Yūko Ōtsubaki
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Yūko Ōtsubaki 大椿 裕子 | |
Yūko Ōtsubaki en mai 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseillère du Japon | |
| – (2 ans, 3 mois et 13 jours) |
|
| Circonscription | Circonscription proportionnelle |
| Législature | 26e |
| Prédécesseur | Tadatomo Yoshida (ja) |
| Successeur | LaSalle Ishii |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Takahashi, préfecture d'Okayama, Japon |
| Nationalité | Japonaise |
| Parti politique | PSD |
| Diplômée de | Université Shikoku Gakuin (en) |
| Site web | Site personnel de Yūko Ōtsubaki |
| modifier |
|
Yūko Ōtsubaki (大椿 裕子, Ōtsubaki Yūko), née le , est une militante et femme politique japonaise, représentant le Parti social-démocrate japonais à la Chambre des conseillers du Japon de 2023 à 2025.
Ōtsubaki naît le à Takahashi, dans la préfecture d'Okayama[1]. Diplômée de l'université Shikoku Gakuin (en) en 1996, elle se considère comme membre de la « génération perdue », des jeunes étudiants japonais particulièrement affectés par les conséquences de la décennie perdue[2]. Elle enchaîne par la suite des contrats précaires d'assistante sociale et d'assistante maternelle dans la région du Shikoku[2].
Elle déménage à Kobe chez sa sœur, où elle prend la direction d'un groupe de soutien aux personnes handicapées. En 2006, elle accepte un poste à l'université Kwansei gakuin, où elle devient coordinatrice pour l'accueil des étudiants handicapés[2]. Ōtsubaki prend par la suite la du présidence du syndicat de l'éducation d'Osaka[3].
Carrière électorale
Elle rejoint le Parti social-démocrate japonais en 2019, à l'occasion des élections à la chambre des conseillers du Japon de la même année, où elle se présente sous l'investiture de ce dernier dans la circonscription proportionnelle[3]. Elle échoue à se faire élire à l'issue de cette élection.
Lors des élections législatives japonaises de 2021, Ōtsubaki se présente sous les couleurs du PSD dans la neuvième circonscription de la préfecture d'Osaka[2]. Là encore, elle échoue à se faire élire. L'année suivante, elle est candidate de nouveau aux élections à la chambre des conseillers du Japon de 2022, toujours pour le PSD, mais toujours sans succès[4].
En 2023, Tadatomo Yoshida (ja), tête de liste du PSD pour les élections à la chambre des conseillers du Japon de 2019 élu à cette occasion, démissionne pour se présenter aux élections partielles de la circonscription électorale d'Ōita, soutenu par le PSD et le Parti démocrate constitutionnel[5]. Les deux candidats devant Ōtsubaki dans la liste du PSD des élections de 2019 ayant également démissionné pour rejoindre le PDC[6], Ōtsubaki est finalement élue en remplacement, et fait son entrée à la Diète du Japon[5], où elle siège à la commission liée aux questions de santé, du travail et du bien-être[7].
Elle annonce en 2025 être candidate à sa succession lors des élections à la chambre des conseillers de 2025[8], et fait l'objet de menaces de mort lors de sa campagne électorale[9]. Elle ne parvient néanmoins pas à conserver son siège, et quitte la Diète du Japon[10].
Prises de positions
Ōtsubaki fait du droit des étrangers son combat politique principal, et souhaite porter la voix des travailleurs en situation irrégulière au parlement japonais[2].
Plus généralement, Ōtsubaki se déclare opposée à une révision de la Constitution antimilitariste japonaise, révision soutenue par le Parti libéral-démocrate[11].
Fortement opposée à la reprise des activités des centrales nucléaires japonaises, elle lutte contre l'utilisation de l'énergie nucléaire, qu'elle soit militaire ou civile[11]. Elle se déclare également fortement favorable au développement des énergies renouvelables au Japon, pas assez utilisées selon elle[11].
Sur le plan sociétal, Ōtsubaki se déclare favorable à la légalisation du mariage des personnes de même sexe, à l'introduction d'un système de quotas favorisant l'accession des femmes à des postes plus important, ainsi qu'à la mise en place d'une législation permettant aux conjoints de conserver leurs noms après le mariage[11].