Édouard Geffray

homme politique, juriste, haut fonctionnaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Édouard Geffray, né le à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

PrésidentEmmanuel Macron
Premier ministreSébastien Lecornu
GouvernementLecornu II
PrédécesseurÉlisabeth Borne
Faits en bref Fonctions, Ministre de l’Éducation nationale ...
Édouard Geffray
Illustration.
Édouard Geffray en 2025.
Fonctions
Ministre de l’Éducation nationale
En fonction depuis le
(4 mois et 27 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Sébastien Lecornu
Gouvernement Lecornu II
Prédécesseur Élisabeth Borne
Directeur général de l'enseignement scolaire

(5 ans et 7 jours)
Ministre Jean-Michel Blanquer
Pap Ndiaye
Gabriel Attal
Amélie Oudéa-Castéra
Nicole Belloubet
Prédécesseur Jean-Marc Huart
Successeur Caroline Pascal
Directeur de cabinet du Garde des Sceaux, ministre de la Justice

(1 mois)
Ministre François Bayrou
Prédécesseur Éric Ruelle
Successeur Mathieu Hérondart
Secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés

(4 ans, 8 mois et 19 jours)
Président Isabelle Falque-Pierrotin
Prédécesseur Yann Padova
Successeur Jean Lessi
Biographie
Nom de naissance Édouard Jean Gabriel Geffray
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Épinay-sur-Seine (France)
Nationalité Française
Diplômé de Université Paris-Sorbonne
IEP de Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire
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Il est ministre de l'Éducation nationale depuis le dans le gouvernement Lecornu II.

Biographie

Jeunesse, famille et formation

Né le à Épinay-sur-Seine[1], Édouard Geffray est marié et père de cinq enfants[2].

Après des études au lycée Fénelon à Paris, il poursuit ses études supérieures à l'université Paris-Sorbonne où il obtient une maîtrise d'histoire économique, ainsi qu'à l'Institut d'études politiques de Paris[1].

Admis à l'École nationale d'administration (ENA), au sein de la promotion Romain-Gary (2003-2005), il rejoint à sa sortie le Conseil d'État[3],[4].

Carrière professionnelle

En 2012, il est nommé directeur des affaires juridiques, internationales et de l'expertise, puis secrétaire général (jusqu'en 2017) de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL)[5].

En 2017, il est nommé directeur de cabinet du ministre de la Justice, François Bayrou[6]. Il est ensuite nommé directeur général des ressources humaines du ministère de l'Éducation nationale puis, à partir de 2019, directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO)[1],[7],[8]. À ce poste, il travaille notamment, sous l'autorité du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, à la mise en œuvre de la réforme du baccalauréat et à la gestion de la pandémie de Covid-19 dans les établissements scolaires puis, sous celle de Gabriel Attal, à la mise en place des « groupes de besoins » au collège[9],[10],[4].

En 2021, il se porte candidat à la direction de l'Institut d'études politiques de Paris, sans succès[11].

Ayant quitté le poste de DGESCO en , il réintègre le Conseil d’État en [11]. En , il remet au gouvernement un rapport sur l’éducation au cinéma à l’école[12].

Ministre de l’Éducation nationale

Nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Lecornu II le [13], il est le septième ministre de l'Éducation nationale depuis 2022[14], après avoir servi cinq de ses prédécesseurs en tant que DGESCO[4]. Sa nomination est accueillie fraîchement par les syndicats d’enseignants, son profil étant rattaché à la période de Jean-Michel Blanquer (2017-2022)[10],[12] et, selon Le Monde, au manque de dialogue social qu'il a incarné[4].

Quelques jours après sa prise de fonction, il annonce la suppression de 4 000 postes dans l'Éducation nationale pour 2026. Face aux critiques des syndicats qui dénoncent un « abandon », Édouard Geffray évoque « l’effondrement démographique » et précise que ces suppressions s'accompagnent de créations de postes de stagiaires dans le cadre de la réforme du CAPES[15],[16],[17].

Dans les semaines qui suivent, les observateurs notent sa maîtrise des dossiers et sa connaissance de l'institution, malgré une incertitude quant à sa vision des politiques éducatives[4].

En , il met en place une politique de soutien aux collèges en difficulté, en concentrant des moyens sur les 800 collèges où 40 % des élèves ont moins de 820 de moyenne au brevet[18].

Décorations

  • Chevalier de l'ordre national du Mérite : nommé le 14 novembre 2016 au titre de « Secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés ; 11 ans de services »[19]
  • Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur : décoré le au titre de « directeur général de l'enseignement scolaire ; 20 ans de services »[20].
  • Commandeur de l'ordre des Palmes académiques : décoré "ex officio" le en tant que directeur général de l'enseignement scolaire[21],[22].

Publications

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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