Warcq (Ardennes)
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Communes limitrophes
| Damouzy | ||||
| Belval | N | Charleville-Mézières | ||
| O Warcq E | ||||
| S | ||||
| Fagnon | Warnécourt | Prix-lès-Mézières |
Hydrographie
La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meuse, la Sormonne, le ruisseau de This, le ruisseau des Rejets et le ruisseau de Praele[2],[Carte 1].
La Meuse, d'une longueur de 486 km, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[3]. Elle longe la commune sur son flanc est puis la traverse dans sa partie sud d'est en ouestsur une longueur d'environ 2,5 km.
La Sormonne, d'une longueur de 56 km, prend sa source dans la commune de Taillette et se jette dans la Meuse sur la commune, après avoir traversé 23 communes[4].
Le ruisseau de This, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Thin-le-Moutier et se jette dans la Sormonne sur la commune, après avoir traversé six communes[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 874 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à 3 km à vol d'oiseau[12], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Warcq est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Charleville-Mézières, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[18]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (53,7 %), forêts (17,9 %), terres arables (13,3 %), zones urbanisées (9,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,4 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Warcq en 1793, Warq en 1801[22].
Le nom de Warcq vient du latin varectum, qui signifie « une terre non encore défrichée ». La ville de Guéret tire également son nom de varectum, qui est une déformation du supin vervactum, du verbe vervago[23]: « labourer pour la première fois ».
Histoire
À Warcq, sur les bords de la Meuse, les archéologues ont découvert les vestiges d'un pont sous la forme d'une poutre de 7 m, disposée sur les pierres calcaires d'un gué, calée[Quoi ?] par des pieux et des pierres. La poutre taillée par des encoches était un élément d'un pont. Sa date d'abattage, de 176 ans av. J.-C., révélée par des examens dendrochronologiques, en fait le plus vieux pont d'Europe de l'époque celtique[24].
Une tombe à char, sépulture aristocratique gauloise, a été découverte en 2014 à Warcq[25]. Cette découverte est rare par la richesse de son mobilier, quatre chevaux, objets décorés à la feuille d'or... Des thermes gallo-romains ont été découverts durant l'été 2017 en rase-campagne à un kilomètre en amont de la Sormonne, surement le long d'un ancien tracé du cours d'eau, ce qui pourrait laisser croire que l'ancien village se serait déplacé en aval vers la Meuse en un lieu plus facile à défendre.
À cheval sur les territoires de Prix-lès-Mézières et Warcq se trouvait au Xe siècle le village de Guilloy (latin : Equilidium) et son église dédiée à saint Hilaire. Guilloy était le point d’aboutissement d'une voie romaine de Reims à la Meuse. Le seigneur de Guilloy était Otton ou Othon. C’est lui qui a fait construire un château à Warcq et de ce fait est le fondateur de la ville de Warcq[26],[27].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].
En 2023, la commune comptait 1 282 habitants[Note 3], en évolution de +0,55 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Héraldique
Lieux et monuments
- Église Saint-Jean-Baptiste de Warcq classée monument historique en 1927[34].
- Église Saint-Paul de Warcq, quartier de la Bellevue du Nord, réalisée en 1965 par l'architecte ardennais Pierre Villière et labellisée Architecture contemporaine remarquable.
- Château de la Grange aux Bois
- Tour de l'Eau
- Lavoirs
- Musée
- Tombe à char[35] comparable à celles de Vix et de Lavau est découverte en 2014 lors de la fouille d'une villa gallo-romaine découverte à l'occasion du chantier de l'autoroute A304.
- Thermes gallo-romains : ces thermes ont été découverts là encore lors d'une fouille préventive réalisée en juillet 2017, par la cellule d'archéologie du Conseil Départemental des Ardennes, sur le projet d'un futur raccordement entre l’autoroute A304 et à la Route Nationale 43[36].
Images
Personnalités liées à la commune
- Otton Ier de Chiny : fondateur de Warcq en 974, premier comte de Chiny.
- François Ignace Ervoil d'Oyré (1739-1799), général des armées de la République, né à Sedan, décédé dans la commune.
- Le Baron de Lascours, préfet des Ardennes et ancien de la guerre de libération des colons américains repose au cimetière municipal.
