Wassy

commune française du département de la Haute-Marne From Wikipedia, the free encyclopedia

Wassy [vasi] est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Wassy
Wassy
La rue Notre-Dame et la tour du Dôme.
Blason de Wassy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise
Maire
Mandat
Jean-Alain Charpentier
2020-2026
Code postal 52130
Code commune 52550
Démographie
Gentilé Wasseyens ou Flutots
Population
municipale
2 771 hab. (2023 en évolution de −4,61 % par rapport à 2017)
Densité 82 hab./km2
Population
unité urbaine
3 386 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 59″ nord, 4° 56′ 54″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 224 m
Superficie 33,82 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Wassy
(ville-centre)
Aire d'attraction Saint-Dizier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Wassy
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Wassy
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Wassy
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Voir sur la carte topographique de la Haute-Marne
Wassy
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Wassy
Liens
Site web http://www.wassy.fr/
    Fermer

    Elle est connue principalement pour être le lieu du massacre de Wassy, en 1562, qui marqua le départ des guerres de Religion en France.

    Géographie

    Localisation

    Hydrographie

    La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Blaise, la Vivoire, l'ancienne rigole d'alimentation du Réservoir Leschères, le Fossé 01 de l'Étang de la Boulaye, la Maronne, le canal de Saint-Dizier à Wassy (canal désaffecté), le canal des Moulins, le cours d'eau 01 de la Fontaine au Bois, le cours d'eau 01 du Milanais, le Fossé 01 de la Taille des Boulangers, le Fossé 01 des Paradis, le Fossé 01 du Champ Lasseau, le Fossé 01 du Rond Fossé, le Fossé 06 de la commune de Wassy, le Fossé 08 de la commune de Wassy, la Fosse 15 de la commune de Louvemont, la Blaise, la rigole d'Alimentation les Leschères, le ru Merdan, le ruisseau de la Voie des Pres, le ruisseau des Fabriques et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Wassy[Note 1].

    La Blaise, d'une longueur de 86 km, prend sa source dans la commune de Gillancourt et se jette dans la Marne à Isle-sur-Marne, après avoir traversé 34 communes[2], au nord du lac du Der (dans l’Antiquité, la Blaise allait, parallèle à la Marne, jusque Châlons-en-Champagne). Les caractéristiques hydrologiques de la Blaise sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 4,82 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 53,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 62,8 m3/s, atteint le [3].

    Maisons au bord de la Blaise.

    La Vivoire, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Voire à Sommevoire, après avoir traversé cinq communes[4].

    Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le réservoir des Leschères (10,9 ha)[Carte 1],[5].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 898 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chevillon à 14 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 982,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Wassy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Wassy[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dizier, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[17]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,6 %), terres arables (21 %), prairies (6,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,9 %), zones urbanisées (3,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %), eaux continentales[Note 7] (0,7 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Finis Vuaseacinsis (662) ; Vitalis, prepositus Gaissiae (1141) ; « Ecclesia Sancte Marie de villa que Vuasciacus dicitur » (1066-1080) ; Waseium (1171) ; Waissi (vers 1172) ; Gaiseium (1177) ; Waissei (vers 1200) ; Waiseium, Wassi (vers 1201) ; Wascheium (1214) ; Waxeium (1235) ; Waixeium (1238) ; Waiseium, Waisseum (1242) ; Wassiacum (1242-1253) ; Waissium (1263) ; Wassey (1264) ; Waissy (1274) ; Vaissy (1276-78) ; Vaiseium (1289) ; Woixeyum (1292) ; Waissey (1301) ; Wayssei (1338) ; Voissey (1360) ; Wasy (1376) ; Vuaissy (1382) ; Wassy (1385) ; Woissy (1403) ; Waissi (1498) ; Vuassy (1570) ; Vuassey (1580) ; Vassy (1656) ; Vassy sur Blaise (1858) ; Wassy-sur-Blaise (1882)[21].

    Histoire

    Antiquité

    Wassy est cité pour la première fois dans une charte du VIIe siècle pour la fondation de l'abbaye de Montier-en-Der et est tout d'abord d'une villa romaine, incluse dans le pagus Pertensis. Comme le reste de cette région, elle a surement été ravagée lors des invasions barbares[22].

