Édouard Lévêque

industriel, peintre, photographe et botaniste From Wikipedia, the free encyclopedia

Édouard Lévêque, né le à Amiens (Somme) et mort le dans le 16e arrondissement de Paris, est un industriel, peintre et photographe français.

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Créateur de l'expression de « Côte d'Opale », il participe à la création de Paris-Plage où il est rédacteur du journal Paris-Plage. Il est l'un des huit fondateurs le de la Société académique de Paris-Plage et en fut le président. Il est le premier historien de la station balnéaire et rédige plusieurs ouvrages sur l'histoire de celle-ci et de ses fondateurs.

Biographie

Enfance et famille

Édouard François Lévêque est né le à Amiens (Somme) du mariage le à Amiens de Jules Charles Constantin, marchand mercier, né le à Beauvais (Oise) et de Françoise Louise Félicie dite Cornélie Jérôme, marchande mercière, née le à Amiens[1],[2].

Le à Amiens, Édouard Lévêque épouse Marie Gabrielle Marthe Prévost née le à Guiseniers (Eure), fille de Dominique Prévost et de Marie Augustine Émilie Blondel[3]. Ils ont deux enfants : Marie Émilie Félicie Germaine Lévêque (1884-1977)[4] et Yvonne Marie Marthe Adrienne Lévêque (1886-1979)[5].

Vie professionnelle

En 1886, Édouard Lévêque devient l'associé de Dominique Prévost-Blondel, son beau-père, industriel de la chaussures à Amiens, et la maison prend la raison sociale « Prévost-Blondel et Lévêque » durant 18 ans.

Dominique Prévost-Blondel se retire des affaires en 1906, laissant son industrie à son gendre et associé Édouard Lévêque, ainsi qu'à ses petits-gendres Léon et Georges Mulliez[6].

Il est membre titulaire de la Société des antiquaires de Picardie à partir du [7].

L'auteur de l'expression de « Côte d'Opale »

En tant que peintre, Édouard Lévêque est l'élève de Léon-Pierre Delambre et de Pierre De Coninck. Il obtient une médaille de bronze à Amiens en 1883[8].

C'est en peignant ses tableaux qu'il baptise la côte du Touquet-Paris-Plage du nom d'« Opale », pour nommer le littoral entre Le Crotoy et Équihen-Plage, en hommage à sa lumière si particulière et changeante[9]. En , Édouard Lévêque, qui souhaite vanter les alentours du Touquet-Paris-Plage dans Le journal de Paris-Plage, s'interroge : « Y a-t-il dans la nature quelque chose qui possède cette diversité de coloration sans cesse changeante ? Oui, il y a l'opale, cette pierre précieuse aux tons laiteux, qui jette tour à tour la série des éclats de vert et de rouge. Qu'à la Côte d'Azur, la Côte d'Emeraude et la Côte d'Argent vienne s'ajouter désormais la Côte d'Opale, la nôtre ! »

Le Touquet Paris-Plage

« Heri solitudo… hodie civitas » (« Hier la solitude… aujourd'hui la civilisation »), cette phrase d'Édouard Lévêque écrite en 1930 résume bien l'histoire du Touquet-Paris-Plage. Hier des garennes désertes et inhospitalières, aujourd'hui une station maritime parmi les plus accueillantes d'Europe.

Membre du comité du Syndicat d'initiative de Paris-Plage, il en devient le vice-président le [10]. Il est également membre du Comité d'initiative et du conseil d'administration du Syndicat d'initiative du Touquet-Paris-Plage, [11] et est nommé membre titulaire de la Société académique de Paris-Plage, dont il est l'un des fondateurs, le . Il est le vice-président de cette société de 1906 à 1909, président de 1909 à 1911, puis de 1926 à 1928, et de 1932 à 1934, et enfin président d'honneur[7]. Il est le premier historien de la station balnéaire et rédige plusieurs ouvrages sur l'histoire de celle-ci et de ses fondateurs.

Édouard Lévêque meurt le dans le 16e arrondissement de Paris[12].

Hommages

La plaque du square Édouard Lévêque.

Pour lui rendre hommage, la municipalité du Touquet-Paris-Plage donne son nom à un square situé à l'angle nord-est des rues de Bruxelles et de Metz.

Ce square est inauguré le sous la présidence d'Édouard Champion, vice-président de la Société académique du Touquet-Paris-Plage, en présence du maire de la commune, le docteur Jules Pouget.

La ville d'Étaples a également donné son nom à un boulevard.

Récompense

Médaille de bronze au Salon de peinture d'Amiens en 1883 (Société des amis des arts de la Somme)[7].

Œuvres dans les collections publiques

Peinture

Photographie

Publications

Édouard Lévêque, outre de nombreux articles dans le Courrier de la Somme, le Mémorial d'Amiens, le Paris-Plage, etc., est l'auteur de :

  • Notice historique sur le village de Douilly et ses dépendances : Margères, ancien prieuré obédiencier d'Arrouaise, puis de Corbie. Forest et Montizelle, en collaboration avec Hector Josse, Amiens, éditeur E. Laforest, 1888[20] ;
  • Trente jours à Paris-Plage, Montreuil, Imprimerie Delambre, 1903[21] ;
  • Paris-Plage Le Touquet Rapide historique, physionomie et description, moyens de distraction, Montreuil-sur-Mer et Paris-Plage, éditeur Charles Delambre, 1904 ;
  • Histoire de Paris-Plage et du Touquet, souvenirs et impressions, Paris-Plage et Montreuil, Charles Delambre, (réimpr. 2011 en deux tomes aux éditions PyréMonde), 601 p. (lire en ligne)
  • Méthode de plantation à Paris-Plage, Montreuil, Imprimerie Delambre, 1906[21] ;
  • Les passe-temps, promenades et excursions de Paris-Plage, Montreuil, Imprimerie Delambre, 1907 ; deuxième édition, revue et augmentée, 1909[21] ;
  • Annuaire général de Paris-Plage, 1re année 1909, en collaboration avec Georges Térouanne, Montreuil-sur-Mer, Imprimerie Delambre, 1909 ;
  • La Flore du Touquet et de Paris-Plage, en collaboration avec Benjamin Élie, Amiens, Imprimerie Laforest, 1910.
  • Les Disparus, ou Biographies des fondateurs du Touquet-Paris-Plage et des principaux artisans de son développement, 1925. Première série 1885-1922 ; réédition aux Éditions PyréMonde le .

Pour approfondir

Notes et références

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