Son alliance avec le centre-gauche ne tient qu'un an, après quoi elle gouverne en minorité. Elle quitte la vie politique en , son parti ne l'ayant pas investie pour se représenter aux élections régionales.
Elle obtient d'abord une licence, puis un doctorat en . Elle devient quatre ans plus tard professeure titulaire à l'université autonome de Barcelone (UAB). Elle quitte l'établissement dès , pour prendre le poste de vice-doyenne de la faculté de pharmacie de l'université du Pays basque (UPV).
Elle entre en politique le quand le nouveau président de la communauté forale de NavarreMiguel Sanz l'appelle au sein de son gouvernement en tant que conseillère à l'Environnement, à l'Aménagement du territoire et au Logement. Première femme à siéger au sein de l'exécutif navarrais, elle ne fait pas partie de l'Union du peuple navarrais (UPN) au pouvoir.
Maire de Pampelune
Elle se présente, trois ans plus tard, à la mairie de Pampelune, capitale régionale, sous les couleurs de l'UPN, dont elle n'est toujours pas membre. Elle arrive en tête du scrutin, avec 12 élus sur 27, et obtient le vote en blanc du Parti socialiste de Navarre-PSOE (PSN-PSOE), ce qui lui permet d'être investie maire le . Elle est ainsi la première femme à diriger la ville. Elle trouvera ensuite plusieurs accords, ponctuels ou durables, avec les socialistes, ce qui lui assure la stabilité pendant les quatre années de ce premier mandat.
Après avoir adhéré à l'UPN, elle se représente au scrutin de et obtient, avec 42,3% des voix, 13 élus, soit un de moins que la majorité absolue. Elle s'associe alors avec la Convergence des démocrates de Navarre (CDN), qui dispose de deux sièges, et est reconduite à la mairie. Bien que la CDN ait perdu ses sièges aux élections de , au cours desquelles l'UPN remporte 42,8% des suffrages et 13 conseillers, elle continue de gouverner grâce à l'abstention du PSN-PSOE, qui se refuse à soutenir Uxue Barkos, de la coalition Nafarroa Bai.
Le , elle annonce la destitution du vice-président socialiste du gouvernement, Roberto Jiménez, qu'elle accuse de «comportement déloyal», après plusieurs semaines de désaccords entre les deux partis sur la rigueur budgétaire à adopter. Elle ajoute cependant que les autres responsables gouvernementaux du PSN restent en fonction et que le parti peut désigner un successeur au numéro deux du gouvernement[4].
En 2015, l'UPN ne la reconduit pas comme candidate pour les élections au Parlement de Navarre du . L'UPN n'obtiendra pas la majorité lors de ce scrutin.