Dès le début de son règne, Yahya se signale par la prise de Clypea (Kélibia), forteresse dont le commandant, s'était déclaré indépendant. Ayant ensuite appris que les habitants de Sfax avaient déposé son fils Ali, il parvient à les ramener à l'obéissance en jouant de leurs divisions. Il renoue avec les Fatimides en reconnaissant leur suzeraineté. Le calife Mansur al-Amir bi-Ahkam Allah lui envoie des lettres de félicitation et un riche cadeau[2].
Il fait mettre en chantier une flotte dans le but d'attaquer les chrétiens. Il envoie alors plusieurs expéditions contre les Français, les Génois, et les Sardes. Il acquiert ainsi une grande renommée[2].
En , il meurt subitement dans son palais. D'après Ibn Idhari, il aurait été assassiné par deux ou trois de ses frères qu'il avait bannis[3]. Son fils Ali, lui succède (1115-1121).
Notes et références
↑ En arabe: ʾabū ṭāhir yaḥya ben tamīm, أبو طاهر يحي بن تميم
↑ Ibn Khaldoun, Op. cit. (lire en ligne), «Règne de Yahya fils de Temim.», p.25, note 1, le Baïan de la note se réfère à l'œuvre d'Ibn Idhari intitulée Al-Bayan al-Mughrib.
Ibn Khaldoun (trad.William Mac Guckin Slane), Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, vol.2, Imprimerie du Gouvernement, , 635p. (présentation en ligne, lire en ligne), «Règne de Yahya fils de Temim.», p.24-25