Yanzi (peuple)
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Les Yanzi ou Yansi constituent un peuple de la République démocratique du Congo, originaire de la province du Bandundu.
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140 000[réf. nécessaire] |
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| Population totale | 140 000 |
| Langues | yanzi |
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| Religions | kimuntu[réf. nécessaire], christianisme et autres |
Ethnonymie
Selon les sources et le contexte, on peut rencontrer plusieurs variantes : Batende, Bayansi, Bayanzi, Mbiem, Nkaan, Wachanzi, Yansi, Yansis, Yans-Mbum Kinyanzi, Yans, Yanzis, Yanz, Yey[1].
Le mot yansi se coupe en deux : YA qui signifie Grand, au sens de Maitre et Propriétaire ou celui qui contrôle. et NSI qi veut dire Terre, pays ou une étendue. donc en un mot YANSI signifie Propriétaire de la Terre (de l'étendue), du pays. Donc les Yansi ont une forte confiance envers la terre (NTOTO) et se considère comme fils de la terre.[réf. nécessaire]
Histoire
Ethnicité
Les Bayanzi sont un peuple du sud-ouest de la République démocratique du Congo parlant une langue bantoue. D’autres noms incluent Batende, Bayansi, Mbiem, Nkaan, Wachanji, Yansi, Yanzi, Yey.[réf. nécessaire]
Ils sont un sous-groupe des Bakongo. Ils sont un peuple venant de plusieurs anciens royaumes notamment du Royaume de Loango (Kongo dia Loango) l'actuel Gabon. Ils parlent une langue bantoue. Les Yanzi sont connus pour leur fort désir d'indépendance et ont résisté à la domination coloniale belge. Après l'indépendance de la République démocratique du Congo, des affrontements ont eu lieu avec les autres Bakongo et le gouvernement central.[réf. nécessaire]
L’Ethnologue décrit l’emplacement du peuple Yanzi (Yansi) comme suit étant originaire du confluent Niger-Congo[2].
Langue
Le nombre de locuteurs est estimé entre 10 000 et 1 million en 2024[2].
Culture
Situation politique
Le mode de vie du peuple Yansi a été considérablement perturbé par la série de guerres civiles en RDC. Cette perturbation a limité divers aspects de leur stabilité et de leur évolution. La difficulté d'accès limite les informations disponibles pour évaluer leur situation actuelle.[réf. nécessaire]
Territoire
Des traditions locales collectées (notamment par des missionnaires) évoquent des origines anciennes et des migrations vers la région actuelle, avec des étapes autour du Pool Malebo. Au début du xxe siècle, les Bayanzi s’étendaient du bas Kasaï jusqu’à la confluence du Congo et de l’Ubangi. En 1967, la population est estimée à environ 200 000 personnes sur un territoire d’environ 25 000 km² (bas Kwilu entre l’embouchure de la Kwenge et la Kwango ; rive gauche du Kasaï entre 15° E et 17° E ; rives des rivières Inzia et Lukula). Les chefferies sont notamment répertoriées dans les territoires de Bandundu, Kikwit et Masi-Manimba. En 1960, les Bayanzi demandent la création d’une province du Nord-Kwilu.[réf. nécessaire]
Structure sociale
L’organisation politique traditionnelle est fondée sur la chefferie (frontières définies) ; le clan masculin fournit l’aristocratie et les chefs, le clan féminin regroupe des individus libres fournissant des épouses aux aristocrates. Le village constitue l’unité primaire (quartier « amont » pour les anciens ; « aval » pour les jeunes familles). Les adolescents vivaient dans des dortoirs par sexe. Chaque clan possède son champ ; certaines parties de la forêt sont réservées à un clan. La filiation est matrilinéaire ; le père doit trouver des épouses hors du clan pour ses enfants. Une croyance fait des grands-parents des ancêtres se réincarnant dans leurs petits-enfants.[réf. nécessaire]
Contacts coloniaux
Le 30 octobre 1882, Edmond Hanssens atteint Bolobo (Congo) et négocie avec Kuka, roi des Bayanzi, un traité plaçant ses terres sous la protection de l’Association internationale africaine. En 1883–1884, incidents (incendies) et reconstructions de poste alternent à Bolobo (Liebrechts, Stanley, Hanssens). Des explorateurs (par ex. Attilio Pécile) décrivent alors les Bayanzi comme grands navigateurs fluviaux et commerçants ; Delcommune (1888) rapporte des convois de pirogues bayanzi commerçant l’ivoire.[réf. nécessaire]
Exploitation coloniale
À partir d’environ 1883, des Bayanzi sont employés comme gardes, piroguiers, interprètes. La langue bangala devient une lingua franca régionale. Les Huileries du Congo belge (filiale de Lever Brothers) exploitent des plantations d’huile de palme avec recours au travail forcé au xxe siècle ; des rapports (années 1920–30) évoquent des améliorations limitées (logements, hôpitaux) mais des conditions encore largement insuffisantes dans plusieurs camps, notamment chez les Yanzi.[réf. nécessaire]
Période post-indépendance
L’Alliance des Bayanzi (ABAZI) représente le groupe à la Table ronde belgo-congolaise (1960) et obtient un siège aux élections de 1960. Des tensions sont mentionnées par la suite avec d’autres groupes et le gouvernement central.[réf. nécessaire]