    Selon la tradition orale, Wassy devient une ville importante lors de l'occupation romaine. Elle aurait été incendiée et pillée par les légions romaines de l'empereur Caracalla[23].

    Wassy aurait à nouveau été détruite par Attila avant ou après sa défaite à la bataille des champs Catalauniques[23].

    Moyen Âge

    Le château de Wassy.

    En 1027, le premier seigneur de Joinville, Étienne de Vaux, s'empare de l'église de Wassy et du prieuré. Il faut alors l'intervention du pape Léon IX en 1053 qui menace le fils et successeur de celui-ci, Geoffroy Ier de Joinville, d'excommunication pour qu'il se rende auprès de l'évêque de Châlons Roger II, alors à Thonnance-lès-Joinville, pour qu'il la restitue[24].

    Dès 1090, la seigneurie de Wassy appartient aux comtes de Champagne et provenait très probablement de l'héritage de Simon de Vexin  dont la sœur Adèle de Valois épouse Thibaut Ier de Champagne  au même titre que Vitry-en-Perthois ou Bar-sur-Aube[25]. Elle est située en limite de leur comté, face au duché de Lorraine C'est alors une place stratégique pour ces comtes afin de surveiller leur frontière orientale. Ceux-ci semblent s'implanter de manière solide dans le bourg dans la première moitié du XIIe siècle. L'intérêt de cette localité est double, car également propice pour l'exploitation du minerai de fer, et les comtes en profitent pour faire preuve de libéralité. Ainsi en 1156 Henri Ier donne une forge située dans la forêt de Wassy à l'Abbaye de La Crête, puis l'année suivante une autre située dans le bourg à l'abbaye de Clairvaux, ainsi qu'en 1158 où il offre un emplacement dans le bourg pour les forgerons de l'abbaye d'Igny avec l'autorisation d'extraire des minerais, en enfin en 1171 lorsqu'il cède une forge à l'abbaye de Trois-Fontaines avec le droit d'usage de sa mine[26],[27]

    Une prévôté est créée à Wassy au XIIIe siècle, comprenant un grand nombres de villages aux alentours, ce qui accroit l'importance de la ville. C'est à cette époque qu'est fondé l'hôtel-Dieu Saint Jean-Baptiste ainsi que la château de Wassy[28].

    Wassy et la Champagne sont réunies au domaine royal à la suite du mariage le entre Jeanne de Navarre, héritière du comté de Champagne, et du roi de France Philippe le Bel.

    Château et fortifications

    Au XIIIe siècle, une prévôté est créée à Wassy par les comtes de Champagne et comprend une partie de l'ancien Perthois, appelée depuis le Vallage, et c'est à cette période que le bourg se fortifie et qu'est construit le château de Wassy[28].

    Le premier châtelain est Geoffoi, qui est cité comme chevalier de Wassy dans un document de 1211 et qui vivait encore en 1231. Son successeur semble avoir été Jean de Wassy, cité en 1241[28].

    Prieuré Notre-Dame

    L'église Notre-Dame de Wassy.

    Le prieuré Notre-Dame de Wassy est fondé en 672 lorsque le roi Childéric II donne des terres à Saint Berchaire, fondateur et premier abbé de l'abbaye de Montier-en-Der. Celui-ci y fait bâtir un prieuré sous le vocable de Notre-Dame  un des douze prieurés de Montier-en-Der initiés par le Saint  et respectant la règle de saint Benoît. La fondation de cette église, à la fois priorale et paroissiale, est sans doute à l'origine du développement de la ville[29].

    En 1027, les moines sont chassés par Étienne de Vaux, premier seigneur de Joinville, qui usurpe leurs droits. Menacé d'excommunication par le pape, son fils Geoffroy Ier de Joinville restitue ces biens en 1053[24].

    Dès l'an 1600, le prieuré est ruiné par les guerres de religion avant d'être cédé en 1625 aux Jésuites de Reims qui le transmettent plus tard à leur homologues de Châlons-en-Champagne[29].

