Yves Gibeau

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Naissance
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Yves Auguste GibeauVoir et modifier les données sur Wikidata
Yves Gibeau
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Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Yves Auguste GibeauVoir et modifier les données sur Wikidata
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Tombe de l'écrivain Yves Gibeau dans l'ancien cimetière de Craonne (Aisne).

Yves Gibeau, né le à Bouzy (Marne) et mort le à Roucy (Aisne), est un écrivain français.

Tombe d'Yves Gibeau avec son portrait au pied de la croix

Né de père inconnu[1], fils d'un soldat de la Première Guerre mondiale au repos, Yves Gibeau a été adopté par l'adjudant-chef Gibeau[2]. Il passe son enfance à Reims, puis une partie de sa jeunesse sous l'uniforme de 1929 à 1939. D'abord enfant de troupe aux Andelys (1929-1934), puis à Tulle (1934-1939), il est mobilisé en 1939 et, en 1940, il est prisonnier de guerre. Il est rapatrié d'Allemagne en et gagne ensuite sa vie à l'aide d’emplois temporaires.

Il exerce quelque temps le métier de chansonnier (il est alors très proche de Boris Vian), devient à la Libération journaliste à Combat, puis rédacteur en chef du journal Constellation où il publie régulièrement des mots croisés sous le pseudonyme d'A. Sylvestre (nom du héros principal du Grand Monôme). Il conserve de son expérience sous les drapeaux des convictions résolument pacifistes et une haine tenace de la chose militaire. Dans son ouvrage le plus connu, Allons z'enfants, paru en 1952, largement autobiographique, il revient sur son passé d'enfant de troupe en décrivant un milieu caractérisé par la bêtise et la brutalité.

Il réside à partir de 1981 dans un ancien presbytère à Roucy.

Fervent amateur de bicyclette et verbicruciste, il tient pendant plusieurs années et jusqu'à sa mort la rubrique mots croisés du magazine L'Express.

Le prix Yves Gibeau, décerné par un jury composé de collégiens et lycéens volontaires, récompense une œuvre littéraire choisie parmi cinq ouvrages d'auteurs contemporains parus en édition de poche.

Mort le à Roucy[2], Yves Gibeau est enterré selon sa volonté dans le cimetière du Vieux Craonne, aux pieds du Chemin des Dames[3], village totalement détruit pendant la Première Guerre mondiale, célèbre pour être le lieu de l'offensive Nivelle (16 avril 1917) et qui a inspiré la Chanson de Craonne. Il est inhumé à côté de la tombe supposée d'un soldat allemand de la Première Guerre mondiale.

« Craonne, Aisne, 1983.
Plutôt qu'au Père-Lachaise où l'on se bouscule, les morts et les vivants les jours de fastueuses funérailles, c'est dans ce vieux cimetière de l'ancien Craonne que j'aimerais finir. Dans la broussaille, les herbes folles, les vraies fleurs sans celluloïd. A l'entrée, à même le chemin, on y a enterré un soldat allemand en 18, à la va-vite. Il y est toujours, parait-il. Sans nom, sans croix, sans rien. Unbekannt. Comme le nôtre. »

 Yves Gibeau[4]

Œuvres

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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