Villers-Écalles
commune française du département de la Seine-Maritime
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Villers-Écalles est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
| Villers-Écalles | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Rouen | ||||
| Intercommunalité | CC Caux-Austreberthe | ||||
| Maire Mandat |
Valérie Granlin 2026-2032 |
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| Code postal | 76360 | ||||
| Code commune | 76743 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 698 hab. (2023 |
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| Densité | 229 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 32′ 22″ nord, 0° 55′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 21 m Max. 119 m |
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| Superficie | 7,41 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Barentin (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Rouen (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Barentin | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Seine-Maritime | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.villers-ecalles.fr | ||||
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Elle appartient à une agglomération d'environ 20 000 habitants en 2013, l'unité urbaine de Barentin.
Elle fait partie de l'intercommunalité de CC-Austreberthe avec Pavilly (siège), Barentin, Blacqueville, Bouville, Émanville, Goupillières, Limésy, Sainte-Autreberthe[1].
Géographie
Localisation
Commune du Rouennais voisine de Barentin, et de Pavilly, Villers-Écalles est située entre Rouen et Yvetot.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Austreberthe[2],[Carte 1].
L'Austreberthe, d'une longueur de 18 km, prend sa source dans la commune de Sainte-Austreberthe et se jette dans la Seine à Duclair, après avoir traversé sept communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Austreberthe sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Paër. Le débit moyen mensuel est de 1,73 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 11,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 18,7 m3/s, atteint le [4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jumièges à 14 km à vol d'oiseau[11], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 843,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Villers-Écalles est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Barentin[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[16]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), forêts (21,7 %), prairies (14,5 %), zones urbanisées (13,8 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports
La commune de la vallée de l'Austreberthe est dominée par le viaduc de l’Austreberthe ouvrage majeur de 480 m du prolongement concédé de l'autoroute A150 entre Barentin et Yvetot entrée en service début .
Un échangeur de cette autoroute donne un accès aisé à Villers-Écalles.
Toponymie
Villers, attesté sous une forme latinisée Villaris vers 1023, d’après le bas-latin villare, domaine[20]. Jadis « Villers-Chambellan », en usage jusqu'à la Révolution française, car les seigneurs de Tancarville qui le tenaient en fief, avaient la charge de chambellans héréditaires du duc de Normandie.
Écalles, Escalis (XIIe siècle) de skáli, terme norrois ou de scala son équivalent vieil-anglais, signifiant habitation secondaire, à l'accusatif pluriel. cf. Scales, Grande-Bretagne et Escalles (Pas-de-Calais). Jadis Escalles-sur-Villers.
Les deux anciennes communes ont fusionné.
Histoire
Les premières traces d’occupation humaine sur le territoire remontent à l’époque gallo-romaine. À la fin du XIXe siècle, des sépultures et des objets datant des IVe et Ve siècles y ont été découverts. Au IXe siècle, un château fort est attesté sur une butte encore visible aujourd’hui. En 1137, un seigneur de Tancarville, en conflit avec son suzerain, perd ses biens, dont le château de Villers. Un second château est reconstruit au XVe siècle au même emplacement, avant d’être détruit en 1776.
Au fil du temps, par regroupement de fiefs et d’enclaves, se constituent deux entités distinctes : Villers-le-Chambellan, située dans la vallée, et Écalles-sur-Villers[21], implantée sur le plateau. Un projet de réunion des deux communes apparaît dès 1804. En 1816, une école est ouverte sous l’impulsion de l’administration d’Écalles-sur-Villers, accueillant également les enfants de Villers-le-Chambellan.
La fusion des deux communes est officialisée en 1831, donnant naissance à Villers-Écalles, nom formé à partir de chacune des anciennes entités anciennement Villers-sous-Barentin[22] au cours de la Révolution française. Le premier conseil municipal de la commune unifiée se tient le .
Au XIXe siècle, la commune connaît un développement industriel important, notamment grâce à l’essor des activités de filage et de tissage dans la vallée de l’Austreberthe, où s’implantent plusieurs manufactures textiles. L’une de ces usines sera occupée, à la fin du XXe siècle, par les sociétés Burroughs et Unisys.
Par ailleurs, Villers-Écalles disposait d’une gare sur la ligne ferroviaire de Barentin à Caudebec-en-Caux, en service de à 1949, facilitant les déplacements des habitants et le développement économique local.
