Virginy
commune française du département de la Marne
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Virginy est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.
| Virginy | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Marne |
| Arrondissement | Châlons-en-Champagne |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Argonne Champenoise |
| Maire Mandat |
Joël Baty 2020-2026 |
| Code postal | 51800 |
| Code commune | 51646 |
| Démographie | |
| Gentilé | Virginiens, Virginiennes |
| Population municipale |
82 hab. (2023 |
| Densité | 6,7 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 10′ 36″ nord, 4° 45′ 39″ est |
| Altitude | Min. 122 m Max. 200 m |
| Superficie | 12,28 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Sainte-Menehould (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Argonne Suippe et Vesle |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Tourbe, le Pretre, le Fossé 01 de la commune de Virgny, divers bras de la Tourbe et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].
La Tourbe, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Somme-Tourbe et se jette dans divers bras de la Tourbe à Servon-Melzicourt, après avoir traversé dix communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montcheutin à 14 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Virginy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), prairies (5,4 %), forêts (3,6 %), zones urbanisées (2,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Avergineium (1176) ; Avergeneium, Vergeneium (1220) ; Avergini (1230) ; Averginium (1239) ; Averginey (1302) ; Averginei (1311) ; Avergigney (1312) ; Averg[i]neyum (1303-1312) ; Avergini (1313) ; Aversignys (1346) ; Averginy (1390) ; Avergigny (1391) ; Awergignei (XIVe siècle)[17].
Peut-être du latin arvigena « agriculteur », devenu un nom de personne roman, + -acum[18].
Histoire
Au Moyen Âge, l'abbaye de Moiremont y avait des biens. L'abbé y percevait les grosses dîmes et y avait droit de patronage (de présentation à l’évêque et de nomination d'un desservant de l'église ou paroisse)[19]. Les bergers des environs y célébraient Noël, portant un agneau à la messe de minuit.
Politique et administration
Par décret du , l'arrondissement de Sainte-Menehould est supprimée et la commune est intégrée le à l'arrondissement de Châlons-en-Champagne[20].
Intercommunalité
La commune, antérieurement membre de la communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, est membre, depuis le , de la CC de l'Argonne Champenoise.
En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [21], cette communauté de communes de l'Argonne Champenoise est issue de la fusion, au , de :
- la communauté de communes du Canton de Ville-sur-Tourbe ;
- de la Communauté de communes de la Région de Givry-en-Argonne ;
- et de la Communauté de communes de la Région de Sainte-Menehould.
Les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont ont également rejoint l'Argonne Champenoise à sa création[22].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].
En 2023, la commune comptait 82 habitants[Note 4], en évolution de −2,38 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
L'église Saint-Martin date à l'origine de la fin du XIIIe siècle[29]. Après la Première Guerre mondiale, elle est reconstruite et conserve la statue en bois de Notre-Dame des Tranchées, dans les plis de laquelle les Poilus écrivirent des prières (voir aussi le vitrail où est figurée la statue au milieu des Poilus).
Personnalités liées à la commune
- Jean Buvat, (1660-1729), bibliothécaire du roi, est probablement né à Virginy (à vérifier car le Dictionnaire biographique précise né à Châlons-en-Champagne), on lui doit le Journal de la Régence 1715-1723, et peut être d'avoir décelé un complot grâce à son activité de copiste sous la Régence.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Virginy sur le site de l'Institut géographique national
- Virginy sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