    Prieuré Notre-Dame des Ermites

    Le prieuré Notre-Dame des Ermites de Wassy, également appelé prieuré Saint Éloi, est fondé en 1216 lorsqu'un pieu ermite du nom de Drogon, qui vivait retiré dans le forêt à 3,5 kilomètres au sud-ouest de Wassy, se voit confier la mission par la comtesse régente Blanche de Navarre de fonder un monastère sous la filiation de l'ordre des Écoliers du Christ, avec le droit de défricher 100 arpents de terrain pour s'y établir. Ce prieuré devient la quatrième fille du Val-des-Écoliers et Drogon en devient le premier prieur[30].

    Il est dévasté à plusieurs reprises pendant la guerre de Cent Ans puis durant les guerres de religion. Les moines sont alors obligés de se réfugier à Wassy, dans une chapelle dite du Saint Rosaire fondée à droite de l'église paroissiale[30].

    Hôtel-Dieu Saint Jean-Baptiste, dit du Donjon

    L'hôtel-Dieu de Wassy également appelé hôpital du Donjon  à ne pas confondre avec le donjon établi dans la ville  ou encore du Dom-Jean est dédié à Saint Jean-Baptiste. Mentionné dans des chartes de 1223, 1224 et 1225, il a donc très probablement été fondé au début du XIIIe siècle[31].

    Il a probablement été construit par les Templiers à l'emplacement d'une maison de leur ordre située à environ 1 kilomètre au sud-est de Wassy, sur l'actuel territoire de Brousseval, qu'ils possédaient dès 1193 et qui dépendait de la commanderie de Thors. Toutefois, les chartes indiquent qu'il a été transféré aux Hospitaliers avant 1265 puis réuni à la commanderie du Corgebin vers le milieu du XIVe siècle[31].

    Maladrerie Sainte Marie-Madeleine

    La maladrerie ou léproserie de Wassy, avec sa chapelle dédiée à Sainte Marie-Madeleine, existait déjà au XIIe siècle et a été fondée par les comtes de Champagne, ainsi que probablement les moines de Montier-en-Der qui desservaient l'église paroissiale de Wassy. Elle était située au nord de la ville, à l'emplacement de l'actuel cimetière, qui y a été transféré en 1832[29].

    La chapelle est détruite pendant les guerres de religion avant d'être reconstruite, mais elle est de nouveau détruite pendant la Révolution française[29].

    Renaissance

    Marie Stuart, née le , reine d'Écosse puis reine de France, épouse de François II, reçut en don pour en jouir toute sa vie, des revenus des terres de Wassy, Chaumont et Saint-Dizier mais aucun document ne peut attester qu'elle ait séjourné à Wassy, même si la légende prétend qu'elle y inventa la recette des « caisses de Wassy ».

    Le massacre de Wassy

    Le massacre de Wassy se produit le . Le duc François de Guise, seigneur de Joinville et chef du parti catholique, de passage, entend une cérémonie protestante : environ 500 protestants assistaient au culte dans une grange située dans l'enceinte du château, domaine royal.

    Sous le prétexte que ce type de réunion est interdit en ville, il envoie ses hommes armés forcer les protestants à sortir. Les croyants assemblés pour un culte sont traités en rebelles armés[32] et vingt-trois sont tués, cent blessés[33]. Cet évènement dramatique donne le signal de la guerre civile et marque le début de la première guerre de religion entre les protestants et les catholiques.

    Les historiens s'interrogent sur la préméditation ou non du massacre: s'il est vraisemblable qu'il faille écarter un plan d'ensemble d'extermination des protestants, l'intervention à Wassy s'inscrit néanmoins dans le cadre d'une plus vaste campagne d'intimidation de ces derniers et ne relève probablement pas de l'accident fortuit, sauf dans son ampleur[32].

    Révolution française

    Alors qu'ils sont prévus dans chaque commune par la loi du , les comités de surveillance locaux ne se créent qu'en octobre, après la loi du qui précise leur organisation. Les communes du canton de Wassy étant peu peuplées, il fut difficile de trouver les douze membres du comité dans chacune d'elles, et il fut décidé de former un comité de canton, siégeant à Wassy[34].

    Époque contemporaine

    Maison Claudel.

