Divan occidental-oriental
recueil de poèmes en 12 livres de Johann Wolfgang von Goethe
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Le Divan occidental-oriental (en en allemand : West-östlicher Divan) est le dernier recueil poétique majeur composé par Johann Wolfgang von Goethe. Il comprend douze livres parus de 1819 à 1827, chacun portant un titre en persan et sa traduction en allemand.
| Divan occidental-oriental | |
Frontispice et page de titre de la première édition du West-östlicher Divan en 1819. | |
| Auteur | Johann Wolfgang von Goethe |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Poésie |
| Version originale | |
| Langue | allemand |
| Titre | West-östlicher Divan |
| Éditeur | Cottaische Buchhandlung |
| Lieu de parution | Stuttgart |
| Date de parution | 1819 |
| Version française | |
| Éditeur | J.-A. Merklein |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 1835 |
| modifier |
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Ce divan (recueil lyrique) est inspiré de la poésie persane à thèmes soufis de Hâfez de Chiraz, que Goethe découvrit dans la traduction allemande (la première dans une langue européenne) du Divân de Hâfez due à l'orientaliste autrichien Joseph von Hammer-Purgstall et parue en 1812[1]. Une grande partie des poèmes remonte à la correspondance de Goethe avec Marianne von Willemer ; elle composa quelques-uns d'entre eux (West, Um deine feuchten Flügel, Ach wie sehr ich dich beneide ...), que Goethe retoucha ensuite avant de les inclure dans le livre de Souleika.
Titre du recueil
Le manuscrit de Goethe et l'édition originale du recueil (Cottaische Buchhandlung, Stuttgart, 1819) portent le titre West-östlicher Divan, qui est donc l'orthographe choisie par Goethe, et historiquement correcte. Certaines éditions allemandes ont cependant retenu une graphie sans trait d'union ou ont orthographié le second mot Diwan.
Dans les éditions modernes en français, le titre est traduit Divan occidental-oriental, simplement Divan, respectant ainsi l'ordre de l'allemand (« West-östlicher »). Mais on a aussi Divan d'Orient et d'Occident (dans la traduction la plus récente, de 2012), ce qui inverse l'ordre des adjectifs ; cet ordre se rencontre déjà au XIXe siècle [2].
Contenu de l'ouvrage
Titres des Livres du recueil
La traduction en français des titre est celle de Henri Lichtenberg, reprise dans l'édition Gallimard, coll. « Poésie », 1984.
| Persan | Allemand | Français |
|---|---|---|
| Moganni nameh | Buch des Sängers | Le Livre du chanteur |
| Hafis name | Buch Hafis | Le Livre de Hafiz |
| Uschk nameh | Buch der Liebe | Le Livre de l'amour |
| Tefkir nameh | Buch der Betrachtungen | Le Livre des réflexions |
| Rendsch nameh | Buch des Unmuts | Le Livre de la mauvaise humeur |
| Hikmet nameh | Buch der Sprüche | Le Livre des maximes |
| Timur nameh | Buch des Timur | Le Livre de Timour |
| Suleika nameh | Buch Suleika | Le Livre de Souleika |
| Saki nameh | Das Schenkenbuch | Le Livre de l'échanson |
| Mathal nameh | Buch der Parabeln | Le Livre des paraboles |
| Parsi nameh | Buch des Parsen | Le Livre du parsi |
| Chuld nameh | Buch des Paradieses | Le Livre du paradis |
Notes et Dissertations
Goethe a écrit des Noten und Abhandlungen zum besserem Verständnis des West-östlichen Divans (« Notes et Dissertations pour une meilleure compréhension du Divan »).
Postérité

Le recueil a été traduit en français à différentes reprises[3].
Le poète et philosophe Muhammad Iqbal, de langue ourdoue et persane, publie en 1923 un recueil de poèmes intitulé Payam-e-Mashriq (« Ambassade orientale »), dans lequel il répond au salut adressé à l'Orient par Goethe.
Musique
Certains poèmes ont été mis en musique par Franz Schubert (« Suleika I », op. 14 Nr. 1 D. 720, 1821 ; « Suleika II », op. 31 D. 717, 1821), Robert Schumann (« Myrten » op. 25, Nr. 5 ; « Sitz' ich allein », Nr. 6 ; Setze mir nicht, du Grobian, Nr. 9 ; « Lied der Suleika »), Felix Mendelssohn (« Suleika » op. 34 Nr. 4, 1837 ; « Suleika » op. 57 Nr. 3, 1837), Hugo Wolf, Richard Strauss (« Wer wird von der der Welt verlangen » op. 67 Nr. 4, 1918), Waldemar von Bausznern (Cantate symphonique « Hafis », 1929) Arnold Schönberg, Othmar Schoeck et Johannes Brahms (« Phänomen » op. 61 Nr. 3).