Water Music (Bax)

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MusiqueArnold Bax
Effectifpiano seul
Durée approximativeenviron 4 minutes
Dates de composition1920
Water Music
GP 223
Musique Arnold Bax
Effectif piano seul
Durée approximative environ 4 minutes
Dates de composition 1920
Dédicataire Lady George Cholmondeley

Water Music est une pièce pour piano du compositeur britannique Arnold Bax, composée en 1920 et publiée en 1929. Elle constitue la transcription pour clavier d'un numéro de ballet créé pour les Ballets russes.

Origine chorégraphique

Water Music ne naît pas comme pièce autonome mais comme la « Dance of Motherhood » du ballet The Truth about the Russian Dancers[1]. L'œuvre est créée au London Coliseum le [1],[2] et est dansée par Tamara Karsavina[1].

Bax destine d'abord la mélodie principale au cor, instrument qui lui confère un caractère pastoral et aquatique[1]. La partition est dédiée à Lady George Cholmondeley, qui, sous le nom de Mrs Christopher Lowther, avait commandé à Bax le ballet de guerre From Dusk till Dawn[1].

L'idée thématique remonte à l'avant-Première Guerre mondiale. Le thème apparaît déjà dans une première tentative de ballet, Tamara, esquissée en 1911 et restée à l'état de manuscrit jusqu'à ce que Graham Parlett en tire une suite de concert plus de quatre-vingts ans plus tard[1].

Transcription pour piano

En 1920, Bax adapte lui-même la danse pour le piano seul. La version est publiée à Londres chez Murdoch, Murdoch vers 1929[3], dans la tonalité de sol majeur[4].

La pièce porte le numéro GP 223 dans le catalogue Parlett et figure parmi les miniatures pittoresques de Bax, aux côtés de In a Vodka Shop et A Hill Tune[5].

Analyse

Water Music se présente comme une barcarolle au rythme souple, d'une durée d'environ quatre minutes. L'écriture pianistique privilégie les arpèges ondulants à la main gauche, évocation directe du clapotis, tandis que la main droite expose une mélodie diatonique chantante, initialement confiée au cor[1].

La forme est ternaire simple, sans développement académique, conforme au goût de Bax pour les structures libres héritées de la musique russe. L'harmonie, bien que tonale, s'enrichit de septièmes et de neuvièmes qui rappellent Claude Debussy et Maurice Ravel, compositeurs que Bax admire[1].

Réception

La pièce, d'une difficulté avancée[4], entre rapidement au répertoire des pianistes britanniques de l'entre-deux-guerres. La critique contemporaine souligne son caractère « immédiatement séduisant », tout en la rattachant à la veine pastorale de Bax plutôt qu'à ses grandes sonates[1].

La redécouverte de l'œuvre accompagne le regain d'intérêt pour Bax dans les années 2000, notamment grâce à l'intégrale entamée par Ashley Wass chez Naxos.

Discographie

AnnéePianisteLabelN° catalogue
Ashley WassNaxos8.557592[1]
2008Iris LoveridgeLyritaSRCD.233

Références

Bibliographie

Liens externes

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