Wilson Witzel
gouverneur de Rio de Janeiro
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Wilson José Witzel (né le ) est un homme politique et avocat brésilien, anciennement 63e gouverneur de l'État de Rio de Janeiro. Membre du Parti social-chrétien (PSC), il est également un ancien juge fédéral et ex-militaire de la marine. Le 28 octobre 2018, il est élu gouverneur de Rio de Janeiro pour un mandat de quatre ans débutant en janvier 2019, en remplacement de Luiz Fernando Pezão[1], avant d’être destitué pour corruption à la suite d’une procédure d'impeachment en avril 2021[2].
| Gouverneur de l'État de Rio de Janeiro | |
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| - | |
| Juge fédéral (en) |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
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| Conjoint |
Helena Witzel (d) |
| Parti politique |
Parti social-chrétien (depuis le ) |
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Witzel est titulaire d'une maîtrise en droit civil et a enseigné le droit pénal pendant plus de vingt ans. En tant que juge fédéral, il a exercé dans différentes juridictions civiles et pénales à Rio de Janeiro ainsi qu’à Vitória, dans l'État d'Espírito Santo[3].
Carrière politique
Ancien militaire devenu juge fédéral, Wilson Witzel commence sa carrière politique en se présentant au poste de gouverneur de l'État de Rio de Janeiro en 2018[4].
D'abord donné très bas dans les sondages, il se rapproche pendant la campagne de la famille Bolsonaro, en particulier de Flavio Bolsonaro, le fils aîné du président, alors en campagne pour le poste de sénateur[4].
Devenu candidat officieux de la mouvance bolsonariste, il adopte un discours sécuritaire et mobilise un discours anticorruption, avec son slogan : « Un juge pour changer Rio ». Au premier tour, il obtient un score de 41,28 % des voix et bat ensuite Eduardo Paes, favori de cette élection et ancien maire de Rio de Janeiro[4].
Il adopte une politique répressive face au crime organisé et à la délinquance, déclarant vouloir abattre tout délinquant armé. Les opérations policières dans les favelas sont plus nombreuses. En 2019, 1 810 personnes sont tuées par la police dans la ville, soit 18 % de plus qu’en 2018[4]. Il tient des propos jugés très durs, disant « en substance que la vie des habitants des favelas ne vaut rien et que les représentants de l’État peuvent les tuer sans soucis des conséquences » selon le journaliste Philipp Lichterbeck[5].
En 2019, il déclare envisager de se porter candidat à l'élection présidentielle de 2022, ce qui fait de lui un concurrent direct du président Jair Bolsonaro, candidat à sa réélection. Sa rupture avec les milieux bolsonaristes est brutale : il est régulièrement désigné comme « le traître » par Flavio Bolsonaro et de « fumier » par son père. Les appuis politiques, évangéliques, militaires de la famille Bolsonaro à Rio se retournent contre lui, lui faisant perdre sa majorité à l’Assemblée législative de Rio[4].
Affaire de corruption
Accusé d'avoir détourné de l'argent destiné à l’achat de matériel médical pendant la pandémie de Covid-19, il est démis en août 2020 de sa fonction par le Tribunal supérieur de justice (STJ). Dix-sept personnes sont par ailleurs placées en détention provisoire, dont Everaldo Pereira, pasteur de l’Église évangélique de l’Assemblée de Dieu et président national du Parti social-chrétien[4].