Yves Péron

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Élection2 janvier 1956
CirconscriptionDordogne
Groupe politiqueCOM
Yves Péron
Fonctions
Député français

(2 ans, 10 mois et 16 jours)
Élection 2 janvier 1956
Circonscription Dordogne
Législature IIIe (Quatrième République)
Groupe politique COM

(5 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
Circonscription Dordogne
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique COM
Biographie
Nom de naissance Yves Marie Péron
Date de naissance
Lieu de naissance Plounérin, France
Date de décès (à 62 ans)
Lieu de décès Pujols, France
Résidence Dordogne

Yves Péron, né le à Plounérin et mort le à Pujols[1], est un résistant français. Il fut député membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante.

Ouvrier du bâtiment puis plombier, Yves Péron milite à la CGT et au Parti communiste. Il vit à Montreuil où il se marie le 30 mars 1940 avec Geneviève Isabelle Loris qui meurt peu après. Il fait son service militaire dans le Génie, de 1935 à 1937, et est mobilisé le 6 août 1939. Il participe aux rares combats offensifs engagés en Sarre dans les premières semaines de la Seconde guerre mondiale. Militant communiste clandestin après la dissolution du PC en 1939[2], il est condamné par le tribunal militaire de Périgueux à cinq ans d'emprisonnement en pour ses responsabilités antérieures aux Jeunesses communistes et une action militante poursuivie au sein de son unité[3].

Détenu à la prison militaire de Nontron, il fait connaissance avec Jean Chaintron[4]. Dans la nuit du 10 au 11 juin 1944, il profite, avec cinq codétenus, d'un bombardement sur la poudrerie de Bergerac pour s'évader et rejoindre le maquis FTP de Coustellier. Il participe à « l’insurrection nationale » et à la libération du département. Chargé de l’organisation de l’état-major FFI à Périgueux et à Bergerac, il est président de la commission nationale du Front national et membre du secrétariat général du PCF en Dordogne. Au mois d'août 1944, il préside le jugement clandestin du vice-amiral Charles Platon, ancien ministre des colonies dans le gouvernement de Vichy de 1940 à 1943, avec Michel Schneersohn, futur maire de Mussidan de 1946 à 1947 ou encore André Urbanovitch. Il apprend à la libération la mort de son père, lui aussi engagé dans la résistance communiste, en déportation au camp de concentration de Mauthausen. Après le départ des troupes allemandes de Périgueux le 19 août 1944, il participe le 24 août au défilé de libération de la ville avec de nombreux autres résistants[5],[6],[7].

Il se remarie le 27 mars 1945 avec Christiane Récégat, une sténo-dactylo qui partage son militantisme. Le couple a un enfant, Daniel, né en 1946.

Élu député communiste de la Dordogne lors des deux assemblées constituantes de 1945 et 1946 puis aux législatives de novembre 1946, Péron refuse de voter la confiance à Paul Ramadier le [8].

Yves Péron est vice-président de la Haute Cour de Justice en 1945 et 1946 et est désigné comme juge titulaire « pris hors de l’Assemblée » en 1951[9]. Ainsi il ne ménage pas l'ancien ministre Georges Bonnet.[pas clair]

Péron, battu aux élections législatives de 1951, retrouve son siège en 1956. Deux ans plus tard il refuse, comme tous les communistes et une partie des socialistes et des radicaux, de voter la confiance au gouvernement formé par Charles de Gaulle.

Il se présente par la suite à la députation jusqu'en 1974, mais doit à chaque fois s’incliner devant le candidat gaulliste Yves Guéna. Il poursuit une carrière d’élu local, siégeant au conseil général de la Dordogne (1972-1977) et au Conseil régional d'Aquitaine (1972-1977) sous le mandat de Jacques Chaban-Delmas[10].

Yves Péron est secrétaire de la fédération communiste de Dordogne jusqu'en 1976. Il est suppléant au Comité central du Parti de 1962 à 1975[11].

Il meurt le à Pujols-sur-Dordogne où il est inhumé[9].

Décorations et hommages

Décoré de la Croix de guerre, de la médaille de la Résistance, et officier de l'ordre de l'Empire britannique[3].

À Boulazac, un groupe scolaire de la ville communiste porte son nom[9].

Anciens mandats politiques

Notes et références

Liens externes

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