À pied d'œuvre
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Gilles Marchand
André Marcon
Virginie Ledoyen
| Réalisation | Valérie Donzelli |
|---|---|
| Scénario |
Valérie Donzelli Gilles Marchand |
| Musique | Jean-Michel Bernard |
| Acteurs principaux |
Bastien Bouillon André Marcon Virginie Ledoyen |
| Sociétés de production | Pitchipoï Productions |
| Pays de production |
|
| Genre | Biographie |
| Durée | 92 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
À pied d'œuvre est un film français réalisé par Valérie Donzelli et sorti en 2025.
Il s'agit de l'adaptation de l'autobiographie éponyme de Franck Courtès, considéré comme l’un des meilleurs livres de la rentrée littéraire en 2023[1].
Il est sélectionné en compétition officielle de la Mostra de Venise 2025[2].
Un photographe très en vue abandonne tout pour se lancer dans l'écriture, avant de tomber dans la pauvreté[3],[4]. Ses romans connaissent le succès auprès de la critique, alors que les ventes restent faibles et ses revenus aussi. Il s'inscrit alors sur un site en ligne proposant de le mettre en relation avec des particuliers proposant des missions temporaires et découvre ainsi le monde des travailleurs précaires. La concurrence est rude entre les candidats, ce qui pousse les rémunérations à la baisse.
Paul se retrouve à accepter toutes sortes de missions, souvent pénibles physiquement, avec chaque fois l'angoisse de la note que lui donnera son client et qui est publique sur l'application.
Il rencontre des personnes diverses, ce qui nourrit sa curiosité d'écrivain. Ses proches ne comprennent pas qu'il accepte ce mode de vie. Il est séparé de ses enfants, partis à Montréal avec leur mère, alors que ses moyens financiers insuffisants ne lui permettent pas de s'acheter des billets d'avion pour aller les voir.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : À pied d'œuvre
- Réalisation : Valérie Donzelli
- Scénario : Valérie Donzelli et Gilles Marchand, d'après le roman éponyme de Franck Courtès[1]
- Musique : Jean-Michel Bernard[5]
- Décors : Manu de Chauvigny[5]
- Costumes : Nathalie Raoul[5]
- Photographie : Irina Lubtchansky[5]
- Son : Emmanuel Croset, Simon Poupard et André Rigaut[5]
- Montage : Pauline Gaillard[5]
- Production : Alain Goldman[1],[3],[4]
- Sociétés de production : Pitchipoï Productions[3], en coproduction avec France 2 Cinéma[4]
- Sociétés de distribution : Diaphana[3],[4] (France) ; Agora Films (Suisse romande), Lumière (Belgique)
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur — 1,66:1[6]
- Genre : biographie, drame
- Durée : 92 minutes[5]
- Dates de sortie :
Distribution
- Bastien Bouillon : Paul Marquet[10]
- Virginie Ledoyen : Alice, éditrice chez Gallimard[10]
- André Marcon : le père de Paul[10]
- Valérie Donzelli : l'ex-épouse de Paul[10]
- Marie Rivière : Christine
- Adrien Barazzone : Pierre Lautrec
- Marion Lécrivain : la sœur de Paul
- Oscar Tillette : le fils de Paul
- Ève Oron : la fille de Paul
- Philippe Katerine : le bijoutier
- Claude Perron : la femme à la valise
- Béatrice de Staël : la marchande de presse
- Pauline Serieys : la jeune femme de la mezzanine
- Michel Gondry : le client aux chaussettes
- Éric Reinhardt : le client maniaque
- Christopher Thompson : l'homme aux buis
Production
Genèse et développement
À la mi-, Valérie Donzelli révèle son prochain projet de long métrage, pour lequel elle adapte, avec Gilles Marchand, le roman autobiographique, À pied d'œuvre, de Franck Courtès, ex-photographe de Libération, dont les droits sont acquis par le producteur, Alain Goldman[1].
