Zartir lao

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Sortie Années 1890
Auteur Fahrat
Zartir lao
Զարթի՛ր լաօ/լաո
Chanson
Sortie Années 1890
Auteur Fahrat

Zartir lao (en arménien : Զարթի՛ր լաօ) est une chanson traditionnelle arménienne. Créée dans les années 1890, elle fait l'éloge du commandant fédaï Arabo et appelle au soulèvement contre les Turcs.

Arabo, figure célébrée par Zartir lao.

Zartir lao est l’œuvre de Fahrat, un achough arménien originaire de Mouch. Cette chanson célèbre Arabo, célèbre fédaï arménien ayant combattu dans la région de Mouch et de Sassoun, et perçu aujourd'hui comme un symbole du mouvement de libération nationale arménien. En 1893, de retour du Caucase, sa troupe est encerclée dans une gorge près Bulanikh et liquidée.

Son lien à cet évènement et à Arabo s'estompe progressivement, notamment du fait de l'évolution du titre de la chanson, passant de La chanson d'Arabo («Արաբոյի երգ»), à La chanson du courageux Arabo («Քաջ Արաբոյի երգ»), à La chanson du Mouchetsi («Մշեցու երգ»), jusqu'à Zartir lao («Զարթիր լաօ»).

Composition

Cette chanson est mélodiquement similaire à de nombreuses autres chansons traditionnelles arméniennes, à la différence de son intention qui est celle de pousser à l'insurrection. La mère en est le personnage central, expliquant à son fils les conditions misérables dans lesquelles vivent les Arméniens et lui enjoint de se battre contre les Turcs. Elle fait d'Arabo un exemple, et pousse son fils à suivre ses traces en devenant un fédaï.

Paroles

Voici la version la plus répandue des paroles de la chanson[1] :

Arménien Romanisation Transcription phonétique Traduction en français[2]
Խուժան ասկեր, զօրք է ժողուեր
Եկեր Մըշո դաշտն է պատեր։
Սուլթան կ՚ուզէ ջընջել մեզի.
Զարթի՛ր, լաօ, մեռնիմ քեզի։
Խեղճ Մշեցին մեռաւ լալով,
Օտար երկիրներ ման գալով
Մեռաւ թուրքի հարկը տալով.
Զարթի՛ր, լաօ, մեռնիմ քեզի։
Ի՞նչ անիծեմ թուրք ասկերին,
Որ սպաննեց ջոջ Աբոյին։
Մեր հոյս թողեց օրօրոցին.
Զարթի՛ր, լաօ, մեռնիմ քեզի։
Khoujan asger, zork é joghwer,
Yeger mësho tashden é bader.
Soultan gouzé tchëntchél mezi,
Zartir, lao, mernim kezi.
Khéghdch mëshétsin mérrav lalov,
Odar yergirner man kalov.
Mérrav tourki hargë dalov,
Zartir, lao, mernim kezi.
Intch anidzém tourk asgérin,
Vor spannéts tchotch Apoïn.
Mer huys toghéts ororotsin,
Zartir, lao, mernim kezi.
[χuˈʒɑn ɑsˈgɛɾ zɔɾkʰ ɛ ʒɔʁvɛɾ]
[jɛˈgɛɾ məˈʃɔ ˈtʰɑʃdɛn ɛ bɑˈdɛɾ]
[sulˈtʰɑn guˈzɛ tʃʰənˈtʃʰɛl mɛˈzi]
[zɑɾˈtʰiɾ lɑˈɔ mɛrˈnim kʰɛˈzi]
[χɛʁt͡ʃ məʃɛˈt͡sin mɛˈrɑv lɑˈlɔv]
[ɔˈdɑɾ jɛɾgiɾˈnɛɾ mɑn kʰɑˈlɔv]
[mɛˈrɑv tʰuɾˈkʰi ˈhɑɾgə dɑˈlɔv]
[zɑɾˈtʰiɾ lɑˈɔ ǀ mɛrˈnim kʰɛˈzi]
[intʃʰ ɑniˈdzɛm tʰuɾkʰ ɑsgɛˈɾin]
[vɔɾ əspɑnˈnɛt͡sʰ tʃʰɔtʃʰ ɑpʰɔˈjin]
[mɛɾ hɔjs tʰɔˈʁɛt͡sʰ ɔɾɔɾɔˈt͡sʰin]
[zɑɾˈtʰiɾ lɑˈɔ mɛrˈnim kʰɛˈzi]
Des troupes de soldats se sont réunies,
Et encerclent la plaine de Mouch.
Le sultan veut nous anéantir,
Debout mon fils, je suis prêt à mourir pour toi.
Le pauvre Mouchetsi est mort noyé de larmes,
Lors de son périple à travers des terres étrangères,
Mort payant des impôts au Turc,
Debout, mon fils, je suis prêt à mourir pour toi.
Que devrais-je dire pour maudire le soldat turc,
Qui a tué notre chef Arabo,
Et étouffé notre espoir dans le berceau,
Debout, mon fils, je suis prêt à mourir pour toi.

Dans la culture populaire

Notes et références

Voir aussi

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