    Au XIXe siècle, Camille et Paul Claudel habitèrent deux ans Wassy (leur père y était conservateur des hypothèques). La première œuvre de Camille Claudel, une tête de Bismarck, a été réalisée à Wassy et est encore visible dans l'hôtel de ville. Camille Saint-Saëns y vint de nombreuses fois chez sa grand-mère (tout petit enfant, il se plaignait auprès de sa grand-mère car la bouilloire de celle-ci « chantait faux » !…)

    Le , le président de la République Sadi Carnot, (de retour de Lunéville, Nancy et Toul, en train présidentiel) vint inaugurer la magnifique gare de Wassy et la ligne Troyes-Nancy directe, par Brienne, Wassy et Sorcy. (La gare de Wassy est maintenant animée par l'Association des Amis de la gare de Wassy et a servi de site de tournage à deux longs métrages : Je m'appelle Victor de Guy Jacques et Un vrai bonheur, le film de Didier Caron).

    Wassy fut le siège d'une sous-préfecture, jusqu'à la suppression de l'arrondissement de Wassy en 1926. En 1940, l'arrondissement fut restauré, mais avec un nouveau chef-lieu, Saint-Dizier, ville qui était devenue beaucoup plus grande que Wassy, laquelle resta donc simple chef-lieu de canton.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[35].

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1945 Jules Lambinon   Directeur d'école
    1945 1952 Frédéric Benoît Rad. Chirurgien
    Conseiller général de Wassy (1961 → 1967)
    1952 1957 Jean Cochard   Avocat
    1957 mars 1977 Roger Saisdubreil (1915-1993)   Négociant
    mars 1977 mars 1989 Frédéric Benoît Rad.-MRG Chirurgien
    mars 1989 mars 2001 Jacques Labarre DVG Enseignant
    Conseiller général de Wassy (1998 → 2015)
    mars 2001 octobre 2004
    (décès)
    Marc Saisdubreil   Chef de service
    octobre 2004 juin 2005 Denis Vuillaume   Entrepreneur
    juin 2005 octobre 2005 Francois Siri   Agent PTT
    Maire par intérim
    octobre 2005 mars 2008 André Guyot PS Enseignant
    mars 2008 mars 2014 Alain Gavier PS Psychologue
    mars 2014 mai 2020 Christel Mathieu DVD Retraité de la Caisse d'épargne
    mai 2020 en cours
    (au 23 octobre 2020)
    Jean-Alain Charpentier SE Vice-président de la CA Saint-Dizier, Der et Blaise
    Réélu en octobre 2020
    Les données manquantes sont à compléter.
    Fermer

    À la suite de l'annulation du scrutin de mars 2020 par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, une élection municipale partielle est organisée le 18 octobre 2020. Elle voit la victoire de la liste « Idées communes Wassy Pont-Varin » conduite par Jean-Alain Charpentier, maire par intérim, avec 56,32 % des suffrages contre 43,67 % pour la liste de Pascal Bossan, « Wassy Pont-Varin, un nouvel horizon, une attractivité renforcée ». Il est à nouveau désigné maire par le conseil municipal le 23 octobre 2020.

    Administration territoriale

    Wassy est un chef-lieu de canton de la Haute-Marne, dans l'arrondissement de Saint-Dizier. Le canton de Wassy groupe 20 communes et comptait 8 166 habitants lors du recensement de 1999.

    Jumelages

    Square d'Eppingen.

    Un square d'Eppingen a été inauguré à Wassy en 1989.

    Population et société

    Démographie

    Les habitants de la commune sont appelés les Wasseyens.

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[37].

    En 2023, la commune comptait 2 771 habitants[Note 8], en évolution de −4,61 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 0002 1702 2642 3452 5812 6942 8432 8122 867
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 8072 9273 1053 1123 2843 5843 7203 9863 697
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 6683 6743 6093 3533 3473 2422 9832 9433 165
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    3 1523 2863 2283 3163 2913 2943 0903 0972 980
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    2 8942 7802 771------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    Manifestations culturelles et festivités

    Carnaval de Wassy en 2005.
    Y 2200 à Amis de la Gare de Wassy

    Fêtes carnavalesques : Le Carnaval est célébré le deuxième dimanche après Pâques.

    Enseignement

    Wassy est située dans l'académie de Reims.

    Écoles

    Elle administre une école maternelle et une école élémentaire regroupant 271 élèves en 2014-2015[40].

