Vitrail des saintes Marguerite et Catherine

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Partie de
22 verrières figurées (déambulatoire et chapelles rayonnantes), cathédrale de Chartres (baies 0, 1, 2, 4, 5, 7 à 9, 11 à 18, 20, 21, 23, 28 à 30) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Vitrail des saintes Marguerite et Catherine, cathédrale de Chartres (baie 16)
Présentation
Type
Partie de
22 verrières figurées (déambulatoire et chapelles rayonnantes), cathédrale de Chartres (baies 0, 1, 2, 4, 5, 7 à 9, 11 à 18, 20, 21, 23, 28 à 30) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondation
Créateur
InconnuVoir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
verre transparent (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Largeur
2,4 m (maximum (en) y compris)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Objet classé monument historique (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Localisation

Le vitrail des Sainte Marguerite et Catherine est un vitrail gothique de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, situé dans la partie sud du déambulatoire, dans la chapelle des confesseurs.

Il consacre deux registres rapides à la vie de sainte Marguerite, l'essentiel du vitrail (huit registres) étant en réalité consacré à sainte Catherine.

Le vitrail est inscrit aux monuments historiques dès 1840[1].

Composition du vitrail

Chapelle des confesseurs à Chartres. Le vitrail des saintes Marguerite et Catherine est celui de droite.

Le vitrail de 8,90 × 2,18 m est situé derrière une grille dans la petite « Chapelle des confesseurs », la deuxième rencontrée dans le déambulatoire sud de la cathédrale Notre-Dame de Chartres; dans laquelle il occupe la position de centre droit. Il s'inscrit dans une lancette de style gothique. Il est numéroté 016 dans le Corpus vitrearum. Il partage cette chapelle avec quatre autres lancettes : Saint Thomas Becket (à sa droite), Saint Nicolas (centre), Saint Rémi, (gauche) et une grisaille (extrême gauche).

L'identification de la famille donatrice permet de dater ce vitrail entre 1220 et 1227, dans le premier quart du XIIIe siècle.

La ferronnerie, de structure très simple, comporte onze barlotières horizontales qui définissent onze registres de hauteurs sensiblement égales, et trois verticales, qui délimitent les bordures et deux panneaux carrés par registres.

Motifs des vitraux

Les panneaux historiés sont de format sensiblement carré, et portent chacun un quart de cercle, brisé à mi-parcours par un angle carré. L'assemblage de ces panneaux dessine un motif qui se répète par groupe de deux registres, dessinant alternativement un grand cercle sur deux registre, puis sur les deux registres suivants, deux demi-cercles s'appuyant sur les bordures ; le premier registre (où figurent les donateurs) ne comporte que deux quarts de cercles.

Les panneaux historiés sont dessinés sur fond bleu, la forme des quarts de cercle est donnée par une bordure de deux bandes rouge et bleue et un filet blanc.

Le centre de chaque grand cercle est marqué par un quadrilobe s'étendant sur l'intersection des quatre panneaux, formé au cœur d'un cercle bleu bordé de deux filets orangé et blanc, et d'une croix de quatre pétales ogivaux sur fond rouge portant deux feuilles vertes, bordés d'une bordure bleue portant des motifs de grisaille, et d'un filet jaune.

En haut et en bas de chaque grand cercle, un autre quadrilobe est également posé sur l'intersection des quatre panneaux. Le motif de base en est un losange bleu posé sur une bordure bleue, dont à chaque côté une excroissance florale mord au milieu de sa bordure de filet blanc. Ce centre en losange est complété par quatre demi-cercles posés en croix de Saint-André, à fond rouge bordé d'une bordure bleue et d'un filet blanc, le tout portant un motif floral à trois branches qui mord sur ses deux bordures.

Au centre des demi-cercles, l'intersection des barlotières est ponctué par un cercle à fond rouge bordé de bleu et d'un filet blanc, et chargé d'une feuille de chêne jaune brochant sur le premier filet.

Le fond est constitué d'une résille rouge sur fond bleu. L'intersection des résilles est ponctué par une fleur blanche à quatre pétales. Les intervalles bleu portent au centre un carré rouge décoré en grisaille d'une bordure et d'un motif à quatre pétales ; et sont eux-mêmes décorés en grisaille par une bordure longeant la résille et un trèfle issu du carré rouge central.

La bordure, sur fond bleu bordée de part et d'autre de rouge et de blanc, présente une alternance de cercles et de losanges à fond rouge, bordés d'un filet blanc qui s'ouvre en arrondi à leurs sommets. Ils sont chacun chargés d'un motif végétal, vert pour les losanges et jaune pour les cercles, les motifs sont joints par un filet jaune s'ouvrant en un bouton trilobé sur la bordure blanche du motif suivant.

Thématique : Sainte Catherine et sainte Marguerite

Le culte de ces deux saintes était inexistant en occident chrétien avant le XIIe siècle, il prit de l'ampleur au retour des croisades, où les croisés avaient été en contact avec leurs « légendes » ; et fut par la suite très populaire au Moyen Âge. Leur hagiographie est notamment donnée par Jacques de Voragine dans la Légende dorée, publiée en 1266 — donc pratiquement contemporaine du vitrail.

Les deux saintes ont une histoire relativement parallèle : jeunes femmes brillantes, elles sont en proie à la convoitise de païens qu'elles refusent (préférant le Christ) et tentent de convertir ; elles échouent et sont finalement martyrisées pour n'avoir pas renoncé à leur foi. Dans les deux cas, la « leçon » de l'histoire est donc que malgré toute la science et l'aide spirituelle que l'Esprit-Saint peut donner, la conversion de l'adversaire n'est pas assurée —il conserve sa liberté de pensée— mais la lutte pour la vraie foi est par elle-même la clef du Ciel, indépendamment du succès rencontré.

S'agissant de la Légende dorée, le terme de « légende » doit normalement être pris dans le sens de son origine latine, legenda, « ce qui doit être lu » (sous-entendu : pour connaître ce qui concerne un saint). Sur ce vitrail particulier, ce terme de « légende » peut cependant être compris dans son sens moderne de mythe fondateur, car les récits merveilleux des vies de sainte Catherine et de sainte Marguerite semblent n'avoir aucun fondement historique. Cependant, même si l'existence physique de ces deux saintes est « légendaire » au sens usuel du terme, elles n'en ont pas moins eu une influence réelle sur l'histoire : c'est sur la base des voix des saintes Marguerite et Catherine (et de l'archange Gabriel) que Jeanne d'Arc a reçu sa mission divine de libérer le royaume de France.

Description des panneaux

Notes et références

Voir aussi

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