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Vraignes-en-Vermandois

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Vraignes-en-Vermandois (en picard : Vrainne-in-Vermandos) est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Vraignes-en-Vermandois
Vraignes-en-Vermandois
La rue menant de la mairie à l'église et au monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Maryse Fagot
2020-2026
Code postal 80240
Code commune 80812
Démographie
Gentilé Vraignois
Population
municipale
130 hab. (2023 en évolution de −8,45 % par rapport à 2017)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 16″ nord, 3° 03′ 58″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 103 m
Superficie 4,22 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Vraignes-en-Vermandois
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Vraignes-en-Vermandois
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Vraignes-en-Vermandois
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Vraignes-en-Vermandois
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Géographie

Localisation

Vraignes-en-Vermandois est un village picard du Vermandois. Il est limitrophe de l'Aisne.

À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à km au nord-ouest de Vermand[1], km au sud-ouest de Roisel[2], 11 km au sud-est de Péronne[3], 16 km au nord-ouest de Saint-Quentin[4], 34 km au sud-ouest de Cambrai[5], 49 km au sud-est d'Arras[6] et à 55 km à l'est d'Amiens[7].

Les communes limitrophes sont Bouvincourt-en-Vermandois, Cartigny, Estrées-Mons, Hancourt, Monchy-Lagache, Pœuilly, Tertry et Trefcon.

Géologie et relief

Le sol de la commune est de nature argileuse. À l'est, le sous-sol est pierreux.

Le Vermandois est une région constituée d'une plaine crayeuse et de mamelons sableux. Traversée par la Somme, elle comprend également des zones humides en particulier aux environs des deux villes principales : Saint-Quentin et Vermand.

Le relief de la commune est uniformément plat sur la plus grande partie du territoire constitué par un plateau. À l'est, se trouvent quelques petites collines.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Vraignes-en-Vermandois[Note 3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 698 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Estrées-Mons à 4 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 4].

Urbanisme

Typologie

Au , Vraignes-en-Vermandois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[18]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,7 %), zones urbanisées (6,3 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat

La commune présente un habitat groupé.

Voies de communication et transports

Vraignes est situé sur la route départementale reliant Roisel à Nesle. Au sud, le territoire communal est traversé par la route reliant Amiens à Saint-Quentin, dite « Chaussée Brunehaut ».

Voies de communication et transports

En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, chaque jour de la semaine, sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 49, Péronne - Roisel - Saint-Quentin)[22].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Verinne (1121) ; Verrignes (1177) ; Verrinæ (1181) ; Verrines (1285) ; Veraignes (1567) ; Veringue (1638) ; Verringnes (1662) ; Vuraine (1696) ; Vraines (1733) ; Vraignes (1744) ; Vraigne (1764)[23].

Le sens du nom pourrait venir du terme roman verres désignant la toison des brebis, ou étable à verrats[24].

Le village fait partie de l'aire linguistique du picard, et est appelée Vrainne-in-Vermandos dans cette langue[25].

Histoire

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750)

Moyen Âge

L'abbaye Saint-Barthélémy possédait la terre de Vraignes. En 1191, la présence d'une métairie est signalée dans un document écrit pour une transaction entre l'Abbaye Saint-Barthélemy de Noyon et Rainaud de Magny.

Un prieuré de la congrégation d'Arrouaise existait à Vraignes[24].

Époque moderne

En 1660, Nicolas de Lille devint prieur à Vraignes et le resta pendant plus de trente ans. L'abbaye Saint-Barthélémy de Noyon et le marquis d'Havrincourt étaient seigneurs de Vraignes au XVIIIe siècle[24].

Époque contemporaine

Première Guerre mondiale

De 1914 à 1917, Vraignes fut occupée par l'armée allemande jusqu'à son repli sur la ligne Hindenburg en . La commune repassa sous domination allemande de mars à .

