Édouard Agneessens
peintre belge
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Édouard Agneessens, né à Bruxelles le et mort à Uccle le , est un peintre belge et un portraitiste de style réaliste.
Biographie
Édouard Joseph Alexandre Agneessens, né à Bruxelles le , est le fils d'Augustin François Agneessens, correcteur typographe, et de Marie Joaniaux.
Il se forme à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles et est l'un des élèves les plus en vue de Jean-François Portaels, artiste peintre qui a ouvert son propre atelier. Édouard Agneessens fait partie en 1860 du groupe L'Art Libre. En 1863, il remporte deux premiers prix de l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles pour le dessin d'après nature et pour la composition historique[1].
En 1866, il commence à exposer dans les salons triennaux. Il fréquente Rops au moins à partir de 1868, date à laquelle il est membre effectif de la Société libre des Beaux-Arts (1868-1876). Ce groupe d’artistes en faveur du réalisme et d’une peinture libérée des conventions académiques avait entre autres été initié par Rops. Tout comme ce dernier, il est proche du sculpteur Cyprien Godebski avec qui il entreprit un voyage en Russie vers 1871. Il prit également part aux expositions de La Chrysalide en 1876.
En 1868, il est l'un des membres fondateurs de la Société libre des beaux-arts à Bruxelles. En 1869, il remporte Prix de Rome de peinture.
En 1869, il se rend en Russie à Saint-Pétersbourg où, à l'instigation de Cyprien Godebski, il espère faire une brillante carrière. Après six mois, il rentre à Bruxelles déçu et fatigué n'ayant pu recevoir aucune commande. Il se remet alors au travail produisant une série de portraits : Les Enfants Colard, Le professeur Bommer, Mme Vanderstappen, Le docteur De Smeth, Jeune fille, Gourmandise, etc.[2].
En 1876, il prend part aux expositions de La Chrysalide.

En , des troubles mentaux le conduisent à être interné les dernières années de sa vie.
Le , il meurt à Uccle dans la maison de santé où il était interné. Sa dépouille est ramenée à son domicile à Saint-Josse-ten-Noode où se déroulent ses funérailles civiles. Il est inhumé au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode à Schaerbeek (pelouse 43).
Ses œuvres se trouvent dans de nombreux musées en particulier en Belgique.
Style artistique
Sélection d'œuvres

Musée des beaux-arts de Tournai.
- Javanaise, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Tournai, 1873
- Mathilde Costermans, huile sur toile, musée national de Victoria (Australie), 1874.
- Juliette Quénel, huile sur toile, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers.
- La Tricoteuse, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Tournai,1875.
- Madame Louis Claes et sa fille, huile sur toile, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1875.
- Rosita, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Gand, 1876.
- La Flamande, huile sur toile, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.
- Volupté, huile sur toile, Musée Charlier à Saint-Josse-ten-Noode.
- Au Théâtre, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Tournai, 1880.
Hommages et distinctions
Son buste en bronze a été réalisé par Charles Van der Stappen. Un monument à sa mémoire, œuvre de Charles Van der Stappen, a de même été inauguré en 1887 au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode.
La distinction suivante lui a été attribuée :