Monchy-Lagache

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Monchy-Lagache est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Monchy-Lagache
Monchy-Lagache
La mairie
Blason de Monchy-Lagache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Jacques Pinchon
2020-2026
Code postal 80200
Code commune 80555
Démographie
Population
municipale
593 hab. (2023 en évolution de −7,78 % par rapport à 2017)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 09″ nord, 3° 02′ 43″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 95 m
Superficie 15,44 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ham
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Monchy-Lagache
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Monchy-Lagache
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Monchy-Lagache
Liens
Site web hhttps://www.monchy-lagacheinfomairie.fr/
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Géographie

Localisation

L'entrée du village sur les rives de l'Omignon.

À une soixantaine de kilomètres à l'est d'Amiens et une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Saint-Quentin, le village est aisément accessible par l'axe Amiens - Saint-Quentin.

La commune se trouve dans la zone d'emploi de Saint-Quentin et dans le bassin de vie de Péronne (Somme)[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Devise, Estrées-Mons, Lanchy, Quivières, Tertry et Vraignes-en-Vermandois.

Communes limitrophes de Monchy-Lagache
Estrées-Mons Vraignes-en-Vermandois
Devise Monchy-Lagache Tertry
Quivières Lanchy
Aisne

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 15,44 km2 ; son altitude varie de 57 à 95 mètres[1].

Hydrographie

Réseau hydrographique

L'Omignon à Monchy-Lagache.
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Le réseau hydrographique de Monchy-Lagache.

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par l'Omignon et la rivière l'Omignon[2],[Carte 1].

L'Omignon, d'une longueur de 32 km, prend sa source dans la commune de Bellenglise et se jette dans la Somme à Brie, après avoir traversé 16 communes[3],[4].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Haute Somme ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 798 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Haute Somme est constitué d'un réseau hydrographique complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[5].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 695 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Estrées-Mons à 4 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,5 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Monchy-Lagache est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,5 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84 %), forêts (7,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,4 %), zones urbanisées (4,1 %)[18].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Lieux-dits, hameaux et écarts

Quatre hameaux dépendent de Monchy : Douvieux, Flez, Méréaucourt et Montécourt.

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 323, alors qu'il était de 320 en 2016 et de 313 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 82,6 % étaient des résidences principales, 7,5 % des résidences secondaires et 9,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Monchy-Lagache en 2022 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (7,5 %) par rapport au département (8,5 %) et à la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Somme ...
Le logement à Monchy-Lagache en 2022.
Typologie Monchy-Lagache[I 3] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 82,6 83,2 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 7,5 8,5 9,7
Logements vacants (en %) 9,9 8,3 8
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Voies de communication et transports

Le sud du territoire communal est traversé par l'autoroute A29, dont la sortie la plus proche est à Athies, tandis que l'ancienne route nationale 29 tangente le nord de son territoire.

En 2019, la localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 51, Mesnil-Bruntel - Saint-Christ-Briost - Ham)[19].

Toponymie

En 750, le village est dénommé Monciacum in Viromandensi Patria: « domaine des moines en pays de Vermandois »[20].

Contrairement à l'idée reçue, le nom du village ne vient pas de l'oiseau, fort commun dans la localité, nommé en picard agache et la pie en français. En réalité, Lagache viendrait de « Gachar » qui signifie « guet »[20]. Le « guet de l'Omignon » est attesté au XVe siècle, son emplacement se situe à proximité de l'église. La commune, instituée pendant la Révolution française sous le nom de Monchy la Gache, prend en 1801 celui de Mouchy-la-Gache avant d'utiliser sa dénomination actuelle de Monchy-Lagache[1].

Flez, en latin, signifie « détour du chemin[21] ».

Douvieux était connu sous le nom de Dooul, Du Viel, Douvieulet, Donviel, Domvieux, Doun Villa et Domus vetus. Le radical douva doun supposerait une antique forteresse entourée de fossés[21].

Montescourt est une ancienne dépendance de Monchy, nommée Montiscurt en 1150, Mons-ès-Cort en 1218 et Montescort en 1333[21].

Méréaucourt tient son nom de sa situation dans les marais[21].

Histoire

Antiquité

De nombreux vestiges gallo-romains sont mis au jour en 1989, lors des fouilles préalables aux travaux pour la construction de l'autoroute A29[4].

