Woubi
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Un Woubi est un terme péjoratif issue du Nouchi, pour désigner un homme cisgenre Gay, émotionnellement, romantiquement, et/ou sexuellement attiré par d’autres hommes (anciennement homosexuel) ou une personne transgenre. Cette appellation est utilisée dans certains pays d'Afrique de l'ouest, tels que la Côte d'Ivoire ou le Burkina.
La Côte d’Ivoire et 12 autres pays d’Afrique ont juridiquement dépénalisé et décriminalisé les relations homosexuelles. Les mesures de protection des personnes LGBTQIA+ demeurent pourtant faibles.
Le terme « woubi » provient du Nouchi, le français de Côte d'Ivoire. Il désigne les hommes cisgenres ou transgenres Gay émotionnellement, romantiquement, et/ou sexuellement attiré par d’autres hommes, et désigne aussi les personnes transgenres[1], hommes, femmes ou non-binaires.
Ce terme fait son apparition en Côte d'Ivoire, dans les années 80. Avec l'avènement des réseaux sociaux, il est beaucoup utilisé en ligne pour désigner la communauté LGBTQIA+, les « woubi »[2]. On parle de « Woubiland » pour dire qu'une ville, par exemple Abidjan, est tolérante vis-à-vis des « woubis » ou des Gay (homosexuels[3]).
Au Sénégal, le terme oubi est utilisé comme un pendant au terme yossi, lequel désigne une personne masculine émotionnellement, romantiquement, et/ou sexuellement attiré par d’autres hommes [4].
Socialité
Internet et les réseaux sociaux sont des espaces qui permettent aux personnes s'identifiant comme woubi d'exprimer leurs sexualités, leurs identités de genre et leurs personnalités. De nombreux woubi refusent les étiquettes liées aux distinctions entre homosexualité et hétérosexualité[5].
L'argot woubi est appelé woubi-can[6].
Campagne anti-woubi en Côte d'Ivoire
En août 2024, les slogans « à bas les woubis ! » ou « Non aux woubis ! » deviennent viraux sur les réseaux sociaux en Côte d'Ivoire[3]. Il s'agit d'une campagne homophobe appelant à s'attaquer aux personnes homosexuelles à Abidjan, dont plusieurs internautes et influenceurs sont les initiateurs[7]. Il s'ensuit des violences verbales et physiques dans les rues d'Abidjan à l'endroit des woubis[8]. La plupart de ces agressions sont filmées et diffusées sur les réseaux sociaux, notamment TikTok et Facebook[9],[10].
Cette situation amène le Conseil national des droits de l’Homme de Côte d'Ivoire à réagir le 5 septembre 2024, et il invite la population à ne pas utiliser la violence contre la communauté LGBTQ+[11],[12].