Début , Valérie Donzelli reçoit une avance sur recettes, venant du Centre national du cinéma (CNC)[11].
Le film est produit par Alain Goldman pour la société Pitchipoï Productions[3] et coproduit par France 2 Cinéma[4]. La société Diaphana gère la distribution du film dans les salles françaises[3],[4].
Attribution des rôles
À la mi-, Bastien Bouillon est annoncé dans le rôle principal, celui d'un ex-photographe, Paul, ainsi que Virginie Ledoyen et Marie Rivière[3],[12]. Blanche Gardin, qui selon elle devait assurer le rôle de l'ex-épouse du héros principal, prétend avoir été écartée de la production en raison de ses déclarations sur le conflit palestinien et son avis sur la situation de Gaza, étant soupçonnée d'antisémitisme[13]. Valérie Donzelli joue ce petit rôle, André Marcon incarnant le père de Paul [10].
Tournage
Le tournage débute le [3] à Paris et dans sa région durant six semaines[4].
Musique
La musique est composée par Jean-Michel Bernard, pour la première fois, après Yuksek, Philippe Jakko et Gabriel Yared[14].
Le compositeur reprend le Trio pour piano et cordes no 2 de Schubert pour le film, ainsi que les chansons, tels que Foule sentimentale d'Alain Souchon, Joe le taxi de Vanessa Paradis et Le vieux couple de Serge Reggiani[15].
« Je voulais une musique qui soit le petit cœur battant du personnage, sa petite musique intérieure. »
Accueil
Festival et sorties
Le , Diaphana révèle la date de sortie du film, À pied d'œuvre : le [16],[17]. Fin septembre, le distributeur repousse la date au [8].

Le , le film fait partie des trois films français sélectionnés en compétition officielle pour le Lion d'or à la Mostra de Venise[2]. Il y est projeté, en avant-première mondiale, dans la soirée du à la PalaBiennale du Palais du cinéma de Venise[5] : de longues ovations y ont lieu pendant la projection[18]. Le suivant, il y reçoit le prix du meilleur scénario[19].
En Belgique, comme en Suisse romande, il sort également le dans les salles obscures[7],[9].
Accueil critique
Au lendemain de la projection du film à la Mostra de Venise, Jacques Morice, du magazine Télérama, souligne qu'À pied d'œuvre est « humble et orgueilleux à la fois »[20] et Renaud Baronian, du journal Le Parisien, « bouleversant »[18]. Hubert Heyrendt, du journal La Libre Belgique, mentionne « d'une grande justesse sur la précarité du métier d'écrivain »[21].
Sur le site Allociné, le film recueille une note moyenne de 3.9⁄5 sur la base de 28 critiques presse.
Éric Neuhoff, du journal, Le Figaro, applaudit le comédien, Bastien Bouillon, dans le film « sobre, juste, modeste »[22], de même que Laura Tuillier, du Libération, concernant le « formidable Bastien Bouillon, le film porte un regard lucide et sobre sur la précarité des artistes »[23].
Jacques Mandelbaum, du Monde, est touché « par la prestation de Bastien Bouillon en anachorète littéraire, amaigri, à la coupe autogérée, lunettes en métal sur le nez, dans une vie de privation millimétrée pour pouvoir assouvir sa vocation »[24] et Marie Sauvion, du magazine, Télérama, confirme que « Valérie Donzelli filme avec justesse la dégringolade sociale d’un romancier »[25], de même qu'Hubert Heyrendt, du magazine belge, Moustique, « Valérie Donzelli signe un drame sobre porté par un grand Bastien Bouillon »[26].
Rose Lamy, dans Frustration Magazine, critique vivement ce film et les représentations sociales qu'ils véhiculent. Il est révélateur des problèmes du cinéma social français. Selon elle, cette bourgeoisie intellectuelle et littéraire qui se vit "comme le centre du monde", ne peut pas s'empêcher de parler à la place des classes populaires, qu'elle prétend défendre[27].