Moyen Âge

Une nécropole mérovingienne (Ve au VIIIe siècle) de 600 tombes découverte en 2016 lors de fouilles préventives atteste l'importance du village dès les temps les plus reculés[4],[22].

Un fief correspondant à la moitié du village a été donné au chapitre cathédral de Beauvais entre, selon les sources, avant 750 et 1024 par l'évêque de Beauvais, qui en était le seigneur. L'autre moitié revint à Othon de Vermandois[23].

Dreux ou Drogon de Monchy était l'un des chevaliers vassaux du comte Hugues Ier de Vermandois, qui partirent avec lui à la première croisade[23].

Aux XIIe et XIIIe siècles, les templiers disposaient d'une maison à Montecourt, qui s'étendait du haut de la côte jusqu'aux abords de la rivière et comprenait un étang poissonneux. Après la suppression des Templiers en 1311, cet établissement passe aux religieux hospitaliers d'Eterpigny qui y placent des fermiers pour en cultiver les terres[23],[24].

Au XVe siècle, la vicomté de Monchy appartenait au seigneur de Tertry. En 1411, le duc de Bourgogne allant assiéger la ville de Ham logea à Monchy-Lagache, ainsi que, en 1415, le roi d'Angleterre Henri V (roi d'Angleterre), avant la bataille d'Azincourt[23].

Temps modernes

Carte de la Picardie de 1620 - Monchy la gasse.

Époque contemporaine

Le réseau des chemins de fer départementaux de la Somme en 1928.

Le village est desservi, de 1889 à 1949, par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Albert à Ham des chemins de fer départementaux de la Somme. Venant d'Albert, il comprend une partie commune avec la ligne de Montdidier dont il se sépare à la gare de Fricourt. Arrivant à Péronne, la ligne dessert les arrêts du Quinconce, du Faubourg de Bretagne et la gare de Péronne - Flamicourt où un dépôt atelier est aménagé. La ligne poursuit par Mesnil Bruntel, Mons en Chaussée, Athies, traversant l'Omignon pour continuer vers Devise, Monchy Lagache, Fletz-Douvieux, Quivières, Croix Moligneaux, Matigny, Offoy, Canisy et enfin la gare de Ham, où l'on trouvait des correspondances pour Saint-Quentin, Noyon, Amiens et Laon.

Le tortillard transporte autant les marchandises que les voyageurs, et approvisionne les sucreries et râperies de betteraves, et transportait les pulpes, ainsi que ce qui est nécessaire à la fabrication du sucre, charbon, craie... Les voies sont démontées sous l'occupation allemande lors de la Première Guerre mondiale, et reconstruites lors de l'Entre-deux-guerres. La desserte est assurée par des trains à vapeur, puis, à compter de 1945, par des autorails[25].

La sucrerie Lapierre existe en effet dans le village à la fin du XIXe siècle et dispose en 1897 de quatre chaudières et de divers appareils à vapeur. L'installation industrielle est très endommagée par les bombardements et le pillage opérés par les Allemands en 1917 et 1918, lors de la Première Guerre mondiale[26].

Première Guerre mondiale

La commune est longuement occupée par l'armée allemande[27].

Le village est évacué à partir de , l'occupant détruit et brûle les constructions[27]. Il est considéré comme détruit après l'armistice[28].

Il est décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [29].

Reconstruction

La Compagnie Nouvelle des Sucreries Réunies est créée en 1919 et regroupe les indemnités de dommages de guerre de quatorze sucreries (Ercheu, Moyencourt, Monchy-Lagache, Mons-en-Chaussée, Eppeville, Péronne, Lesdin, Courcelle, Villers-Saint-Christophe, Flavy-le-Martel, Séraucourt, Arthies et Montescourt-Lizerolles).

Ses dirigeants, dont Edmé Sommier, important raffineur parisien, chargent l'architecte Juste Lisch de construire une nouvelle sucrerie à Eppeville, avec le souhait d'en faire la « plus grande sucrerie de France ». L'usine est mise en service pour la saison betteravière 1922-1923[30]. Néanmoins, la compagnie décide d'utiliser le site de Monchy-Lagache, distant de 12 km d'Eppeville, pour y installer l'une des quatre râperies, complémentaires au fonctionnement de l'usine principale. Les travaux de reconstitution sont menés par les mêmes entreprises qu'à Eppeville, notamment l'usine de Châlon-sur-Saône de la société tchèque Skoda (Établissements Réunis de Prague), filiale de Schneider en France[31].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Oise[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Ham[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Ham[I 1] porté de 19 à 67 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Somme.

