Maison de la catalanité
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La Maison de la catalanité est un centre culturel situé à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Le bâtiment accueille au rez-de-chaussée un espace d'exposition gratuit consacré à l’art contemporain. Construit au milieu du XVIIIe siècle, l'édifice faisait partie de l'ensemble cathédral de Perpignan et devient en 1909 la propriété du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales. Ce lieu chargé d'histoire au sein de l'ensemble cathédral de Perpignan a accueilli en ses murs les Archives départementales des Pyrénées-Orientales, le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement des Pyrénées-Orientales : il héberge désormais la direction des politiques culturelles, médiathèque et catalanité du Département des Pyrénées-Orientales.
Situé dans le quartier originel[1] de Perpignan, adossé à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan et à la lisière des quartiers Saint-Jean et Saint-Jacques, l'édifice est construit au milieu du XVIIIe siècle[2] : il est désigné durant l'Ancien Régime par le terme "la Canorga"[3]qui désigne à la fois le palais de l'évêque et la boucherie gérée par la communauté religieuse de Saint-Jean "qui constituait une importante source de revenus pour ses propriétaires : cette boucherie était la seule de Perpignan à approvisionner en viande, l'évêque, les chanoines et les autres communautés religieuses de saint-Mathieu, de saint-Jacques et de Notre-Dame-de-la-Réal"[4] : un commerce à l'origine de nombreux conflits, aussi bien avec les autres communautés religieuses qu'avec les autres boucheries de la ville, jusqu'à la Révolution française[5].
Devenu bien national en 1790, la Canorga est utilisée dans un premier temps comme dépôt de vivres, de livres, de tableaux et de manuscrits précieux en provenance des dix couvents et des quatre églises de la ville. Suite au transfert de l'évêché à Carcassonne en 1801, les élus locaux tentent de rétablir le siège épiscopal à Perpignan et rachètent en 1821 "deux bâtiments séparés par une chapelle appartenant à un tiers dans la rue qui va de la place saint-Dominique aux remparts" [6] pour les incorporer au grand séminaire de Perpignan[7] : l'année suivante, le pape rétablit le Diocèse de Perpignan-Elne. Dans la soirée du , la foule envahit, pille, brûle et détruit sans rencontrer la moindre opposition le bâtiment forçant à la fuite l'évêque et le directeur du grand séminaire[8]. Fermé durant trois ans à la suite de cet incident, le séminaire sera restauré et même agrandi en 1835 : c'est de cette époque que date la distribution actuelle de l'édifice.


