Zonocerus elegans
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Zonocerus elegans est une espèce d'insectes orthoptères de la famille des Pyrgomorphidae[2].
Cette espèce se rencontre en Afrique centrale, australe[2],[3],[4] et de l'Est[5]. Elle est présente depuis l'Afrique du Sud[3] jusqu'en Angola, en République démocratique du Congo et en Ouganda ainsi que peut-être au Kenya[4] ainsi qu'à Madagascar[5].
Description
Zonocerus elegans présente un corps subcylindrique qui mesure de 35 à 40 mm de long[3].
La tête, noire avec des taches rougeâtres[1], vue d'en haut est courte[3]. Le vertex en avant des yeux est à peine saillant. Le sommet est triangulaire, large et court. Le front est un peu oblique. La carène médiane court le long du sillon médian parallèlement aux carènes latérales. Les antennes, filiformes, sont insérées entre les yeux avec les articulations les plus allongées[3]. Les antennes sont noires avec plus de trois articles orange[4].
Le pronotum est subcylindrique ou rétréci antérieurement, lisse[3] et sans tubercules[6]. Il est très obtus vers l'arrière, anguleux ou arrondis et sans carènes[3]. Il présente des sillons peu imprimés[6] avec un sillon postérieur en position médiane[3].

Le prosternum est peu distinct, petit, obtus et tuberculé. La plaque sternale antérieure ne présente pas de rainure arquée. Les lobes mésosternaux sont plus étroits chez le mâle que chez la femelle où ils sont séparés[3].
Les élytres, jaune verdâtre avec la pointe verdâtre et le bord inférieur vert[1], sont plus courts que l'abdomen[4]. Ils sont latéraux, lobiformes[4], à nervures multiples avec un apex arrondi[3]. Les ailes rosâtres[4] ou rougeâtres[1] sont courtes, parfaitement développées, hyalines, délicatement colorées, non tachetées ou raccourcies ou rudimentaires[3].
L'abdomen est couvert de bandes jaunâtres[1].
Les pattes antérieures sont brunes, tachetées de rouge et de jaune[1]. Les fémurs antérieurs sont élargis vers l'apex et pas plus long que l'abdomen avec des carènes à peine comprimées[3]. La face externe des fémurs est en grande partie jaune orange à olivâtre avec la moitié apicale plus ou moins noire[1],[4]. Les tibias postérieurs sont un peu plus larges à l'apex avec des carènes émoussées armées d'une épine apicale externe[3].
Éthologie
Alimentation
Cette espèce est phytophages et se nourrit de plantes dont certaines sont d'intérêt pour l'Homme comme le manioc[7] et d'autres sont toxiques[8]. Zonocerus elegans est notamment attiré par les alcaloïdes pyrrolizidiniques[4].
Comportement

Les jeunes sauterelles sont grégaires et se rassemblent souvent à l'extrémité des plantes basses, étant alors très visibles. Ce comportement, ajouté à leur coloration très marquées aposématique[8] et à leur capacité à exsuder un fluide offensif à partir d'une glande dorsale, leur confère probablement une meilleure protection collective[5]. Les adultes sont moins grégaires que les larves. Cependant, ils se rencontrent souvent en grand nombre sur de petites zones (conséquence de leurs habitudes léthargiques) ce qui rend la dispersion lente. Même les formes macroptères sont de piètres voyageurs volants[5].
Habitat
Zonocerus elegans est une espèce de savane que l'on ne trouve pas dans les zones de forêts pluviales équatoriales ni dans les régions désertiques ou semi-désertiques où les précipitations annuelles ne dépasse pas 200 mm[5].
Reproduction

Zonocerus elegans se reproduit une fois par an, passant l'hiver (qui coïncide généralement avec la saison sèche) au stade de l'œuf qui dure de 7 à 9 mois. L'éclosion coïncide avec le début des pluies saisonnières. Après l'éclosion, l'animal mue 5 fois avant de devenir adulte. Le développement dure de 75 à 102 jours. Les mâles deviennent matures en premier, mais leurs tentatives d'accouplement sont rejetées jusqu'à ce que les femelles deviennent réceptives environ 2 semaines plus tard. Les couples restent stables pendant les jours de la ponte et probablement aussi pendant les semaines précédant la ponte. En plus de la fréquentation prolongée d'une femelle, les mâles peuvent essayer d'obtenir des inséminations par des "tactiques d'attaque" sur les sites de ponte. La ponte a lieu 2 à 3 semaines après le premier accouplement. Les femelles déposent entre 23 et 116 œufs par nid[5].