Intercommunalité

Monchy-Lagache faisait partie depuis 2006 de la communauté de communes du Pays Hamois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Cette intercommunalité succédait au district de Ham, créé en 1960.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[32], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[33].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie[I 1]., prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[34],[35].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[36],[37]
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1790   Étienne Brunet[38]    
décembre 1792 janvier 1794 Mathias Richy    
janvier 1794 mai 1794 Éloy Popin    
mai 1794 juin 1794 Sébastien Soilleux    
juin 1794 mai 1803 Louis Gladieux    
mai 1803 mars 1808 Louis Pointier   Cultivateur
mars 1808 juillet 1813 Victor Pointevin[39]   Démissionnaire
juillet 1813 avril 1815 Barthelemy Henry Pointevin[39]   Cultivateur à Méréaucourt (annexe de Monchy-Lagache).
Fortuné évaluée en revenus à 1,000 francs en 1813
avril 1815 août 1818 Louis Perdrix[40]   Cultivateur et artiste vétérinaire
Fortuné évaluée en revenus à 300 francs en 1816
septembre 1817 février 1856 Mary Louis Pointier[41]   Fils de Jean Louis Pointier,
Cultivateur à Montécourt, fabricant de sucre, brasseur.
Fortune évaluée en revenus à 800 francs en 1821, 1,800 en 1826, 2,000 en 1831, 3,000 en 1846
Mort en fonction
février 1856 mai 1871 Césaire Pointier[41]   Fils de Mary Louis Pointier, propriétaire.
Fortune évaluée en revenus à 5,000 francs en 1856
mai 1871 mai 1872 Auguste Dubois [42]   Propriétaire.
Fortune évaluée en revenus à 6,000 francs en 1874
mai 1872 janvier 1878 Édouard Duparcq[43]   Cultivateur, fabricant de sucre.
Fortune évaluée revenus à 5,000 francs en 1860, 8,000 en 1878.
janvier 1878 mai 1982 Fursy Coquart[44]   Propriétaire.
Officier d'Académie
Fortune évaluée en revenus à 6,000 francs en 1878
mai 1892 août 1892 Edouard Duparcq[43]   Cultivateur, fabricant de sucre.
Fortune évaluée revenus à 5,000 francs en 1860, 8,000 en 1878
Démissionnaire.
août 1895 novembre 1898 Fursy Coquart[44]   Propriétaire.
Officier d'Académie
Fortune évaluée en revenus à 6,000 francs en 1878
Démissionnaire
décembre 1898 juillet 1901 Théodule Monard[45].   Cultivateur
Démissionnaire « par suite de la division qui règne dans la commune »
août 1901 mai 1912 Florice Lapierre[46]   Fabriquant de sucre
Chevalier du Mérite agricole
mai 1912 juillet 1912 Fursy Coquart[44]   Propriétaire.
Officier d'Académie
Fortune évaluée en revenus à 6,000 francs en 1878
Démissionnaire car ayant été radié de la délégation cantonale, officiellement en raison de son âge
juillet 1912 mai 1925 Ernest Castel    
mai 1925 mars 1947 Raoul Gru[47] Résistant Agriculteur
Démissionnaire
mars 1947 mars 1965 Jean Duparcq RS Cultivateur
mars 1965 juin 1993 Michel Gru    
juin 1993 juin 1995 Germaine Bonduelle    
juin 1995 2008 André Vallette[48]   Collaborateurs d’André Bonduelle, fils du cofondateur de la conserverie Bonduelle
Vice-président de la CC du Pays hamois[Quand ?]
Responsable des approvisionnements à la banque alimentaire de l’Aisne
mars 2008[49] 2014 Marc Rigaux[50]    
4 avril 2014[51] juillet 2020[52] Philippe Levert    
juillet 2020[53],[54] en cours
(au 4 février 2025)
Jacques Pinchon   Cadre retraité
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Équipements et services publics

