Virginia Boccabadati

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Surnom Virginia Boccabadati
Naissance
Modène
Décès (à 94 ans)
Turin
Activité principale Soprano
Virgnia GazzuoliVirginia Boccabadati
Description de cette image, également commentée ci-après
Gravure à Rome, automne 1850[1]
Surnom Virginia Boccabadati
Naissance
Modène
Décès (à 94 ans)
Turin
Activité principale Soprano
Style
Maîtres Luigia Boccabadati, Gaetano Donizetti

Virginia Gazzuoli, se faisant appeler Virginia Boccabadati (du nom de sa mère), née à Modène le , décédée à Turin le , est une cantatrice italienne qui s'est produite au milieu du XIXe siècle.

Fille cadette de Luigia Boccabadati, elle étudie le chant dès sa jeunesse auprès de sa mère et commence brillamment sa carrière à Palerme en 1847 dans le rôle titre de Linda di Chamounix de Donizetti[2]. Elle se marie très jeune au comte Carignani et participe avec son mari aux Cinq journées de Milan en 1848 : ils y sont vus portant leur carrosse sur une barricade[3].

Les événements politiques l'écartent de la scène pendant quelque temps, et elle ne revient chanter qu'en 1850, au Teatro della Pergola de Florence[2], dans I masnadieri de Verdi. Elle chante souvent avec son beau-frère le baryton Felice Varesi[4]. En 1852 elle se produit au Théâtre italien de Paris (où elle revient en 1855 et 1856)[2]. Parmi les succès de sa carrière, il faut mentionner son rôle dans Rigoletto et dans la Traviata, pour lequel Verdi lui-même l'avait suggérée à la direction du Teatro La Fenice comme idéale pour le rôle de Violetta lors de la première de l'opéra[5]. Ensuite, cependant, elle dit elle-même préférer les compositions de Bellini et de Donizetti[6]. Spécialisée dans le répertoire lyrique léger, elle a su s'imposer aussi dans d'autres rôles plus dramatiques[2].

Après un souci de santé qui lui change la voix, elle se consacre davantage à l'enseignement, et après la mort de son mari, accepte la place de professeur de chant que lui propose Carlo Pedrotti au Liceo Musicale de Pesaro. Elle publie là, en 1893, ses Osservazioni pratiche per lo studio del canto[7], opuscule qui présente la technique de chant de sa mère et mentionne les rapports amicaux avec Donizetti. Parmi ses élèves, on note Celestina Boninsegna et Maria Farneti (it)[2].

Elle se retire dans sa vieillesse au Regio convitto delle vedove e nubili di civile condizione de Turin, où elle meurt presque centenaire[6].

Interprétations

Rôles créés

Autres

Références

Bibliographie

Liens externes

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