Xavier Fontanet
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Xavier Fontanet, né le à Malestroit, est un chef d'entreprise français.
Il dirige de 1991 à 2010 le groupe Essilor.
Depuis 2012, il est professeur associé de stratégie à HEC Paris, chroniqueur aux Échos et auteur de plusieurs essais où il partage son expérience et sa passion de l'entreprise.
Carrière
Vie privée
Xavier Fontanet est le fils du ministre et ancien élève d'HEC Joseph Fontanet. Sa mère était fille de médecin[1].
Ses parents l'ont inscrit au lycée privé parisien Saint-Louis-de-Gonzague, où il a notamment eu pour professeur l'oncle de Jacques Dutronc[1].
1974-1981 : consultant au BCG
Il commence sa carrière au Boston Consulting Group (1974-1981).
Cette expérience de consultant au BCG lui fournit les concepts théoriques qu'il utilisera comme directeur général pour faire grandir les entreprises qu'il dirigera[2].
1991-2010 : patron d'Essilor
En 1991, il est nommé directeur général du groupe Essilor, puis président-directeur général de 1996 à 2010. Il dirige le groupe pendant vingt ans, en faisant équipe avec Philippe Alfroid, directeur financier (1991-1996) puis directeur général délégué (1996-2009)[3].
Depuis 2010 : professeur et chroniqueur
Il est professeur affilié de stratégie à HEC depuis 2012[4]. À partir du cours qu'il enseigne, il a décliné une application et un livre numérique intitulés Les 12 Clés de la stratégie[5].
Il tient une chronique hebdomadaire dans Les Échos[2].
Essayiste
En , il publie Si on faisait confiance aux entrepreneurs - L'entreprise française et la mondialisation (Les Belles Lettres), synthèse de son expérience de dirigeant, et ouvre un blog sur le même thème. Le livre rencontre un succès l'amenant à être réédité huit fois[2], et à être traduit en anglais et en chinois[6].
En 2014, dans Pourquoi pas nous ? (Les Belles Lettres - Fayard), il tente d'analyser les raisons du déclin économique de la France. Il avance comme raison essentielle l'hypertrophie du secteur public et l'hyperfiscalité française : « La part de la sphère publique est aujourd'hui de 57 % du PIB, un record du monde, alors qu'elle était de 27 % en 1973[7]. » Pour sortir de ce déclin, il propose de réfléchir sur les solutions adoptées par l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande et le Canada[8].
Mandats et engagements
Mandats d'administrateur
- Administrateur de L'Oréal (2002-aujourd'hui)[9]
- Administrateur de Schneider Electric (2011-aujourd'hui)[9]
- Administrateur de la Fondation d'entreprise Carrefour ( -aujourd'hui)[10]
- Administrateur d'Essilor (1996-2012)[9]
- Administrateur du Crédit agricole (2001-2012)[9]
- Administrateur du Fonds stratégique d'investissement (2009-2011) [11]
