Yankhoba Diattara s’engage en politique aux côtés d’Idrissa Seck, futur fondateur du parti Rewmi. Il exerce les fonctions de délégué de signature à la mairie de Thiès entre 2009 et 2014 dont il devient le premier vice-président du conseil départemental[2],[3].
De 2020 à 2022, il est nommé ministre de l’Économie numérique et des Télécommunications du Sénégal[4]. À ce poste, il met en œuvre la stratégie Sénégal Numérique 2025 avec pour ambition de créer 105 000 emplois dans le secteur[5],[6].
Il conduit plusieurs projets structurants, parmi lesquels le projet pilote Diamniadio Smart City, conçu pour renforcer l’écosystème numérique et créer des milliers d’emplois directs et indirects[7]. Dans la même dynamique, il met en place le programme des kiosques multiservices dans les 45 départements du pays. Ce dispositif vise la création de 100 000 emplois numériques et l’installation d’espaces de formation et d’incubation, appelés Espaces Sénégal Services, en lien avec le projet Smart Sénégal[8].
Pour soutenir l’innovation et les startups, il annonce lors du Salon des startups Afritech organisée par le Mouvement des entreprises du Sénégal, la mobilisation de 100 milliards de F CFA dans le cadre de la Startup sénégalaise Act qui fait du Sénégal le deuxième pays africain, après la Tunisie, ayant mis en place un cadre législatif, incitatif et favorable à l’accélération de la mise en place d’entreprises innovantes et à forte croissance[9].
Il suit également de près les activités de l’agence de l’informatique de l’État qui conduit des projets de digitalisation de l’administration, notamment le projet Villes Sûres[4].
Sur le plan réglementaire, il insiste sur le renforcement du cadre juridique du numérique, notamment par l’actualisation des textes relatifs aux transactions électroniques, à la cybercriminalité et à la protection des données personnelles[10].
Il supervise la mise en œuvre de projets structurants de la stratégie nationale, tels que le parc de technologie numérique (PTN), la politique nationale de cybersécurité et le développement d’applications locales, en soulignant le rôle central du numérique comme levier de transformation économique et sociale du Sénégal[11].
Le ministre Diattara met également l’accent sur la nécessité de renforcer la régulation du secteur des télécommunications. Il rappelle aux opérateurs, tels que Sonatel, l’importance de respecter leurs engagements en matière de qualité de service et de tarifs, soulignant que le gouvernement attend des efforts accrus pour améliorer la couverture réseau et réduire les coûts pour les consommateurs[12].
En septembre 2022, il devient ministre des Sports, succédant à Matar Bâ[13],[14]. À son arrivée à la tête de ce ministère, il déclare qu’il s’emploie, en collaboration avec les fédérations sportives, à faire progresser le sport au Sénégal[15]et s’implique dans la préparation de compétitions majeures, telles que la Coupe du Monde de football 2022[16] et l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, après que la Confédération africaine de football (CAF) retire la compétition à la Guinée[17]. Il apporte également un soutien financier aux clubs lors de la préparation de la Basketball Africa League (BAL) en 2023, où il remet une enveloppe de 15 millions de FCFA à l’AS Douanes[18].
En 2023, à la faveur du remaniement ministériel, Yankhoba Diattara quitte le ministère des Sports et est remplacé par Lat Diop, qui prend la relève à la tête de ce ministère[19],[20].