Villes de la Somme
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La désignation « villes de la Somme » est le nom donné, au XVe siècle, aux places fortes défendant le cours de la Somme qui étaient, de fait, la frontière nord du royaume de France depuis le traité d'Arras de 1435. Cependant, certaines de ces places fortes avaient déjà été remises, dès 1418, à Philippe le Bon, futur duc de Bourgogne, en garantie de la dot de son épouse Michelle de France, fille du roi Charles VI, et confirmées à ce même Philippe, devenu duc de Bourgogne, après le traité de Troyes du .
Ces places fortes revêtaient une position stratégique essentielle, car situées dans le nord de la France et au sud des Pays-Bas bourguignons ; elles représentaient une ligne de défense — ou d'attaque — naturelle pour celle des deux entités politiques, France ou État bourguignon, les possédant. Ces villes étaient de l'amont vers l'aval :
- Saint-Quentin,
- Ham (non-incluse dans le traité d'Arras de 1435),
- Péronne,
- Bray-sur-Somme (non-incluse dans le traité d'Arras de 1435),
- Corbie,
- Amiens,
- Picquigny,
- Abbeville,
- Le Crotoy,
- Saint-Valery-sur-Somme;
auxquelles il convient d'ajouter[Note 1]:
Crèvecœur-sur-l'Escaut et Mortagne-du-Nord, incluses dans le traité d'Arras de 1435, ne sont pas situées sur la Somme ou à proximité : elles sont situées aujourd’hui dans le département du Nord[Note 2],[Note 3].
Les villes de la Somme du Traité d'Arras (1435) ; en italiques les villes non-incluses dans le traité |