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Villers-Écalles

commune française du département de la Seine-Maritime From Wikipedia, the free encyclopedia

Villers-Écalles est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Villers-Écalles
Villers-Écalles
Blason de Villers-Écalles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité CC Caux-Austreberthe
Maire
Mandat
Valérie Granlin
2026-2032
Code postal 76360
Code commune 76743
Démographie
Population
municipale
1 698 hab. (2023 en évolution de −3,96 % par rapport à 2017)
Densité 229 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 22″ nord, 0° 55′ 13″ est
Altitude Min. 21 m
Max. 119 m
Superficie 7,41 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Barentin
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Barentin
Législatives 5e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
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Villers-Écalles
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Villers-Écalles
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Villers-Écalles
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Villers-Écalles
Liens
Site web http://www.villers-ecalles.fr
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Elle appartient à une agglomération d'environ 20 000 habitants en 2013, l'unité urbaine de Barentin.

Elle fait partie de l'intercommunalité de CC-Austreberthe avec Pavilly (siège), Barentin, Blacqueville, Bouville, Émanville, Goupillières, Limésy, Sainte-Autreberthe[1].

Géographie

Localisation

Commune du Rouennais voisine de Barentin, et de Pavilly, Villers-Écalles est située entre Rouen et Yvetot.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Austreberthe[2],[Carte 1].

L'Austreberthe, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Sainte-Austreberthe et se jette dans la Seine à Duclair, après avoir traversé sept communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Austreberthe sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Paër. Le débit moyen mensuel est de 1,73 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 11,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 18,7 m3/s, atteint le [4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Villers-Écalles[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jumièges à 14 km à vol d'oiseau[11], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 843,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Villers-Écalles est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Barentin[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[16]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), forêts (21,7 %), prairies (14,5 %), zones urbanisées (13,8 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

La commune de la vallée de l'Austreberthe est dominée par le viaduc de l’Austreberthe ouvrage majeur de 480 m du prolongement concédé de l'autoroute A150 entre Barentin et Yvetot entrée en service début .

Un échangeur de cette autoroute donne un accès aisé à Villers-Écalles.

Toponymie

Villers, attesté sous une forme latinisée Villaris vers 1023, d’après le bas-latin villare, domaine[20]. Jadis « Villers-Chambellan », en usage jusqu'à la Révolution française, car les seigneurs de Tancarville qui le tenaient en fief, avaient la charge de chambellans héréditaires du duc de Normandie.

Écalles, Escalis (XIIe siècle) de skáli, terme norrois ou de scala son équivalent vieil-anglais, signifiant habitation secondaire, à l'accusatif pluriel. cf. Scales, Grande-Bretagne et Escalles (Pas-de-Calais). Jadis Escalles-sur-Villers.

Les deux anciennes communes ont fusionné.

Histoire

Les premières traces d’occupation humaine sur le territoire remontent à l’époque gallo-romaine. À la fin du XIXe siècle, des sépultures et des objets datant des IVe et Ve siècles y ont été découverts. Au IXe siècle, un château fort est attesté sur une butte encore visible aujourd’hui. En 1137, un seigneur de Tancarville, en conflit avec son suzerain, perd ses biens, dont le château de Villers. Un second château est reconstruit au XVe siècle au même emplacement, avant d’être détruit en 1776.

Au fil du temps, par regroupement de fiefs et d’enclaves, se constituent deux entités distinctes : Villers-le-Chambellan, située dans la vallée, et Écalles-sur-Villers[21], implantée sur le plateau. Un projet de réunion des deux communes apparaît dès 1804. En 1816, une école est ouverte sous l’impulsion de l’administration d’Écalles-sur-Villers, accueillant également les enfants de Villers-le-Chambellan.

La fusion des deux communes est officialisée en 1831, donnant naissance à Villers-Écalles, nom formé à partir de chacune des anciennes entités anciennement Villers-sous-Barentin[22] au cours de la Révolution française. Le premier conseil municipal de la commune unifiée se tient le .

Au XIXe siècle, la commune connaît un développement industriel important, notamment grâce à l’essor des activités de filage et de tissage dans la vallée de l’Austreberthe, où s’implantent plusieurs manufactures textiles. L’une de ces usines sera occupée, à la fin du XXe siècle, par les sociétés Burroughs et Unisys.

Par ailleurs, Villers-Écalles disposait d’une gare sur la ligne ferroviaire de Barentin à Caudebec-en-Caux, en service de à 1949, facilitant les déplacements des habitants et le développement économique local.

