Vivian Motzfeldt
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Ministre des Affaires étrangères du Groenland | |
|---|---|
| depuis le | |
Pele Broberg (en) | |
| Ministre du Commerce du Groenland | |
| - | |
Pele Broberg (en) | |
| Président du parlement du Groenland | |
| - | |
| Ministre de l'Éducation, de la Culture, des Sports et des Affaires religieuses | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
Université du Groenland (2000) |
| Activités | |
| Conjoint |
Jørgen Wæver Johansen (d) |
| Parti politique |
Siumut (jusqu'au ) |
|---|---|
| Distinction |
Vivian Motzfeldt, née le à Upernaviarsuk, est une femme politique groenlandaise.
Elle est ministre des Affaires étrangères du Groenland[1] de 2022 à 2026.
Vivian Motzfeldt naît le à Upernaviarsuk[2], dans la commune de Kujalleq, au sud du Groenland[3]. Elle grandit dans une famille d'éleveurs de moutons[2]. Elle vit en internat à Qaqortoq à partir de l'âge de 7 ans[2].
Elle participe au séminaire pour enseignants Grønlands Seminarium (groenlandais : Ilinniarfissuaq) de 1994 à 1997, puis obtient une maîtrise en histoire sociale de la culture à l'université du Groenland en 2000[4].
De 2003 à 2005, elle est enseignante sur le projet garçon/fille. De 2010 à 2014, elle est enseignante à Kujalleq[4].
En 2014, Vivian Motzfeldt devient membre de l'Inatsisartut du parti Siumut. Elle rejoint la commission de la culture, de l'éducation, de la recherche et de l'Église, ainsi que la commission de la sécurité et des affaires étrangères[4]. En , elle propose de lancer une enquête d'opinion publique sur l'idée de remplacer le danois par l'anglais comme seconde langue enseignée par défaut dans les écoles groenlandaises[5]. Un an plus tard, elle présente ce projet d'intégration de la langue anglaise comme une priorité dans l'accord de coalition groenlandais[6]. Elle déclare que le ministère de l'Éducation du pays a accéléré la venue de professeurs d'anglais au Groenland[7].
En 2017, elle devient présidente du directoire du Siumut et présidente de la commission constitutionnelle[4]. Cette commission est chargée de rédiger la nouvelle constitution du pays, mais fait surtout controverse pour les avantages en nature et les salaires de ses membres, dont une résidence pour Vivian Motzfeldt à Nuuk[8]. En 2018, elle orchestre l'ouverture d'un bureau de représentation groenlandaise à Pékin pour renforcer les échanges avec la Chine. Ce rapprochement inquiète Washington qui craint que les futurs projets d'aéroport au Groenland ne reviennent aux entreprises chinoises[9]. Parallèlement, elle approuve la « lettre d'intention » (Letter of intent) des États-Unis qui annonce des investissements militaires et civils sur le territoire groenlandais[10].
Le , Vivian Motzfeldt est élue présidente de l'Inatsisartut[11].
Le , elle devient la présidente par intérim du parti Siumut, après que son président Erik Jensen a démissionné à cause de mauvais résultats lors des élections législatives[12]. Le , elle devient ministre des Affaires étrangères et de la Recherche dans le gouvernement de Jens Frederik Nielsen[13]. En , elle est candidate à la présidence de plein exercice de Siumut lors du congrès extraordinaire du mouvement, mais perd contre l'ancienne Première ministre Aleqa Hammond, par 19 voix contre 23[14].
En tant que ministre des Affaires étrangères du Groenland, elle acquiert une popularité dans son pays et une notoriété internationale en participant en janvier 2026 à des rencontres à Washington, accompagnée de Lars Løkke Rasmussen, chef de la diplomatie danoise, avec le vice-président américain, J. D. Vance, et le secrétaire d’État, Marco Rubio, dans un contexte de tension avec les États-Unis[15].
Le , la présidente de Siumut Aleqa Hammond annonce le retrait du mouvement de la coalition gouvernementale, provoquant donc la démission de Motzfeldt de son poste de ministre des Affaires étrangères. Motzfeldt critique alors fortement le choix de la chef de son parti, estimant qu'il fait repartir de zéro les négociations avec les États-Unis[16]. Le , elle annonce quitter le parti pour protester contre la décision[17].