Entre-deux-guerres

Après l'armistice, Thérèse Papillon, infirmières aux armées pendant la Grande Guerre, arriva à Vraignes et se mit dix-huit mois au service des populations sinistrées de l'Est du département de la Somme avant de s'installer à l'abbaye de Valloires pour y fonder un établissement pour enfants.

La reconstruction du village de Vraignes détruit pendant la guerre fut supervisée par l'architecte Louis Faille chargé de la reconstruction du canton de Roisel.

Seconde Guerre mondiale

Le , au sud du territoire de la commune de Vraignes-en-Vermandois, en bordure de la route Amiens-Saint-Quentin, des résistants prisonniers des Allemands furent sommairement exécutés, un seul parvint à survivre. Onze résistants FTPF de Guise (Aisne), détenus à Saint-Quentin (Aisne) furent transférés à Péronne et de là, sous prétexte de manque de place, redirigés vers Saint-Quentin. Arrivés au sud du village de Vraignes, au lieu-dit « la Vallée perdue », les Allemands les firent descendre du camion qui les transportait et les abattirent. Deux prisonniers parvinrent à s'enfuir, l'un d'eux fut mortellement blessé, le second survécut et put faire le récit de cette tragédie.

Un monument a été érigé sur le lieu de la fusillade avec cette dédicace gravée : « La commune de Vraignes à la Mémoire des victimes de la barbarie nazie le  »[26].

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 José Plaquet    
mars 2008[27] en cours
(au 8 octobre 2020)
Maryse Fagot Nouveau Centre Conseillère régionale de Picardie puis des Hauts-de-France (2010 → )
Réélue pour le mandat 2020-2026[28],[29]
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Population et société

Démographie

Population antérieure : 52 feux en 1469 ; 30 feux en 1670 ; 40 feux en 1699 ; 42 feux en 1701 ; 57 en 1724 ; 44 en 1760 ; 78 feux en 1772[30].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2023, la commune comptait 130 habitants[Note 6], en évolution de −8,45 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316324324331350320329327313
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312322324295300270294267253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264266258201199195209199198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
192154146150145148162162144
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
134130-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Le village n'a plus d'école.

En 2020, l'aspect financier est géré par le syndicat scolaire de la Haute Somme (Sisco) concernant huit communes : Bernes, Pœuilly, Hancourt, Hervilly-Montigny, Hesbécourt, Vraignes-en-Vermandois, Villers-Faucon et Roisel. Le syndicat a la responsabilité de deux sites, avec deux classes maternelles à Bernes, et surtout neuf classes à Roisel, trois en maternelle et six en primaire[35].

Économie

Activités économiques et de services

L'activité économique de la commune est encore dominée par l'agriculture.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Pierre.
  • Mairie.
  • Monument aux morts.
  • Calvaire.
  • Statue à la Vierge, devant l'église. L'inscription « À Jésus par Marie, 1954 »[36].
  • Monument à Hector Crinon : un premier buste, détruit lors de la guerre 1914-1918, œuvre du sculpteur Georges Tattegrain, a été inauguré le [37]. Un second buste en pierre, œuvre du sculpteur Pierre Bazin, a été érigé en 1972.
  • La via Francigena qui part de Canterbury (Royaume-Uni) et mène à Rome traverse le village[38].

Personnalités liées à la commune

  • Hector Crinon (1807-1870), haricotier, sculpteur sur bois et poète d'expression picarde, est né et décédé à Vraignes. En 1863, il a écrit en picard : Les Satires picardes.

Sobriquet des habitants

Blason populaire : pour leurs tenues excentriques et colorées, les habitants sont affublés du surnom collectif « chés djais huppès d'Vrainne » (les geais huppés de Vraignes)[39].

Voir aussi

Bibliographie

  • Abbé Paul Decagny, Roisel et ses environs, reprint partiel de Histoire de l'arrondissement de Péronne, Paris, Le Livre d'Histoire, 1990.
  • David de Sousa, Palettes et ciseaux, artistes de la Haute-Somme au XIXe siècle, Folio 7, Péronne, 2012.

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

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