Sur le plan administratif, la commune a été rattachée au canton de Duclair jusqu’en 1967, puis à celui de Pavilly. Depuis le redécoupage territorial du , elle appartient désormais au canton de Barentin.

Politique et administration

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1852   J. Baudry    
  30 mars 1925 Jean Prévost   Industriel
1925 1934 Gaston Rouse    
1934 1936 Henri Hautot    
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1975 Georges Leroux    
1975 1980 Pierre Bodin   Professeur
Démissionnaire
1980 1989 Albert Bourdeau DVG Retraité agricole
1989 2001 Albert Coeugniet   Employé de la DDE
2001 2026 Jean-Christophe Emo   Professeur des écoles
Réélu pour le mandat 2020-2026[23],[24]
2026 en cours
(au 21/04/2026)
Valérie Granlin    
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Jumelages

Équipements et services publics

Eau et déchets

Espaces publics

Enseignement

Postes et télécommunications

Santé

Justice, sécurité, secours et défense

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].

En 2023, la commune comptait 1 698 habitants[Note 7], en évolution de −3,96 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
305360345266159513567822771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
771796826760820815894888938
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9869401 0211 008897943862852846
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8211 0351 1641 6931 7771 7811 8191 8241 792
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
1 7681 7161 698------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

Sport

Artistique et culturelle

  • Art vivant : Burlesque ME
  • Musique : Musique Emotions
  • Culturelle :
    • A.C.V.E – Association Culturelle Villers-Écalles
    • Comité de jumelage
  • Radio : Horizon
  • Travaux manuels : Les mains agiles

Humanitaire et sociale

  • Humanitaire : E.L.R.E. - Enfants Lao les Rizières de l’Espoir : aider les enfants et les familles du village de Ban Vang Mao au Laos
  • Enfance : R.E.V.E – Relais Enfance de Villers-Écalles
  • Anciens combattants : Association du souvenir
  • Anciens élèves : Association des Anciens élèves et amis des écoles de Villers-Écalles
  • Santé : CAPITAL S Santé, Sérénité & Soutien
  • Formation : Asso Récré&Cie
  • Aire de jeu

Vie associative

Cultes

Médias

  • Radio : Horizon

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises et commerces

Ferrero a installé sa fabrique de Nutella et de Kinder Bueno dans ce village[29]. En 1959, Ferrero s'implante en France en rachetant par sa filiale Dulcea SA l'ancienne usine textile Prevost & Grenier située à Villers-Écalles. La production débute en 1960 avec des Mon Chéri. Elle produit un quart de la production mondiale de Nutella, la pâte à tartiner composée à 56,3% de sucre et à 30,9% de matière grasse, avec 800 000 pots par jour en 2013 et 600 000 en 2019[30].

Il s'agit de la plus grosse usine de production de Nutella au monde[31] du groupe Ferrero qui compte un total 22 sites de production et plus de 30 000 employés.

  • Marché local en plein air
  • Boulangerie : Au fournil de Villers

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Lieux

Monuments

  • Église Saint-Jean-Baptiste, elle a été reconstruite par l'architecte Jacques Eugène Barthélémy vers 1863 pour remplacer l'église du XVIe siècle détruite.
  • La chapelle du Sacré-Cœur[32], couramment appelée « Ferrero », représente un témoignage architectural particulier au cœur de la commune de Villers-Écalles, en Seine-Maritime. Construite afin de répondre aux besoins spirituels d’une population ouvrière en pleine expansion lors du développement industriel de la vallée de l’Austreberthe, elle illustre l’enracinement profond de la foi catholique dans le paysage normand. Son architecture sobre, s’inscrit dans les traditions locales du département et a longtemps constitué un lieu de rassemblement pour les familles de Villers-Écalles. Au-delà de sa vocation religieuse, cet édifice a également joué un rôle social majeur, structurant la vie de la communauté tout au long du XXe siècle. Intégrée au patrimoine religieux normand, la chapelle témoigne de la capacité d’adaptation des paroisses rurales face aux évolutions de la société contemporaine.
  • Monument aux morts (1922)[33].
  • Mémorial des Aviateurs.
  • Hôtel de ville.

Personnalités liées à la commune

Jumelage

Héraldique

Les armes de la commune de Villers-Écalles se blasonnent ainsi :

De gueules à la roue de moulin accompagnée en chef de deux abeilles, le tout d’or, à la champagne cousue d’azur chargée de deux poissons d’argent rangés en fasce.

Pour approfondir

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Bibliographie

  • Daniel Delattre, La Seine-Maritime, les 745 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 344 p. (ISBN 978-2364640238, OCLC 53292170), p. 324

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

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