Willy Mucha
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Willy Mucha, né le à Varsovie, en Pologne, alors au sein de l'Empire russe, et mort le à Paris[1], est un peintre appartenant au mouvement de l'abstraction surréaliste polonaise.
Né à Varsovie, il commence des études de dessin et de musique en Pologne et les poursuit en Bohême, puis en Russie et en Allemagne. Après la mort de son père au début des années 1920, il quitte brusquement sa famille et la Pologne pour la France afin de poursuivre dans le domaine de l'art. Après s'être inscrit à l'université de Caen, il rejoint la capitale au sein de ce que l'on nomme « L'École de Paris ».
En 1936, il découvre Collioure « sur la route de la guerre d'Espagne », et s'y installe en 1939 après avoir subi la débâcle. Avec le réseau Torcatis, il favorise le passage des antifascistes par le col de Banyuls. En 1943, menacé de dénonciation, il est envoyé dans le maquis dans l'Aveyron. Dès la Libération, il retourne à Collioure.
À Montparnasse, Mucha conserve son atelier parisien. Ses expositions l’amènent à parcourir le monde. Il rencontre ses plus grands succès aux États-Unis et ses amis l'encouragent à s'y installer.
Il fréquente plusieurs artistes du milieu, dont Raoul Dufy, Max Ernst, Roberto Matta, Camille Bryen, André Masson, Édouard Pignon, Marcel Duchamp, Man Ray et Joan Ponç. Malgré son tempérament solitaire et contemplatif, sa présence aux côtés de personnalités influentes du monde de l'art lui offre une réputation de mondain.
Tout au long de sa vie, Mucha reste profondément lié à Collioure, qui continue de nourrir son œuvre. Discret sur sa vie, il explique : « Avec des mots vous n’auriez que des anecdotes. L’essentiel de ma vie est dans mon œuvre. »

Collections publiques
- Le Calvaire du poète (vers 1920), musée national d'Art moderne, Paris[2]
- Green, Red and Yellow Abstract, lithographie, Government Art Collection, Londres[3]