    Collège Paul-Claudel

    Le collège accueillait 410 élèves en 2014-2015[41]. Il est notoire pour la rénovation de son bâtiment principal, pour sa participation au projet Comenius et pour sa section sportive « kayak ».

    La rénovation des bâtiments a été réalisée à partir de l'année 2008[42], à la suite d’un concours d’architecture dont les prestations ont été remises en [43]. Les travaux, concernant une surface de 5 000 m2 se sont achevés en [44]. Le collège a été primé pour les systèmes basse consommation dont il est équipé depuis sa rénovation. Ce prix, remis par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), le conseil régional de Champagne-Ardenne et l'Agence régionale de la construction et de l'aménagement durables (ARCAD), « a pour objectif de distinguer des opérations de construction ou de réhabilitation de bâtiments exemplaires, qui illustrent la possibilité d’atteindre la basse consommation à des coûts maîtrisés grâce aux techniques existantes[45]. ».

    Dans le cadre du projet européen Comenius, le collège a démarré en 2012 un projet ayant pour but de faire travailler en commun des professeurs et des élèves de plusieurs pays de l’Union Européenne ou proches de l’Union Européenne : Allemagne, Autriche, Lituanie, Portugal, Chypre, Islande et Turquie[46].

    La section sportive de kayak[47] a été créée en 1993 par Alain Annesser, professeur d'EPS. Pour y entrer, la sélection a lieu durant la classe de CM2, dans les écoles primaires avoisinantes. Les élèves sélectionnés sont au nombre de douze chaque année. Ils ont ensuite durant leurs quatre années de collège, des heures consacrés au kayak. De nombreux événements sont organisés autour du kayak comme la participation au Téléthon, « les 8 heures de kayak en fête »[48], les championnats académiques… De plus, chaque élève kayakiste a l'occasion, deux fois pendant ses années collège, de partir dans différents régions françaises pour pratiquer le kayak en eaux vives.

    Culture locale et patrimoine

    L'église Notre-Dame

    Lieux et monuments

    Architecture religieuse

    • L'église Notre-Dame est de style roman fortifié. Elle a été « classée » au titre des monuments historiques en 1875[49]. Le grand orgue est l'un des trois Le Bé que possède la région – les deux autres se trouvant à Chaource et à Joinville. Il a été classé monument historique le pour le mobilier et le pour la partie instrumentale[50].
    • L'église Saint-Memmie à Pont-Varin.
    • Deux chapelles de Wassy portent l'empreinte du peintre religieux régional Joseph-Constant Ménissier. Vers 1840, il fut sollicité pour décorer la voûte de la chapelle du couvent des Dames de Saint-Maur. Il y peignit une série de fresques représentant des scènes de la vie du Christ. Transformé depuis en centre socio-culturel, le bâtiment est aujourd'hui désigné comme « la chapelle Ménissier ». Quelques années plus tard, en 1848, on confia également à l'artiste la décoration de la chapelle qui se trouve au centre de l'hôpital Saint-Charles.
    La Croix de la Pérrière
    • La Croix de la Perrière, formée d'une colonne torsadée richement décorée supportant un Christ en croix et une Vierge à l'Enfant, s'élève à une hauteur de 4,40 m. À l'origine, la croix se trouvait à l'entrée du faubourg de la Perrière, d'où son nom. En 1749, on la transféra dans la rue Mauljean, son emplacement actuel. En 1903, elle fut classée par les Monuments historiques[51] et en 1912, on l'entoura d'une grille.

    La Grange a été reconstruite à l'emplacement de la grange du Massacre des Protestants le 1er mars 1562.

    Architecture civile

    L'hôtel de ville date de 1779[52]. Au cours des années 1820 il s'adjoint petit à petit d'autres bâtiments accueillant notamment : la justice de paix, un tribunal de première instance, des prisons, une chapelle et des logements. Après de nouvelles transformations et délocalisations il ne subsiste aujourd'hui que l'hôtel de ville, la justice de paix – le local héberge aujourd'hui la fanfare municipale[53] – et quelques vestiges des prisons, accolés à la mairie. Sur le mur nord on distingue encore des inscriptions de prisonniers.

