Zilpha Elaw
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Missionnaire, mémorialiste, itinerant minister, prédicatrice, cheffe religieuse |
Zilpha Elaw est une prédicatrice abolitionniste américaine et une autobiographe spirituelle. Elle est citée comme « l'une des premières femmes noires à s'exprimer ouvertement aux États-Unis ». Mitzi Smith suggère qu'Elaw et d'autres femmes noires de l'époque, telles qu'Old Elizabeth, ont utilisé les textes bibliques de Paul pour développer leur propre « politique des origines ».
Enfance et origine
Zilpha Elaw est née près de Philadelphie en 1790 dans une famille noire libre[1],[2]. Élevée à Philadelphie par une famille noire profondément religieuse, après le décès de sa mère en 1802, elle est envoyée vivre chez une famille quaker, Pierson et Rebecca Mitchell ; son père meurt deux ans plus tard[3]. Elle rapporte avoir eu une vision de Jésus quand elle était enfant[1],[4], elle rejoint une communauté méthodiste en 1808, épouse Joseph Elaw et s'installe à Burlington, dans le New Jersey, en 1811. Le couple a une fille, Rebecca en 1812[5].
En 1817, Elaw participe à un camp de réveil spirituel pendant une semaine et, après être entrée en transe, elle prononce son tout premier discours public[6]. Elle tombe malade en 1819 et, durant les deux années de sa maladie, reçoit une visite angélique[7]. Après la mort de Joseph, emporté par la tuberculose en 1823, Elaw ouvre une école pour enfants afro-américains à Burlington.
Carrière
Convaincue d'avoir reçu l'appel du ministère pastoral, elle part en 1825 pour une mission de prédication auprès des esclaves du Maryland et de la Virginie[8]. Elle devient prédicatrice itinérante, portant son message et celui de son Seigneur[1]. De 1827 à 1840, elle exerce son ministère comme prédicatrice itinérante aux États-Unis[7], et sa présence à Nantucket en 1832 est rapportée[9].
Elle vit à Turner Street et y prêche au moins jusque dans les années 1860 [10], rédigeant en 1846 les « Mémoires de la vie, de l’expérience religieuse et des voyages et travaux ministériels de Mme Zilpha Elaw, une Américaine de couleur »[11]. D’après ses mémoires, elle prononce plus de 1 000 sermons en Grande-Bretagne durant ces années, mais se heurte souvent à l’hostilité et aux vives critiques du clergé britannique victorien, qui juge inconvenant qu’une femme prêche [12]. On ignore si elle retourne aux États-Unis avant sa mort[13].
Décès
Elle meurt en 1845[1]. Les registres des cimetières de la Cité de Londres et de Tower Hamlets (1841-1966) indiquent que Zilpha Shum est inhumée au cimetière de Tower Hamlets le 25 août 1873, à l’âge de 80 ans, à Turner Street. Elle repose dans la tombe E718 [14].
Notes et références
- 1 2 3 4 (en) « Zilpha Elaw | Pennsylvania Center for the Book », sur pabook.libraries.psu.edu (consulté le )
- ↑ (en-US) Zilpha Elaw, « Memoirs of the Life, Religious Experience, Ministerial Travels, and Labours of Mrs. Elaw – University of Delaware Press » (consulté le )
- ↑ (en) Leslie M. Alexander et Walter C. Rucker, Encyclopedia of African American History [3 volumes], ABC-CLIO, (ISBN 978-1-85109-774-6, lire en ligne)
- ↑ Delores S. Williams, « Visions, Inner Voices, Apparitions, and Defiance in Nineteenth-Century Black Women's Narratives », Women's Studies Quarterly, vol. 21, nos 1/2, , p. 81–89 (ISSN 0732-1562, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Memoirs of the life, religious experience, ministerial travels and labours of Mrs. Zilpha Elaw, an American female of colour : together with some account of the great religious revivals in America | WorldCat.org », sur search.worldcat.org (consulté le )
- ↑ (en) « African-American Religious Leaders - PDF Free Download », sur epdf.pub (consulté le )
- 1 2 (en) « The Audacious Ministry of Zilpha Elaw: Race, Religion, and Rebellion », sur dukeupress.edu (consulté le )
- ↑ Kim Blockett, « Disrupting Print: Emigration, the press, and narrative subjectivity in the British work of Zilpha Elaw, 1840-1860s. », MELUS: Multi-Ethnic Literature of the United States, (DOI 10.1093/MELUS/MLV027, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Goode, « African-American Women in Nineteenth-Century Nantucket: Wives, Mothers, Modistes, and Visionaries », Nantucket Historical Association, (consulté le )
- ↑ (en) Blockett, « Disrupting Print: Emigration, the Press, and Narrative Subjectivity in the British Preaching and Writing of Zilpha Elaw, 1840-1860s », MELUS: Multi-Ethnic Literature of the United States, vol. 40, no 3, , p. 94–109 (ISSN 0163-755X, DOI 10.1093/melus/mlv027, S2CID 162812875)
- ↑ William L. Andrews, Frances Smith Foster et Trudier Harris, The Concise Oxford Companion to African American Literature, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-983956-8, lire en ligne)
- ↑ « Elaw, Zilpha », Pennsylvania Centre for the Book (consulté le )
- ↑ Jonette O'Kelley Miller, « Zilpha Elaw », Charisma Magazine, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Kimberly D. Blockett, « Elaw [née Panco; other married name Shum], Zilpha (1793?–1873) », dans Oxford Dictionary of National Biography (DNB), Oxford, Revised online, (ISBN 978-0-19-861387-9, lire en ligne
) :« However, the unmarked and unmapped burial plot in the Tower Hamlets Cemetery belies her success. »
(consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- (en) Kimberly Blockett, « Disrupting Print: Emigration, the Press, and Narrative Subjectivity in the British Preaching and Writing of Zilpha Elaw, 1840-1860s », MELUS: Multi-Ethnic Literature of the United States, vol. 40, no 3, , p. 94–109 (ISSN 0163-755X et 1946-3170, DOI 10.1093/melus/mlv027, lire en ligne, consulté le )
- Mitzi Smith, « "Unbossed and Unbought": Zilpha Elaw and Old Elizabeth and a Political Discourse of Origins », Black Theology, vol. 9, no 3, , p. 287–311 (ISSN 1476-9948, DOI 10.1558/blth.v9i3.287, lire en ligne, consulté le )
- Encyclopedia of African American history, ABC-CLIO, (ISBN 978-1-85109-769-2 et 978-1-85109-774-6)
- (en) William L. Andrews, Frances Smith Foster et Trudier Harris, The Concise Oxford Companion to African American Literature, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-983956-8, lire en ligne)