Édouard Ordinaire

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Décès
Nom de naissance
Hubert-Joseph-Edouard OrdinaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Édouard Ordinaire
Portrait photographique d’E. Appert.
Fonctions
Préfet du Doubs
-
Député français
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Hubert-Joseph-Edouard OrdinaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Édouard Ordinaire, né le à Besançon et mort le à Maisières-Notre-Dame, est un médecin, agronome et homme politique français.

Fils de Désiré Ordinaire, recteur de l'académie de Strasbourg[1], il étudie la médecine dans cette même ville et sort diplômé en 1836. Il séjourne de 1837 à 1841 à Paris, où il devient phalanstérien (fouriériste), « médecin fouriériste dissident »[2]. Exerçant à Besançon, il occupe, de 1841 à 1851, une chaire à l'école de médecine de Besançon[3].

Alpiniste, il réussit en cinq jours deux fois l'ascension du Mont-Blanc en 1843[4] et en 1847, il réussit à atteindre le col Silbersattel (4 515 m)[5] avec Victor Puiseux et autres par le glacier du Mont Rose[6].

Républicain convaincu[a], il fonde, en 1848, le Républicain de France-Comté, qui ne tardera pas à succomber sous le poids des amendes[b]. Candidat pour le Doubs aux élections de 1848, il n'est pas élu.

Le coup d’État de 1822 tire ce républicain de naissance et démocrate de cœur de ses rêves : il renonce alors à l’enseignement, à la politique active, et se retire dans la maison paternelle de Maisières, où il se se fait paysan[c], et où il occupe le poste de maire, de 1854 à 1870[7]. En 1867, il est élu conseiller général du Doubs pour le canton d'Ornans. Il est lié au peintre Gustave Courbet avec lequel il a une correspondance ; les deux fils d'Édouard, Olivier et surtout Marcel, assisteront le peintre[8].

En 1867, une campagne électorale s’étant engagée, dans le canton d'Ornans, pour le conseil général, il prend énergiquement parti pour le candidat Vautherin, qui se présentait contre le colonel Tripard, candidat du gouvernement impérial. Il rédige, à cette occasion, Une élection dans le Grand-duché de Gerolstein, un pamphlet plein de verve et de bon sens contre le régime impérial, qui est cité à la tribune de la Chambre des députés par un orateur de l’opposition. Déféré par le gouvernement impérial aux tribunaux, il est condamné à la prison et à l’amende. Cela lui vaut d'être destitué de sa fonction de maire[3]. Candidat de l’opposition dans le Doubs, il est député républicain, de 1869 à 1870, siège à gauche, au sein du groupe irréconciliable avec Raspail et Henri Rochefort, votant systématiquement contre l'Empire[9].

Lors de la restauration e la République, il accepte, par devoir, les fonctions, difficiles à cette époque, de préfet du Doubs, que lui offre le gouvernement provisoire de 1870, et occupe ce poste jusque vers sa démission, face aux enjeux militaires, le lendemain de la défaite de Buzenval, le [10],[11] sous la pression de la population et de Léon Gambetta[12],[13]. Entretemps il aura fondé une Ligue républicaine de l'Est le , et si la formation est d'inspiration patriotique elle s'avère néanmoins directement contrôlée par des membres de l'AIT qui s'impliqueront dans les préparatifs de la Commune de Besançon[14]. Il est nommé maire de Besançon (apparemment sans entrer en fonction), avant de se retirer de la vie politique.

Il entre en 1846 à la loge maçonnique « Sincérité, Parfaite Union et Constance Amitié » du Grand Orient de France et sera l'interlocuteur de Proudhon à son intronisation en 1847. Il est promu maitre la même année.

Il est le cousin du poète, journaliste et homme politique Dionys Ordinaire.

Publications

  • Aux phalanstériens : La commission préparatoire de l’Institut sociétaire, Paris, , 36 p. (lire en ligne).
  • Une élection dans le Grand-duché de Gerolstein, Paris, Édouard Dentu, (lire en ligne).
  • Lettre électorale d'un maire de village à ses collègues, Paris, Armand Le Chevalier, , 30 p., in-16 (lire en ligne sur Gallica).
  • Lettre circulaire de la "Ligue de l'Est" pour la défense de la République, Besançon, Vve Valluet et fils, 1 p., in-4º (lire en ligne sur Gallica).
  • Des candidatures officielles et de leurs conséquences, Paris, Armand Le Chevalier, , 16 p., in-16 (lire en ligne sur Gallica).
  • Du perfectionnement de la race préfectorale, Paris, Armand Le Chevalier, , 70 p., in-18 (lire en ligne sur Gallica).
  • Veillées franc-comtoises, Besançon, Ordinaire fils, , 232 p., in-16 (lire en ligne sur Gallica).

Notes et références

Sources

Liens externes

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