Wilhelm Stekel

médecin et psychologue autrichien From Wikipedia, the free encyclopedia

Wilhelm Stekel, né le à Boian, ville de Bucovine actuellement située en Ukraine, et mort le à Londres, est un médecin et psychanalyste autrichien.

Naissance
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Boian (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Wilhelm Stekel
Wilhelm Stekel en 1911 à Weimar.
Biographie
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Décès
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Biographie

Wilhelm Stekel fait ses études secondaires dans une école allemande de Czernowitz, puis étudie la médecine à Vienne et soutient sa thèse de doctorat en 1893[1]. Il travaille dans la clinique de Krafft-Ebing[1]. Il devient en 1901 ou 1902 journaliste médical du Neues Wiener Tagblatt, sans doute grâce à la recommandation de Freud avec qui il fait une analyse en 1902[1]. Il est le fondateur de la Société psychologique du mercredi la même année, et il en est le membre le plus actif durant une dizaine d'années, mais il s'oppose à Freud et quitte la vice-présidence de la Société en 1911, puis en démissionne un an plus tard[1]. Il crée l'Institut de psychanalyse active, à Vienne et fonde plusieurs revues de psychothérapie, qu'il dirige[1]. Il quitte Vienne pour la Suisse le jour de l'Anschluss (1938) puis s'installe à Londres[1]. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages. Il se suicide le , après la capitulation de la France, pour plusieurs raisons, en lien avec sa santé et son inquiétude à l'égard de la situation politique en France où sa première femme et ses enfants risquent la déportation[1].

Apports sur la conceptualisation de la bisexualité

Dans un texte de 1922, nommé Bi-Sexual Love, Wilhelm Stekel avance que tout un chacun est bisexuel, et que les monosexualités (hétérosexualité comme homosexualité) ne sont pas naturelles pour les humains[2], estimant qu'« au départ, l'instinct de l'homosexuel n'est pas exclusivement dirigé vers le même sexe. Au départ, l'homosexuel est également bisexuel. Mais il réprime son hétérosexualité tout comme l'hétérosexuel doit réprimer son homosexualité[3]. »

Il affirme que seuls les Grecs de l'Antiquité ont reconnu la nature bisexuelle de l'homme, tout en les louant pour leur haut niveau de développement, tant physique que culturel[4].

Littérature

Wilhelm Stekel est cité vers la fin du roman L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger : « L’homme qui manque de maturité veut mourir noblement pour une cause. L’homme qui a atteint la maturité veut vivre humblement pour une cause. »[5].

Publications

  • Onanie und Homosexualität (die homosexuelle Parapathie), 1917 [Onanisme et homosexualité (la parapathie homosexuelle), traduction par Paul-Émile Morhardt, Gallimard, 1951]
  • L'homme impuissant, Gallimard, 1950.
  • La vie vécue dans le rêve et l'interprétation des rêves, Anabas, 1993, (ISBN 2909535061).
  • L'éducation des parents, 1938.
  • Lettres à une mère, 1938.
  • La femme frigide, Gallimard, 1937.
  • Les états d'angoisse nerveux et leur traitement, traduction par Lucien Hahn, Payot.
  • Technique de la psychothérapie analytique, Paris, Payot, 1975.

Notes et références

Voir aussi

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