Aleqa Hammond

femme politique danoise From Wikipedia, the free encyclopedia

Aleqa Hammond est une femme politique groenlandaise née le à Narsaq. Présidente du parti social-démocrate Siumut de 2009 à 2014, elle devient Première ministre du Groenland en 2013. Elle est suspendue à sa demande en .

MonarqueMargrethe II
CoalitionS-A-PI (2013)
S-A (2013-2014)
PrédécesseurKuupik Kleist
SuccesseurKim Kielsen (intérim)
Faits en bref Fonctions, Première ministre du Groenland ...
Aleqa Hammond
Illustration.
Aleqa Hammond en 2013.
Fonctions
Première ministre du Groenland

(1 an, 5 mois et 25 jours)
Monarque Margrethe II
Coalition S-A-PI (2013)
S-A (2013-2014)
Prédécesseur Kuupik Kleist
Successeur Kim Kielsen (intérim)
Présidente de Siumut
En fonction depuis le
(8 mois et 16 jours)
Prédécesseur Vivian Motzfeldt (intérim)

(5 ans, 4 mois et 15 jours)
Prédécesseur Hans Enoksen
Successeur Kim Kielsen
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Narsaq (Groenland, Danemark)
Nationalité Danoise
Parti politique Siumut
Diplômée de Université du Groenland
Religion Église néo-apostolique

Image illustrative de l’article Aleqa Hammond
Premiers ministres du Groenland
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Biographie

Formation et carrière professionnelle

Née à Narsaq, Aleqa Hammond grandit à Uummannaq. Elle est âgée de sept ans lorsque son père Piitaaraq Johansen trouve la mort lors d'une expédition de chasse en tombant à travers la glace[1]. De 1989 à 1991, elle fréquente le Nunavut Arctic College à Iqaluit avant de poursuivre jusqu'en 1993 à l'université du Groenland des études qu'elle n'a jamais terminées.

En 1993, Aleqa Hammond commence à travailler comme coordinatrice régionale de Groenland Tourisme dans la baie de Disko. En 1995, elle devient responsable de l'information dans le secrétariat du cabinet, avant de travailler pour Nuuk Tourisme de 1996 à 1999. Commissaire du Conseil circumpolaire inuit de 1999 à 2003, elle collabore également aux Jeux d'hiver de l'Arctique en 2002. Elle travaille ensuite dans l'industrie du tourisme à Qaqortoq en tant que guide jusqu'en 2005[2].

Carrière politique

Aleqa Hammond est élue une première fois au Parlement du Groenland en novembre 2005 et est nommée ministre des Familles et de la Justice. Du au , elle est ministre des Finances et des Affaires étrangères, fonction dont elle démissionne pour protester contre l'importance du déficit budgétaire[1]. Après la défaite électorale de son parti aux élections de 2009, elle remplace Hans Enoksen en tant que président du parti Siumut.

Le , son parti remporte les élections législatives avec 42,8 % des voix contre 26 % des voix lors des précédentes élections[3]. Aleqa Hammond reçoit le plus grand nombre de votes personnels. Le , elle devient la première femme désignée Premier ministre de la province autonome et prend ses fonctions le . En tant que chef du gouvernement, elle espère conduire le Groenland à l'indépendance, notamment en développant l'exploitation des richesses minières de l'île.

En , un scandale politique éclate au sujet de l'utilisation d'argent public à des fins privées par Aleqa Hammond. Une commission d'audit parlementaire rapporte qu'elle a dépensé plus de 106 000 couronnes en vols et chambres d'hôtel pour des membres de sa famille. Bien qu'elle ait remboursé cet argent, elle choisit de démissionner temporairement de son poste, le temps qu'une enquête ait lieu. Une motion de défiance déposée par le parti d'opposition Inuit Ataqatigiit est rejetée par 15 voix contre 14, et la suspension de Hammond est acceptée par le Parlement le . Le ministre de l'Environnement Kim Kielsen assure l'intérim[4],[5], avant d'être élu Premier ministre le 12 décembre suivant par le Parlement.

En , elle brigue de nouveau la présidence de Siumut, vacante après la démission de Erik Jensen en raison des mauvais résultats du parti aux élections législatives de . Elle s'impose par 23 voix à 19 contre la ministre des Affaires étrangères et de la Recherche, Vivian Motzfeldt[6].

En , elle reproche que deux ministres du gouvernement aient décidé de se présenter aux élections législatives danoises sans se mettre en retrait de leurs fonctions gouvernementales, et menace de retirer le soutien de son parti à la coalition[7]. Elle met cette menace à exécution le [8]. Sa décision est lourdement critiquée par Vivian Motzfeldt, son ancienne adversaire pour la présidence et alors contrainte à la démission de son poste de ministre des Affaires étrangères, qui annonce quelques jours plus tard son départ du parti en protestation[9],[10].

Elle est membre de l'Église néo-apostolique.

Références

Voir aussi

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