Vincent de Pirmil
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Vincent de Pirmil, mort le , est archevêque de Tours de 1257 à sa mort.
Selon Ambroise Ledru, Vincent de Pirmil, ou Vincent de Pilenis, est vraisemblablement originaire du faubourg de Nantes appelé Pirmil et non de Pirmil, actuelle commune de la Sarthe[1] et n'est pas chanoine du Mans avant de devenir archevêque de Tours[2]. Il devient archevêque de Tours en 1257, succédant à l'archevêque Philippe[3].
Il préside deux conciles provinciaux. Le premier à lieu à Nantes en 1264[3]. Réuni simultanément par l'archevêque de Tours et les autres évêques de la province ecclésiastique[4], il est daté du , ne comporte que neuf canons, qui concernent les abus du système des bénéfices, les obligations des ecclésiastiques et la défense de leurs privilèges[5]. Ses sources ne sont pas les conciles provinciaux précédents, mais des conciles généraux, comme troisième concile du Latran de 1179, le quatrième concile du Latran de 1215 et le premier concile de Lyon de 1245[6].
Le second concile provincial réuni par Vincent de Pirmil a lieu à Château-Gontier en 1268[3]. Son dernier canon en donne la date, le . Il se limite aussi à neuf canons, sur les libertés ecclésiastiques et l'administration des monastères[7].
Vincent de Pirmil dédicace l'église Notre-Dame-des-Bonnes-Nouvelles du couvent des jacobins de Tours[8],[9].
Il accompagne le roi Louis IX à la huitième croisade mais tombe malade en chemin et meurt à Naples[8] le [3]. Son corps est rapatrié et enterré dans l'église des jacobins qu'il a dédicacée. Sa tombe y est retrouvée en 1892[8],[9]. Jean de Montsoreau lui succède comme archevêque de Tours[3].
Il subsiste un sceau de Vincent de Pirmil, appendu à une charte de 1267. L'archevêque est représenté assis sur un trône, crossé, mitré et bénissant. Le contre-sceau montre saint Maurice, représenté en chevalier[10],[11],[12],[13]. En effet, il est un des saints patrons de la cathédrale Saint-Gatien de Tours[12]. Léon Palustre attribue aussi à Vincent de Pirmil une crosse en cuivre doré, probablement épiscopale, trouvée en 1883 dans l'église des jacobins[14]. Selon Ambroise Ledru, c'est par erreur qu'on lui assigne également des armes représentées sur les vitraux des cathédrales du Mans et de Tours[15].
Notes et références
- ↑ Ledru 1905, p. 116.
- ↑ Ledru 1905, p. 114.
- 1 2 3 4 5 Carré de Busserolle 1883, p. 81.
- ↑ Avril 1987, p. 66.
- ↑ Avril 1987, p. 224.
- ↑ Avril 1987, p. 225.
- ↑ Avril 1987, p. 232.
- 1 2 3 Guy-Marie Oury, « Le couvent des jacobins de Tours au Moyen Âge », Bulletin de la société archéologique de Touraine, t. 38, , p. 681-691 (lire en ligne).
- 1 2 Claire Mabire La Caille, « Évolution des enclos conventuels des mendiants à Tours (XIIIe – XVIIIe siècle) », dans Recherches sur Tours, vol. 1, Tours, Laboratoire d'archéologie urbaine, coll. « Supplément à la Revue archéologique du centre de la France », , 150 p. (lire en ligne), p. 13–72.
- ↑ Louis Douët d'Arcq, Collection de sceaux, t. 2, Paris, Plon, coll. « Inventaires et documents publiés par ordre de l'empereur », (lire en ligne), p. 477.
- ↑ Ledru 1905, p. 118.
- 1 2 Esther Dehoux, Saints guerriers : Georges, Guillaume, Maurice et Michel dans la France médiévale (XIe – XIIIe siècle), Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-3334-9 et 978-2-7535-5954-7, DOI 10.4000/books.pur.51483, lire en ligne), p. 49, 69, 266.
- ↑ « Vincent de Pilenis », sur base Sigilla (consulté le ).
- ↑ Léon Palustre, « La crosse des jacobins », Bulletin de la société archéologique de Touraine, vol. 6, 1883-1885, p. 378-380 (lire en ligne).
- ↑ Ledru 1905, p. 116-117.
Voir aussi
Bibliographie
- Joseph Avril, Les conciles de la province de Tours (Concilia provinciae Turonensis) (XIIIe – XVe siècles). Textes édités, Paris, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, coll. « Sources d'histoire médiévale » (no 20), , 506 p. (lire en ligne).
- Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. V, Tours, Société archéologique de Touraine, coll. « Mémoires de la société archéologique de Touraine » (no 31), (lire en ligne), p. 81.
- Ambroise Ledru, « Note sur Vincent de Pirmil, archevêque de Tours (1257 à 1270) », La Province du Maine, vol. 13, , p. 113-118 (lire en ligne).