    Le bureau du maire abrite une horloge astronomique conçue par Alexandre-François Pernot (1764-1847), père de l'artiste François Alexandre Pernot.

    La gare de Wassy constitue un ensemble ferroviaire monumental caractéristique des chemins de fer de l'est au XIXe siècle. Elle est desservie par la ligne Saint-Dizier - Doulevant-le-Château. C'est aujourd'hui le siège de l'association des Amis de la Gare de Wassy qui y stationne ses véhicules ferroviaires. Plusieurs films furent tournés dans ce décor, notamment Je m'appelle Victor de Guy Jacques, en 1992 et Un vrai bonheur de Didier Caron, en 2004.

    Le lac-réservoir des Lescheres est un plan d'eau artificiel situé en bordure de forêt à un kilomètre du centre-ville. Il est également connu comme « la Digue de Wassy ». Il a été créé en 1875 pour alimenter le canal des Fabriques, en relation avec l'industrie métallurgique d'alors. Sa vocation actuelle est avant tout touristique.

    Le parc des Promenades et ses fontes d'art : au XVIIIe siècle, la ville connaît d'importants aménagements urbains et des promenades sont aménagées le long de la Blaise entre 1774 et 1788[54]. Des fontes d'art de la fin du XIXe siècle, réalisées par trois artistes différents, sont érigées dans le parc, valorisant ainsi un savoir-faire régional de longue date :

    La tour du Dôme.

    Le théâtre néoclassique se trouve à l'emplacement du château de Marie Stuart et a été totalement restauré en 2009.

    La rue du Général-Leclerc voit au début du XXe siècle la construction de plusieurs bâtiments accueillant des services publics. En 1904, le monumental édifice de la Caisse d'épargne conçu par l'architecte Émile Robert (1865-1922) est achevé[55]. Il se distingue par une façade au décor très éclectique – dont un buste d'Hercule – et une grille d'inspiration art nouveau. La Poste est construite en 1908[56] et la Perception en 1928[57].

    La Barre : ancienne voie romaine de Bar-sur-Aube à Bar-le-Duc, c'est un rare exemple de tracé antique en tranchée artificielle.

    Patrimoine industriel

    Fonderie des Petits Champs

    L'entreprise actuelle (GHM) occupe l'emplacement de la première forge industrielle de France. Les premiers éléments du site industriel datent du milieu du XIXe siècle[58]. Le haut fourneau fut édifié vers 1849 sur l'emplacement d'une ancienne forge à bras que le comte de Champagne céda à l'abbaye de Clairvaux en 1157. L'établissement fut transformé en fonderie en 1882 sous la direction d'Antoine Durenne, maître de forges à Sommevoire. On y fabriqua successivement des obus pendant la Première Guerre mondiale, de la fonte d'art, de la tuyauterie ou des pièces pour l'industrie automobile. La Générale d'hydraulique et de mécanique (GHM) fut créée en 1971. Les infrastructures occupent une surface de 75 000 m2, dont 15 000 de surface bâtie. En 1989, l'entreprise comptait 216 salariés. En 2011, GHM emploie environ 300 personnes sur le site de Wassy[59].

    Imprimerie Guillemin : façade de l'atelier.

    Anciennes mines de fer de Wassy

    Alors que l'extraction du minerai de fer à Pont Varin est très ancienne, c'est à partir de 1870 que de véritables infrastructures industrielles y sont installées par Zénon Laduron et Cie[60]. La Société des mines de fer de Wassy et de la Blaise est créée en 1875, la Compagnie des forges de Champagne en 1881. En 1895, 400 mineurs travaillent sur le site dont les activités cesseront vers 1922.

    Imprimerie Guillemin

    Les anciens ateliers de fabrication, le logement patronal et la cour de l'actuelle usine de typographie et de lithographie S.A. Jean Guillemin située au 22, de la rue Gresley font partie du patrimoine industriel régional. L'imprimerie a été fondée en 1833.

    Spécialités

    Les caisses de Wassy, meringues aux amandes présentées dans un emballage ressemblant à une petite caisse[61].

