En 878, Wala est l’un des rares à se rendre au concile de Troyes convoqué par le pape Jean VIII alors en grande difficulté politique. Le , il reçoit le titre d'archevêque du pape. Selon la chronique de l’abbaye de Saint-Trond, cette nomination pourrait également être due au poids politique de Metz, qui réclamait un évêque avec rang d’archevêque[3].
Le titre n’est qu’honorifique selon le bref de Jean VIII, mais Wala agit comme s’il était métropolitain, et donc indépendant de Trêves[3]. L'archevêque Bertolf de Trèves s'oppose alors à cette nomination qui outrepasse ses prérogatives. L'évêque messin sacre malgré tout l'évêque de Verdun, Dadon (880-923), ce qui entraîne le courroux de Bertolf[4]. Wala est alors convoqué à Trêves l'année suivante, mais il refuse de renoncer à son titre jusqu'à ce que Hincmar de Laon parvienne à le faire obtempérer[5].
Le 10 ou , il participe à la bataille de Remich, où il trouve la mort[4],[6],[7]. L'armée viking, dirigée par Godfried et son bras-droit Siegfrid[4], prend le dessus sur l'armée franque, en nette infériorité numérique, qui est mise en déroute. Le comte Adalhard de Metz et l'archevêque Bertolf, qui accompagnaient Wala, échappent eux-mêmes de justesse à la mort, en quittant le champ de bataille[4].
Wala est inhumé dans le cloître de la collégiale Saint-Sauveur, où les messins érigeront plus tard un monument funéraire, qui le représentait couché, les mains jointes et en habit épiscopal. Ce monument a été détruit sous le premier empire, quand l'emplacement de la collégiale Saint-Sauveur a été repris par la ville pour y installer un marché aux viandes[3].
↑ Michel Parisse: (dir): Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Histoire de la Lorraine, Époque médiévale, ÉD. Serpenoise, Presses universitaires de Nancy, 1990 (p 67).