Il est ensuite nommé en 2012 à l'hôpital Bichat-Claude-BernardAP-HP à Paris comme chef de service des maladies infectieuses et tropicales.
Entre 2012 et 2019, il participe à de nombreux projets de recherche clinique publiques ou privés avec l’industrie pharmaceutique (traitements VIH ou VHC). A ce titre, différents acteurs de l'industrie pharmaceutique ont déclaré aux autorités de régulation 389 liens d'intérêt au total pour un montant cumulé de 134 773 €.
Le 8 décembre 2020, il reçoit pour l'équipe de REACTing le prix Opecst-Inserm qui récompense l'impact sociétal[5].
Le , il est nommé directeur de la nouvelle agence Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales[6],[7], issue du rapprochement de l'ANRS et de REACTing.
Il dirige de 2011 à 2020 une équipe de recherche au sein de l'unité Inserm IAME UMR 1137 à l'Université de Paris (anciennement université Paris-Diderot). Avec ses collaborateurs, il se consacre à l'évaluation de l'impact clinique et économique des interventions de prévention et de prise en charge des maladies infectieuses, du VIH et du virus de l'hépatite C notamment, en France et dans les pays à ressources limitées. Il a été membre de plusieurs instances à l'ANRS (avant sa fusion avec REACTing) dans le domaine de la recherche clinique, épidémiologique et communautaire sur le VIH et les hépatites.
Il a participé aux travaux des groupes chargés d'élaborer des recommandations nationales pour la prise en charge du VIH ainsi qu'à ceux concernant les hépatites virales. Il a collaboré à des programmes de distribution d'antirétroviraux en Afrique.
Le Pr Yazdanpanah a été l’investigateur de nombreux essais cliniques académiques et industriels sur le VIH et les hépatites.
Ebola et autres maladies infectieuses émergentes
À l'Hôpital Bichat-Claude-Bernard, son service a été l'un des trois sites franciliens de référence pour la prise en charge des patients exposés au MERS Coronavirus et à Ebola[8]. Il est impliqué dans des groupes de travail de l'OMS sur les aspects cliniques et thérapeutiques de maladies infectieuses et émergentes.
De 2017 à 2020, il a dirigé le consortium REACTing (Research and action targeting emerging infectious diseases), dont l'objectif est de coordonner les recherches en période d'épidémie, comme cela a été le cas pour Ebola et pour la maladie à virus Zika. Entre 2015 et 2019, il participe à des recherches sur le virus Ebola[9],[10] et notamment à des essais cliniques académiques évaluant l'efficacité d'antiviraux comme le favipiravir du fabricant Toyama Chemicals, le Remdesivir du laboratoire Gilead (GS-5734) et le ZMapp de Mapp Pharmaceuticals, mais aussi les vaccins rVSVΔG-ZEBOV-GP, Ad26.ZEBOV et MVA-FN-Filo en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale[11].
Pandémie de Covid-19
Le service des maladies infectieuses qu'il dirige à Bichat se retrouve en première ligne lors de la pandémie de Covid-19, accueillant notamment le premier cas officiellement dépisté sur le territoire national français[12] et le premier cas hors Europe en provenance de Chine, qui deviendra le 14 février 2020 le premier décès de la maladie en France de même que le premier décès répertorié en dehors du continent asiatique[13]. Il est nommé au Conseil scientifique Covid-19 le et au Comité analyse recherche et expertise (CARE) entre mars et juillet 2020[3]. Le Pr Yazdanpanah contracte la Covid-19 fin mars 2020 et se retrouve hospitalisé dans le service qu'il dirige à l'hôpital Bichat[1]. Guéri, il reprend le service mi-avril[3].
REACTing, puis l’ANRS Maladies infectieuses émergentes, dont il est directeur, prennent une part active dans la recherche contre la Covid-19 en facilitant les actions de coordination, d’animation et de soutien de projets de recherche français et internationaux, ainsi qu’en promouvant le partage d’informations.
Alors qu'il fait partie du Conseil scientifique Covid-19, la base de données gouvernementale Transparence-Santé a rendu public le fait que Yazdan Yazdanpanah a bénéficié d'avantages et de rémunérations de la part des laboratoires (Merck, ViiV Healthcare(en), Johnson & Johnson,etc.), pour un montant de plus de 130 000€; le président du Conseil fait toutefois observer qu'il ne s'agit pas d'un conflit d'intérêt puisque les experts ne se sont pas positionnés sur les traitements contre la Covid-19[14].
Le 23 janvier 2020, il estime qu'«il n'y aura pas d'épidémie en France»[15].
Entre 2012 et 2019, différents acteurs de l'industrie pharmaceutique ont déclaré aux autorités de régulation 389 liens d'intérêt au total avec Yazdan Yazdanpanah pour un montant cumulé de 134 773 €[16]. Depuis 2017, il a arrêté toute expertise rémunérée avec l’industrie pharmaceutique[réf.nécessaire].
↑ (en) the PREVAC study team, Moses Badio, Edouard Lhomme et Mark Kieh, «Partnership for Research on Ebola VACcination (PREVAC): protocol of a randomized, double-blind, placebo-controlled phase 2 clinical trial evaluating three vaccine strategies against Ebola in healthy volunteers in four West African countries», Trials, vol.22, no1, , p.86 (ISSN1745-6215, PMID33485369, PMCIDPMC7823170, DOI10.1186/s13063-021-05035-9, lire en ligne, consulté le )