    Personnalités liées à la commune

    • Voir aussi la catégorie recensant les personnalités nées à Wassy.
    • Jean-Claude Defrance (1742-1807), médecin et homme politique né à Wassy, député de la Seine-et-Marne.
    • Jean Quirin de Mieszkowski (1744-1819), général des armées royales et de la République, décédé dans cette commune.
    • Pierre Nicolas Perrin (1751-1794), homme politique de la Révolution française, député de l'Aube.
    • Nicolas Joseph Leboeuf (1753-1811), magistrat et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.
    • Jean-Pierre Demongeot (1769-1820), homme politique né et décédé à Wassy, député de la Haute-Marne en 1815, pendant les Cent-Jours.
    • Antoine Rignoux (1771-1832), général des armées de la République et de l'Empire y est né.
    • Jean-Marie Antoine Defrance (1771-1855), général des armées de la République et de l'Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe).
    • François Alexandre Pernot, né à Wassy le , fils de Alexandre François Pernot horloger, parti à Paris en 1811 pour y améliorer sa maîtrise dans la gravure, il ne cesse par la suite de peindre et de dessiner jusqu'à sa mort, le dans sa ville natale.
    • Henri Gresley, né le à Wassy et mort le à Paris, général, conseiller d'État et homme politique républicain français.
    • Henri Havret (1848-1901), prêtre jésuite français et missionnaire en Chine, est né à Wassy
    • Pierre-Gilles Chanlaire, géographe français, né à Wassy, en 1758, mort en 1817, était attaché au bureau topographique du cadastre. On lui doit plusieurs travaux recommandables de statistique et de géographie :
      • Tableau général de la nouvelle division de la France, Paris, 1802, in-4 ;
      • Description topographique et statistique de la France, 1810, 2 vol.in-4 ;
      • Atlas de la France en départements (en 86 cartes), 1818 ;
      • Atlas de grandes cartes du théâtre de la guerre en Orient, de l'Égypte, du Rhin et de la Belgique, etc.
    Plaque commémorative.
    • Michel Creton, acteur, né à Wassy en 1942.
    • Camille et Paul Claudel habitèrent Wassy de 1879 à 1881 où leur père, Louis Prosper Claudel, était conservateur des hypothèques[62].
    • Max-Firmin Leclerc, écrivain et réalisateur de télévision, né à Saint-Dizier, habita Wassy de 1938 à 1941, où son père était chef de gare.
    • Camille Saint-Saëns venait chez sa grand-mère à Wassy.
    • André-Gaston Prételat, né à Wassy le sous le patronyme de Pettelat modifié en Pretelat en 1931. Il décèdera le . Général de corps d'armée, Grand Croix de la Légion d'honneur. Auteur du livre: Le destin tragique de la ligne Maginot.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Wassy Blason
    D'argent aux deux drapeaux au naturel passés en sautoir, surmontés d'une lettre W capitale de sable, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
    Détails
    Alias
    Alias du blason de Wassy
    Alias du blason de Wassy
    D'argent à deux drapeaux aux hampes d'argent, posés en sautoir et liés de même : le drapeau de dextre est aux armes de France, celui de senestre aux armes de Lorraine, et un chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or.
    Fermer

    Voir aussi

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Bibliographie

    Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Charles-François Roussel, Le diocèse de Langres : histoire et statistique, t. 2, Langres, Librairie de Jules Dallet, éditeur, (lire en ligne).
    • Théodule Pinard, Précis sur l'histoire de la Ville de Wassy et de son arrondissement, Wassy, Imprimeur-libraire Lerouge-Prignot, (lire en ligne).
    • Jean-Marie Chirol, Wassy-sur-Blaise, Éditions S.V.I.P., Saint-Dizier, 1974, 126 p.
    • Albert Didelot, Wassy sous la botte. La guerre au jour le jour, de 1941 à la Libération, éditions Dominique Guéniot, Langres, 1994, 143 p. (ISBN 978-2-87825-074-9)
    • Sandrine Fuselier, Wassy, Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne, Service régional de l'Inventaire, Paris, 2000, 40 p. (ISBN 978-2-911330-21-6) (coll. Itinéraires du patrimoine) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    • Michelle Loi, Les gens de Wassy, éditions Dominique Guéniot, 1993.
    • Michel Traizet, La Fonderie d'Allichamps (1855-1990), Wassy, L'Auteur, 2014. 384 p., ill.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI