Àngels Martínez Castells

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Décès
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Castelldefels (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Àngels Martínez i CastellsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Àngels Martínez Castells
Àngels Martínez Castells en 2011.
Fonction
Députée au Parlement de Catalogne
XIe législature du Parlement de Catalogne
Circonscription électorale de Barcelone
-
Biographie
Naissance
Décès
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Castelldefels (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Àngels Martínez i CastellsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Barcelone (docteur en économie (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Partis politiques
Parti socialiste unifié de Catalogne (-)
Parti des communistes de Catalogne (en) (-)
Gauche unie et alternative (-)
Podemos ( - )
Nous sommes l'alternative (en) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Conseil consultatif pour la promotion d'un Forum civique et social pour le débat constitutif (d) (-)
Nous sommes l'alternative (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Titre honorifique
Illustrious (d)

Àngels Martínez Castells, née le 9 mai 1948 à Mollet del Vallés (province de Barcelone) et morte le 1er septembre 2024[1], est une femme politique espagnole et une activiste indépendantiste catalane.

Professeure d'université, elle préside l'organisation Debout pour la santé publique (en catalan : Dempeus per la Salut Pública, en espagnol : De pie por la Salud Pública) créée à Barcelone en 2009. Entre octobre 2015 et octobre 2017, elle est députée au Parlement de Catalogne.

Carrière politique

À la suite d'études de commerce, philosophie et lettres, et droit, Àngels Martínez Castells devient doctorante en sciences économiques à l'Université de Barcelone. Sa thèse Fabián Estapé est une recherche sur les gouvernements provisoires au Portugal après la révolution des Œillets[2]. De 1976 au 2008, elle est professeure de politique économique à l'Université de Barcelone[3].

Elle effectue des recherches sur les genres, l'économie, la santé publique, l'immigration et la citoyenneté, et publie des travaux sur les conséquences du néolibéralisme, le principe de subsidiarité et sur la femme en démocratie. Elle réalise aussi des travaux sur l'histoire de la pensée économique. Elle traduit en catalan et en castillan une trentaine de livres de politique et d'économie.

Elle fut vice-présidente de la Fondation Pere Ardiaca en 2000 et a dirigé la revue théorique Realitat éditée par la fondation[4],[5].

Àngels Martínez Castells commence à militer pour le Parti socialiste unifié de Catalogne (PSUC) en 1968. En 1982, elle participe à la création du Parti communiste de Catalogne. En 1971, elle participe à la fondation de l'Assemblée de la Catalogne et à la fondation de la section d'éducation des Commissions ouvrières (CCOO) catalanes. En 1998, elle est membre fondateur du parti Gauche unie et alternative (espagnol : Esquerra Unida i Alternativa, en espagnol : Izquierda Unida y Alternativa, en catalan : Esquerra Unida i Alternativa ou EUiA).

En 1999, elle est la première femme de l'EUiA à se présenter aux élections du Parlement européen, représentant le PCC[3], puis est seconde de liste de l'Initiative pour la Catalogne Verts - Gauche unie et alternative initiée par Raül Romeva mais n'est finalement pas sélectionnée[6].

De 2005 à 2012, elle fait partie du Conseil national de l'EUiA[7]. En 2009, elle co-fonde l'organisation Debout pour la santé publique (catalan : Dempeus per la Salut Publique[réf. nécessaire], en espagnol : De pie por la Salud Pública, en catalan : Dempeus per la Salut Pública), organisation qu'elle préside[8]. En 2011, elle est co-auteur du livre Reacciona (français : il Réagit ou plutôt Réagis, à l'impératif) sous la direction de Rose María Artal (en espagnol : Rosa María Artal (es)), un livre manifeste lié au mouvement des Indignés, et qui fut suivi en 2012 par le livre Actúa (français : Agit, ou plutôt Agis, à l'impératif) et en 2015 dpar Reacciona 2.

En 2013, elle est nommée membre du Conseil scientifique d'ATTAC[9]. Durant les élections municipales de mai 2015, elle est numéro 32 sur la liste Barcelone en commun dirigée par Ada Colau[10].

En juillet 2015, elle se présente aux primaires sous la bannière Podemos en faisant partie de la liste Équipe Albano - Le changement en Catalogne et est choisie comme numéro deux de liste dans les élections de la communauté autonome de Catalogne du 27 septembre[11]. Après le pacte entre les partis Initiative pour la Catalogne Verts, Podemos, Gauche unie et alternative et Verdes Equo, elle devient numéro 4 de la liste, affiliée à Catalogne oui c'est possible dirigée par Lluís Rabell et est élue députée.

Polémique des drapeaux

Le 7 septembre 2017, lors d'une séance du Parlement de la Catalogne où était discutée l'approbation de la Loi de transition juridique et constitutive de la République, les députés de Ciudadanos et du Parti Populaire ont abandonné leurs sièges en protestation à cette discussion qui, selon eux, constituait une violation de la Constitution espagnole et le Statut d'autonomie, laissant sur leurs sièges des drapeaux de l'Espagne et de la Catalogne. Martínez Castells s'est alors levée de son siège et a retiré les drapeaux espagnols pour ne laisser que les drapeaux catalans. Ce geste controversé, qui a été condamné par la présidente de la chambre Carme Forcadell, a été largement relayé dans la presse[12],[13]. Son parti Podemos a exigé qu'elle formule des excuses, ce qu'elle a refusé de faire[14],[15]. Elle aurait affirmé hors micro que les drapeaux qu'elle a retirés « étaient un symbole qui ne correspondait pas à ce que se votait ce jour-là au Parlement [et que] ce n'est pas un drapeau qui nous unit, il ne reconnaît pas la pluri-nationalité et a été imposé par la force des armes ». Elle a ajouté que le drapeau tricolore espagnol est « la raison contre lequel mon père a lutté lorsqu'il avait 18 ans et contre lequel la moitié de ma famille est morte »[16]. Le 28 octobre 2017, après la mise en application par le Gouvernement espagnole[Qui ?] de l'article 155 de la Constitution, Martínez Castells a refusé de reconnaître la légitimité d'une telle mesure, considérant comme légitime le président désisté de la Généralité Carles Puigdemont[17],[18]

Publications

Références

Liens externes

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