000) du Musée national des antiquités de Leyde. Des fondations et des fragments de poterie furent de nouveau mis au jour, principalement des tessons d'ustensiles à parois rugueuses, tels que des pots de cuisine, des bols à moudre, des pieds de coupe peints à pointes et un fragment de coupe à écailles peinte en rouge. Une tombe romaine fut également découverte à environ 400 à 500 mètres à l'ouest de la villa, sur le Thullenerheide. Lors de la libération du Limbourg méridional par l'armée américaine en septembre 1944, plusieurs fosses funéraires furent fortuitement exhumées dans ce secteur. Les habitants purent y récupérer quelques petits bols et coupes en terra sigillata[4].

Pour une exposition sur la Via Belgica présentée au Thermenmuseum de Heerlen et au Bonnefantenmuseum de Maastricht, l'étudiant en lettres classiques et en archéologie de Groningen, Martin de Leeuw, a réalisé deux maquettes ajourées de la villa de Vaesrade en 1987. L'une d'elles est exposée en permanence dans le hall du Thermenmuseum[6].

Description

La villa était un exemple typique de ferme de taille moyenne dans cette partie de l'Empire romain. Le bâtiment principal, construit en chaux locale de Kunrader, présentait un plan rectangulaire d'environ 30 × 20 m. Il était doté d'un portique, une colonnade ouverte et couverte, en façade. Deux pavillons ou tours d'angle légèrement en saillie se situaient aux angles. L'intérieur se composait d'un espace carré central d'environ 9 × 10 m, une sorte d'atrium, probablement entièrement couvert. Au centre de cet espace se trouvait une cheminée, dont les vestiges ont été retrouvés. À gauche de ce grand espace se trouvaient probablement plusieurs salles de bains : un caldarium, un tepidarium et un frigidarium. Les deux premières étaient équipées d'un hypocauste, un système de chauffage par le sol. De l'autre côté de l'espace central se trouvaient quatre pièces. À l'arrière se trouvait une étable, qui s'étendait sur toute la longueur du bâtiment. Derrière la tour d'angle gauche se trouvait l'écurie[4]. La disposition et l'identification supposées des pièces, publiées par Braat en 1934 dans un article de quatre pages avec un plan de fouilles détaillé, peuvent être remises en question un demi-siècle plus tard[7].

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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