À bras-le-corps
film multinational sorti en 2025
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À bras-le-corps est un film helvético-franco-belge réalisé par Marie-Elsa Sgualdo et sorti en 2025. Il traite d'un viol et de ses conséquences sur une jeune fille, sa vie et son entourage, dans une Suisse protestante pendant la Seconde guerre mondiale.
Marie-Elsa Sgualdo
Grégoire Colin
Thomas Doret
Aurélia Petit
Sandrine Blancke
| Réalisation | Marie-Elsa Sgualdo |
|---|---|
| Scénario |
Nadine Lamari Marie-Elsa Sgualdo |
| Musique | Nicolas Rabaeus |
| Acteurs principaux |
Lila Gueneau Grégoire Colin Thomas Doret Aurélia Petit Sandrine Blancke |
| Sociétés de production |
Box Productions Hélicotronc Offshore |
| Pays de production |
|
| Genre | drame historique |
| Durée | 96 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il est présenté en avant-première à la Mostra de Venise 2025. Il sort en salles l'année suivante.
Synopsis
En 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, Emma est une jeune fille de quinze ans vivant en Suisse. Elle tombe enceinte après avoir été violée, alors qu'elle concourt pour un prix de vertu, pour financer ses études d'infirmière. Portée par sa volonté de vivre, elle va devoir faire des choix déchirants pour suivre ses aspirations. Elle va également devoir affronter le jugement des membres de sa communauté protestante[1].
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : À bras-le-corps
- Titre international anglais : Silent Rebellion
- Réalisation : Marie-Elsa Sgualdo
- Scénario : Nadine Lamari et Marie-Elsa Sgualdo
- Musique : Nicolas Rabaeus
- Direction artistique :
- Décors : Sara Weingart
- Costumes : Geneviève Maulini
- Photographie : Benoît Dervaux
- Montage : Karine Sudan
- Production : Fabrice Preel-Cleach et Emmanuelle Latourrette
- Sociétés de production : Box Productions, Hélicotronc et Offshore
- Sociétés de distribution : Box Productions (Suisse), Wayna Pitch (France), Imagine Film Distribution (Belgique), Salaud Morisset (monde)
- Budget : N/A
- Pays de production :
Suisse,
Belgique,
France - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : drame historique
- Durée : 96 minutes
- Dates de sortie[2] :
- Italie : (Mostra de Venise)
- Suisse :
- France : [3]
Distribution
- Lila Gueneau : Emma
- Grégoire Colin : le pasteur
- Thomas Doret : le mari
- Aurélia Petit : la femme du pasteur
- Sandrine Blancke : Alice, la mère
- Cyril Metzger : Louis, le bourgeois en visite
- Sasha Gravat Harsch
- Joëlle Fretz
- Aurélien Patouillard
- Tamara Semelet
- Roland Vouilloz
- Louis Bonard
- Caroline Imhof : la patronne du magasin
- Étienne Fague : le médecin
- Gwenoline Piccolo : La collègue
- Raphaël Thiéry : Bernard, le paysan
Production
C'est le premier long métrage de la réalisatrice, en coproduction avec la Radio Télévision Suisse. La réalisatrice l'a créé durant sept ans[5], avec l'aide d'une coordinatrice d'intimité[6].
Sortie et accueil
Avant-premières
Plusieurs avant-premières de À bras-le-corps (Silent Rebellion) ont lieu en Suisse romande, par exemple à la cinémathèque suisse à Lausanne[7] et ailleurs[8].
Festivals et prix
Le film a été sélectionné à la Mostra de Venise[9],[10],[11] et a reçu une standing ovation à l'issue de la représentation[12]. Il a sept nominations au prix du cinéma suisse, dont celle du meilleur film de fiction et celle du meilleur scénario[13],[5],[14].
- Sélection Spotlight de la Mostra de Venise 2025
- Sept nominations, dont deux gagnants, au Prix du cinéma suisse :
- Marie-Elsa Sgualdo pour le prix du meilleur film de fiction
- Marie-Elsa Sgualdo pour le prix du meilleur scénario
- Cyril Metzger pour le prix du meilleur second rôle
- Nicolas Rabaeus pour le prix de la meilleure musique de film
- Benoît Dervaux pour le prix de la meilleure photographie (gagnant)[15]
- Karine Sudan pour le prix du meilleur montage (gagnant)[15]
- Xavier Lavorel, Franco Piscopo et Henry Sims pour le prix du meilleur son
- Meilleur long métrage, Johannesburg Film Festival 2026 (gagnant)[16]
- Meilleure cinématographie, Johannesburg Film Festival 2026 (gagnant)[16]
- Lila Gueneau pour la mention spéciale, Johannesburg Film Festival 2026 (gagnant)[16]
Le film est sélectionné dans plus de quarante festivals du monde, y compris au Brésil. Il touche aussi bien les personnes âgées aux expériences similaires que les plus jeunes[17].
Critiques
| Site | Note |
|---|---|
| Internet Movie Database | |
| The Movie Database | 70/100 |
| Périodique | Note |
|---|
Le consentement et le viol sont présentés d'un point de vue féminin, dans la discrétion et le silence. Un féminisme d'émancipation doux et tranquille, qui retrace la vie de femmes abusées de deux générations[18].
Pour Lila Guenau, le rôle d'Emma est principalement physique et émotionnel : toute la psychologie du personnage passe par la retenue, les regards, les postures, comme en 1943. Pour son personnage, la réalisatrice s'est inspirée des témoignages de femmes et des archives de l'époque, pour leur rendre femmage. Le film traite de la liberté et de l'affirmation de soi[17].
On voit aussi comment l'injustice détruit, et le film met en question la neutralité, le conformisme et le conservatisme protestant[19]. L'enjeu principal du film est de permettre aux spectateurs de se remettre en question par rapport à leurs idées sur le viol, à leurs actions ou inactions, à leurs silences (complices)[20],[21],[22],[23]. D'autres critiques en allemand et en anglais ont été publiées[24],[25],[26],[27],[28].
Meilleur film de la semaine du 30 mai 2026, en France[29],[30], Le Monde fait aussi une critique élogieuse du film en comparant Emma, avec Rosetta, l'héroïne des frères Dardenne et en notant que la réalisation s'attache à montrer les réactions d'Emma[31]. Pour Terrafemina, c'est un "puissant exemple de female gaze" et une histoire de rage contemporaine[32].