Vincent Lapierre
reporter français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Vincent Lapierre, né en à Saint-Martin-d'Hères (Isère), est un vidéaste et reporter politique français.
Université Grenoble-Alpes
| Rédacteur en chef Le Média Pour Tous (d) |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Pseudonyme |
Librepenseur007 |
| Nationalité | |
| Formation |
Centre de Recherche en Économie de Grenoble (d) Université Grenoble-Alpes |
| Activités |
| Membre de |
Égalité et Réconciliation (jusqu'en ) Le Média Pour Tous (d) () |
|---|---|
| Mouvement |
Extrême droite |
| Directrice de thèse |
Chantal Euzéby (d) |
| Site web |
Après avoir travaillé pour l'association Égalité et Réconciliation d'Alain Soral de à , il cesse sa collaboration avec elle pour créer le site Le Média pour tous, dont il est le rédacteur en chef. Plusieurs médias et observateurs le situent dans la mouvance souverainiste ou à l'extrême droite de l'échiquier politique français.
Biographie
Formation et débuts
Vincent Lapierre naît le à Saint-Martin-d'Hères[1], [2], il étudie l'économie à l'université Grenoble-Alpes. Il soutient en une thèse sur l'accès à la santé dans le cadre de la pauvreté en Colombie et au Venezuela[3],[4],[5].
Il commence son activité journalistique par des reportages et des analyses sur Dailymotion. L'une de ses vidéos, où il dénonce un montage trompeur d'un discours d'Hugo Chavez par l'AFP, oblige l'agence de presse à publier une nouvelle traduction[6],[7].
Engagements médiatiques et collaborations (2012–2018)
À partir de fin , il commence à se rapprocher de l'association d'extrême droite Égalité et Réconciliation[8], organisation politique fondée par Alain Soral.
Entre et , il collabore avec cette structure en réalisant des reportages de terrain et des micro-trottoirs sur différents sujets politiques et sociaux. Il quitte l'association en juillet 2018[9].
Il entretient également des relations avec l'humoriste Dieudonné et reçoit trois « Quenelles d'or » entre 2016 et 2018[4].
Création du Média pour tous et couverture des gilets jaunes (2018-2019)
En juillet 2018, Vincent Lapierre cofonde avec son équipe Le Média pour tous, un média se présentant comme alternatif aux médias traditionnels et revendiquant une ligne éditoriale centrée sur des thématiques dites « populaires ». Selon le journaliste Paul Conge, ce projet s’inscrit dans une continuité idéologique avec les activités antérieures de Lapierre au sein d’Égalité et Réconciliation. Le Média pour tous consacre notamment une partie de ses contenus aux mouvements antifascistes et à la Ligue de défense juive[10].
En , Vincent Lapierre couvre le mouvement des Gilets jaunes à travers des reportages réalisés au sein des manifestations[11]. Il suit plus d'une vingtaine de rassemblements et donne régulièrement la parole aux manifestants dans ses vidéos[12]. Ses contenus sont relayés par certaines figures du mouvement, dont Éric Drouet, qui en fait l'un de ses médias privilégiés avec Brut[4].
Le 2 février 2019, lors d'une manifestation à Toulouse, il est agressé physiquement par plusieurs individus qu'il identifie comme appartenant aux « black blocs »[13].
En juin 2021, Vincent Lapierre déclare à Libération qu’il n’existe « plus aucun lien, ni humain ni idéologique, entre notre média et E&R », qu’il considère « comme ce qui se fait de pire sur le Web »[3].
Réceptions médiatiques et controverses
Ses positions, qualifiées d’extrême droite dans plusieurs analyses, ont parfois conduit Vincent Lapierre et son équipe à recevoir un accueil hostile lors de manifestations qu’ils couvrent, allant jusqu’à leur expulsion[4],[14]. La création de ce média a également suscité des critiques d’Alain Soral, qui estime y voir une dérive « sioniste » de Lapierre[9], ainsi qu’un passage à un « journalisme non-militant »[11].
En , Libération qualifie également Le Média pour tous de « toujours très hostile envers Emmanuel Macron et son gouvernement », d'« europhobe » avec « un discours typique du conspirationnisme ». Interrogé à cette occasion, Vincent Lapierre conteste être d'extrême droite et affirme être proche « d’un certain souverainisme : de gauche sur les questions économiques et sociales et plutôt conservateur ou progressisto-critique sur certaines questions sociétales »[3].
Selon Conspiracy Watch, Vincent Lapierre s’inscrit dans la mouvance conspirationniste dite de la « Dissidence ». Le site estime qu’avant le , ses positions ne se distinguaient pas nettement de certaines thèses associées à Alain Soral, avant une vidéo publiée à cette date sur YouTube dans laquelle il critique certaines analyses complotistes liées à la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, Conspiracy Watch relève qu’il a rendu hommage en octobre 2018 à Robert Faurisson, qualifié de négationniste[15].
Ouvrages et publications
- Hugo Chávez : anthologie des discours, Saint-Denis, Éditions Kontre Kulture, coll. « Collection dirigée par Alain Soral », , 532 p. (ISBN 978-2-36725-094-6)
- Hugo Chávez : la patrie au cœur : biographie, Saint-Denis, Éditions Kontre Kulture, coll. « Collection dirigée par Alain Soral », , 443 p. (ISBN 978-2-36725-093-9)
- Hugo Chávez : biographie et discours (préf. Jean Lassalle), Paris, Éditions Jeanne, , 1 008 p. (ISBN 978-2-491643-00-3)