Sur le plan administratif, la commune a été rattachée au canton de Duclair jusqu’en 1967, puis à celui de Pavilly. Depuis le redécoupage territorial du , elle appartient désormais au canton de Barentin.
Politique et administration
Équipements et services publics
Eau et déchets
- Déchetterie ouverte aux membres de la CC Caux-Austreberthe.
Espaces publics
Enseignement
Postes et télécommunications
Santé
Justice, sécurité, secours et défense
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].
En 2023, la commune comptait 1 698 habitants[Note 7], en évolution de −3,96 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
- Salle Pasteur
- Salle André-Raimbourg
Sports et loisirs
Sport
Artistique et culturelle
- Art vivant : Burlesque ME
- Musique : Musique Emotions
- Culturelle :
- A.C.V.E – Association Culturelle Villers-Écalles
- Comité de jumelage
- Radio : Horizon
- Travaux manuels : Les mains agiles
Humanitaire et sociale
- Humanitaire : E.L.R.E. - Enfants Lao les Rizières de l’Espoir : aider les enfants et les familles du village de Ban Vang Mao au Laos
- Enfance : R.E.V.E – Relais Enfance de Villers-Écalles
- Anciens combattants : Association du souvenir
- Anciens élèves : Association des Anciens élèves et amis des écoles de Villers-Écalles
- Santé : CAPITAL S Santé, Sérénité & Soutien
- Formation : Asso Récré&Cie
- Aire de jeu
Vie associative
Cultes
Médias
- Radio : Horizon
Économie
Revenus de la population et fiscalité
Emploi
Entreprises et commerces
Ferrero a installé sa fabrique de Nutella et de Kinder Bueno dans ce village[29]. En 1959, Ferrero s'implante en France en rachetant par sa filiale Dulcea SA l'ancienne usine textile Prevost & Grenier située à Villers-Écalles. La production débute en 1960 avec des Mon Chéri. Elle produit un quart de la production mondiale de Nutella, la pâte à tartiner composée à 56,3% de sucre et à 30,9% de matière grasse, avec 800 000 pots par jour en 2013 et 600 000 en 2019[30].
Il s'agit de la plus grosse usine de production de Nutella au monde[31] du groupe Ferrero qui compte un total 22 sites de production et plus de 30 000 employés.
- Marché local en plein air
- Boulangerie : Au fournil de Villers
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Lieux
- Voie Claude Lemesle (voie verte)
- CERT - Centre Eau Risque et Territoire (lieu de sensibilisation aux risques d'inondation)
- Salle André-Raimbourg
- Salle Pasteur
Monuments
- Église Saint-Jean-Baptiste, elle a été reconstruite par l'architecte Jacques Eugène Barthélémy vers 1863 pour remplacer l'église du XVIe siècle détruite.
- La chapelle du Sacré-Cœur[32], couramment appelée « Ferrero », représente un témoignage architectural particulier au cœur de la commune de Villers-Écalles, en Seine-Maritime. Construite afin de répondre aux besoins spirituels d’une population ouvrière en pleine expansion lors du développement industriel de la vallée de l’Austreberthe, elle illustre l’enracinement profond de la foi catholique dans le paysage normand. Son architecture sobre, s’inscrit dans les traditions locales du département et a longtemps constitué un lieu de rassemblement pour les familles de Villers-Écalles. Au-delà de sa vocation religieuse, cet édifice a également joué un rôle social majeur, structurant la vie de la communauté tout au long du XXe siècle. Intégrée au patrimoine religieux normand, la chapelle témoigne de la capacité d’adaptation des paroisses rurales face aux évolutions de la société contemporaine.
- Monument aux morts (1922)[33].
- Mémorial des Aviateurs.
- Hôtel de ville.
Personnalités liées à la commune
Jumelage
Héraldique
Les armes de la commune de Villers-Écalles se blasonnent ainsi : De gueules à la roue de moulin accompagnée en chef de deux abeilles, le tout d’or, à la champagne cousue d’azur chargée de deux poissons d’argent rangés en fasce. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre, La Seine-Maritime, les 745 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 344 p. (ISBN 978-2364640238, OCLC 53292170), p. 324
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Villers-Écalles sur le site de l'Institut géographique national
- « Dossier complet : Commune de Villers-Écalles (76463) », Recensement général de la population de 2017, INSEE, (consulté le ).
- « Villers-Écalles »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

