Yeva Goldfarb-Borgese
sculptrice franco-israélienne
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Yeva Goldfarb-Borgese, dite Yeva (née en 1951), est une sculptrice israélienne et française.
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Yeva Goldfarb |
| Pseudonyme |
Yeva |
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Biographie
Yeva Goldfarb-Borgese naît en 1951 à Jytomyr, alors située en République socialiste soviétique d'Ukraine, au sein de l’Union soviétique[1],[2]. Elle a reçu une formation artistique dans l’atelier de Naum Ostashinsky à Kiev.
Yeva Goldfarb émigre en Israël en 1973 et s’installe à Tel-Aviv[3],[4]. Après son arrivée en Israël, elle développe rapidement une activité artistique soutenue. À la fin de 1974, elle avait déjà réalisé plus d’une vingtaine de sculptures en bronze ainsi que plusieurs reliefs muraux[5].
En , ses premières expositions personnelles à Tel-Aviv attirent l’attention de la critique israélienne dans la presse hébraïque, anglophone et francophone. Le quotidien דבר souligne « l’ironie », « la profondeur psychologique » et « une approche fraîche, éloignée des conventions ». Le Jerusalem Post évoque « un talent et un potentiel pour créer des sculptures significatives ». Le Le Journal d’Israël décrit l’artiste comme « à la fois expressionniste et surréaliste », exprimant « les plus sérieux espoirs » quant à son évolution artistique[6],[7],[5].
En 1975, son premier catalogue personnel est publié à Tel-Aviv[3].
En 1976, ses œuvres sont présentées lors d’expositions personnelles en Italie, en France et aux Pays-Bas[3].
En , une exposition personnelle est organisée à la galerie Engel à Jérusalem. Le Jerusalem Post Magazine la qualifie de « young and very gifted Israeli sculptor » et souligne « son style hautement individuel »[8].
Elle s’installe par la suite en France, où elle poursuit sa carrière sous le nom de Yeva[1].
L'œuvre de Goldfarb a également fait l'objet d'une étude critique en France. En 2009, la revue Corpus Étampois a publié une analyse consacrée à son langage plastique et à son travail sculptural[9].
Œuvre
Yeva travaille principalement le bronze, la terre cuite, la pierre et les techniques mixtes[1].
Son œuvre s’inscrit principalement dans la sculpture figurative, explorant la plasticité du corps humain, le mouvement et l’expression émotionnelle.
Ses œuvres sont référencées dans plusieurs bases de données professionnelles et sur le marché international de l’art[10],[11].
La sculpture en bronze Nu accroupi a été présentée lors d’une vente publique de la maison de ventes parisienne Ader[12].
« Ses sculptures semblent naître d’un dialogue permanent entre la matière et le vide, entre la force intérieure de la forme et l’espace qui l’entoure. »
Henri Troyat, membre de l’Académie française[9].
« Ses œuvres, dès le premier regard, m’ont semblé être des œuvres d’un talent extraordinaire, d’un sérieux exceptionnel. Et je dirais qu’il est tout simplement étonnant de voir comment cette petite jeune fille frêle, avec pourtant de très grandes mains masculines étonnamment lourdes, travaille avec des matériaux aussi difficiles que le bronze ou la fonte… Comment cette jeune femme a-t-elle réussi à exprimer dans ses sculptures le désespoir et la douleur — toute l’ampleur du désespoir, toute l’ampleur de la douleur — avec une telle force poignante, une telle conviction et une telle discrétion. »
Alexandre Galitch, artiste dissident soviétique, dramaturge, poète et auteur-compositeur-interprète[13].
Expositions et distinctions
Dès les années 1970, les œuvres de Yeva Goldfarb commencent à être exposées régulièrement en Israël et dans plusieurs pays européens. En 1976, l'artiste reçoit le prix d'État israélien « Dizengoff » destiné aux jeunes artistes, ainsi que le premier prix des jeunes artistes et une bourse du gouvernement italien[1].
- 1974 — première exposition personnelle à Tel-Aviv[6].
- 1975 — exposition personnelle à Tel-Aviv[3].
- 1976 — expositions en Italie, en France et aux Pays-Bas[3].
- 1976 : galerie Engel, Jérusalem
- 1977 — exposition à la galerie Larock-Granoff (Paris)[13].
Au cours des décennies suivantes, l'artiste participe régulièrement à des salons et expositions en France, en Belgique et dans d'autres pays européens, recevant de nombreuses distinctions professionnelles :
- 1983 — médaille de bronze de l'association Art-Sciences-Lettres et de la Société académique d'éducation et d'encouragement, Paris[1].
- 1986 — prix Rubens de l’Association belgo-hispanique des arts, Anvers[1].
- 1995 — Grand Prix et « Petit Prix de Rome » du Salon national du petit format de l’Île-de-France, Rambouillet[1].
- 1997 — médaille d'argent de la ville de Vittel[1].
- 1999 — prix Édouard-Leduc du Salon des artistes français au Grand Palais à Paris ; médaille d'argent Art-Sciences-Lettres sous le patronage de l’Académie française ; diplôme d'honneur du 22e Salon d'art plastique du Mans[1].
- 2000 — prix E. M. Sandoz de la Fondation Taylor au Salon d'automne à Paris[1].
- 2001 — prix de la Ville au Salon d'art de Milly-la-Forêt[1].
- 2005 — prix Golmont de l’Académie des beaux-arts et de l’Institut de France, Paris[1].
- 2006 — premier prix de sculpture du Cercle des artistes de Paris[1].
- 2007 — médaille d'honneur de la Société des artistes français, Paris[1].
- 2023 — prix du Salon des artistes de Dourdan dans la catégorie sculpture[1].