Viviane Slon
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Viviane Slon, née en 1984 à Villeurbanne (Rhône), est une paléogénéticienne française en poste à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste, à Leipzig, en Allemagne, dans l'équipe de Svante Pääbo[1],[2]. Elle a notamment montré qu'une adolescente née il y a environ 90 000 ans était une hybride de mère néandertalienne et de père dénisovien. Elle est sélectionnée en 2018 parmi les dix scientifiques de l'année par la revue britannique Nature[3].
Viviane Slon termine ses études doctorales à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste[4]. Elle remporte le Prix Dan-David en 2017[5]. Elle travaille à la Faculté de Medecine Sackler (en) de l'université de Tel Aviv (en Israël) sur le plus ancien fossile d'Homo sapiens connu en dehors de l’Afrique[6],[7]. Elle étudie le crâne Qafzeh 9 (portant le nom de la grotte de Qafzeh où il a été trouvé), en examinant les malocclusions développementales[8].
Travaux

En 2018, Viviane Slon est nommée chercheur postdoctoral et travaille alors sur les Néandertaliens à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste[9]. Elle y développe des techniques pour extraire l'ADN humain des sédiments[10],[11],[12]. L'équipe de Svante Pääbo décode l'ensemble du génome de l'Homme de Denisova[13],[14]. Slon visite la grotte de Denisova lors d'un symposium, où plus d'un millier d'os sont trouvés chaque année[13].
Le premier projet de Viviane Slon sur les vestiges de la grotte consiste à séquencer l'ADN d'une dent du quatrième individu de Denisova trouvé dans la Grotte de Denisova[15],[16]. Elle codirige une équipe qui trouve de l'ADN dénisovien dans les sédiments, une approche nouvelle qui ne dépend pas de la découverte d'ossements fossiles humains rares[3].
En 2018, Slon et collègues publient un article sur le génome de Denny, un humain hybride[17]. L'ADN a été extrait d’un os humain trouvé dans une couche du Pléistocène supérieur[13],[18],[19]. Grâce à l'analyse génétique et à la datation au carbone 14, le spécimen est identifié comme une fille née il y a 90 000 ans d'une mère néandertalienne et d'un père dénisovien[13],[20],[21] Le travail est couvert par BBC News, National Geographic, EurekAlert, The Atlantic et Archéologie (magazine) (en)[22],[23],[24],[25],[26],[27].