Enseignement

Dans les années 2000, les élus du Pays hamois travaillent à la construction d'un ensemble scolaire qui regrouperait les élèves des sept communes de Monchy-Lagache, Tertry, Ugny-L'Equipée, Y, Quivières, Croix-Moligneaux et Matigny à Monchy-Lagache[4]. Sa réalisation est perturbée par la découverte d'une nécropole mérovingienne à l'emplacement retenu, qui amène à déplacer l'équipement[55]. La nouvelle école est mise en service en 2020 pour accueillir les 145 élèves actuels et jusqu'à 200 enfants[56].

En 2024, 121 élèves fréquentent le RPC et l'ouverture d'une crèche est programmée à la rentrée 2025[57]

Équipements culturels

La municipalité a transformé l'ancienne école maternelle en médiathèque, dont les nouveaux locaux ont ouverts en [56],[58].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[60].

En 2023, la commune comptait 593 habitants[Note 2], en évolution de −7,78 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0268858869239199339699841 023
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0451 0401 0341 0341 0281 0101 0051 0461 089
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0651 0661 005630793726711649693
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
667651752810785740755756687
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
670601593------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie associative

Un comité des fêtes contribue à l'animatuion du village[62]

Sports et loisirs

Le club de football, l'Olympique Monchy-Lagache (OML)[63], réunit chaque dimanche les habitants.

Un club de tennis fonctionne également dans la commune[64]

Économie

En 2021 une part importante des habitants travaille dans l'usine Bonduelle, grâce à sa proximité (moins d'un kilomètre).

L'aérodrome de Péronne est situé sur les communes de Monchy-Lagache et d'Estrées-Mons. Il accueille un aéroclub et le Centre de Parachutisme Paris Péronne Haute Somme, le CPPHS[65], un centre très actif en raison de la proximité de Paris[66].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-PierreLogo monument historique Inscrite MH (1998 )[67], des XII e et XIIIe siècles, dont le clocher-porche octogonal a été reconstruit à l'identique en 1922 avec un décor sculpté néo-roman dû à J. Parrain, après les destructions de la Première Guerre mondiale.
    La nef et le transept flamboyants, avec le porche méridional, ont été simplement restaurés. La reconstruction, conçue par l'architecte Clément Cocquempot a été achevée en 1926, avec des vitraux réalisés en 1927 par le maître-verrier Jacques Gruber, qui a utilisé les thématiques usuelles à l'issue de la Grande Guerre : sainte Jeanne-d'Arc, Marguerite-Marie Alacoque, sainte Bernadette... L'édifice rénové a été béni le par Monseigneur Lecomte, évêque d'Amiens[68].
  • Vierge en pierre, rue de la chapelle. La chapelle funéraire est tombée en ruines après la guerre 1914-1918, une statue la remplace en 1958[20].
  • Ancienne râperie de betteraves, dite Cie Nouvelle des sucreries Réunies, puis usine de matières plastiques de Mitry, construite en 1920 par les Établissements réunis Prague Schneider et Cie pour la Compagnie nouvelle des Sucreries Réunies. L'activité a cessé avant 1962, elle a été remplacée par la société plastiques de Mitry[69].
  • Les deux étangs, lieux de pêche, objet de rempoissonnement[70].

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Monchy-Lagache Blason
De gueules à trois maillets d'or.
Détails
La commune a repris les armes de la famille De Monchy[71].
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Personnalités liées à la commune

  • Maurice Leriche (1875-1948), paléontologue et universitaire français, y est mort.
  • Jacky Kulik, qui a habité la commune de nombreuses années, et dont la fille Élodie Kulik, directrice d'une agence bancaire de Péronne âgée de 24 ans, a été violée et assassinée dans une zone non habitée de la commune voisine de Tertry au début de l'année 2002. Cette affaire est connue sous le nom d'affaire Kulik, qui défraie la chronique judiciaire depuis le début des années 2000. Tous les ans, depuis la mort de sa fille, il participe à une cérémonie en souvenir de sa fille, dans l'église de la commune. L'un des coupables est mort en 2003, un complice présumé doit être jugé par la cour d'assises d'Amiens à la fin de l'année 2019.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 NO, Laon [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références

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