Église Notre-Dame de Trémaouézan

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Type
Fondation
XVe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Paroisse
Paroisse Notre-Dame-de-Tout-Remede-en-Pays-de-Landerneau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Église Notre-Dame de Trémaouézan
Présentation
Type
Fondation
XVe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Diocèse
Paroisse
Paroisse Notre-Dame-de-Tout-Remede-en-Pays-de-Landerneau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Patrimonialité
Localisation
Adresse
Place de l'ÉgliseVoir et modifier les données sur Wikidata
Trémaouézan, Finistère
 France
Coordonnées

L'église Notre-Dame est une église catholique située à Trémaouézan, dans le Finistère. Elle est située au sein d'un enclos paroissial.

Façade occidentale de l'église.

L'église aurait été fondée entre 1448 et 1459 par Jean de Penmac'h, recteur de Ploudaniel, selon les anciens titres de Coëtivy[1]. L'un des mécènes de l'église sous son premier état, est Alain de Coëtivy, né à Plounéventer, d'abord évêque puis créé cardinal en 1448 par le pape Nicolas V[2]. L'église Notre-Dame est remaniée en 1555 avec l'agrandissement du chevet[1]. La mention de la date « 1577 » est visible dans le transept[3]. Un autre aménagement de cette période est la construction de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, en 1597, grâce au financement de la famille Carman[4]. Cette construction est suivie par l'édification du porche sud en 1623[3]. Claude Texier de Landerneau, surnommé La Pensée, construit la sacristie en 1676[1].

Un premier clocher est détruit par la foudre le 13 février 1702. Il est reconstruit en 1714, grâce aux dons des habitants du village, par les tailleurs de pierre François Gourvez et Maudet Le Bris[1]. Il est écrit dans des archives que « beaucoup de femmes, courant 1713, vendirent leurs bagues, au profit de la reconstruction du clocher »[4]. Son architecture reprend la typologie des clochers léonards. Il est encore visible les écussons des familles de Coëtivy et de Penmarc'h[5].

L'église est classée au titre des Monuments historiques le 7 mars 1916. L'enclos paroissial comprend également l'ossuaire classé le 4 janvier 1921 et une fontaine classée le 18 octobre 1926[6]. Trémaouézan fait partie des 31 sites sélectionnés pour la candidature des enclos paroissiaux du Finistère sur la liste du patrimoine mondiale de l'Unesco, lancée en 2022[7].

Architecture

Église Notre-Dame de Trémaouézan, façade sud.

Une bonne partie de l'église ayant été construite au XVIe siècle, un mélange de styles architecturaux s'opère avec le gothique flamboyant et le style Renaissance. Les travaux de remaniements ont probablement amené à des remplois de structures de l'église primitive comme une fenêtre quadrilobée sur la façade sud de la chapelle Saint-Jean-Baptiste[4].

Le porche sud

De style renaissant, il conserve des éléments gothiques qui ont perduré encore au début du XVIIe siècle par l'emploi de fleurons et d'une ogive décorée de choux frisés. Autrement, il est décoré par des colonnes corinthiennes cannelées supportant un entablement avec une frise sculptée. Des « colonnes françaises » peuvent également être aperçues, signe d'une volonté de s'inscrire dans l'architecture en vogue à cette époque. Ce porche d'entrée se distingue par un étage, servant de salle d'archives. Il s'ouvre sur une galerie à balustrades qui servait à accueillir les prédications extérieures. Un escalier hors-œuvre rectangulaire y permet l'accès[1].

Le porche de Trémaouézan semble s'inspirer du porche sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau, lui aussi exemple du style renaissant. Le chanoine Jean-Marie Abgrall, en 1916, veut y voir un modèle pour Trémaouézan, et propose l'hypothèse que ce soit le même atelier qui ait travaillé sur les deux porches. Le porche de l'église Saint-Pierre de Ploudiry présentant de grandes similitudes avec Notre-Dame de Trémaouézan, semble également tirer son inspiration du porche landernéen[8].

Quatre statues ornent la façade de ce porche. À droite est visible le Père éternel tenant le corps de son fils inanimé, s'éloignant alors de la représentation classique de la Vierge Marie portant son fils mort. On retrouve ensuite la statue de saint Vincent Ferrier, qui selon les archives, daterait de l'église primitive. Ce saint a d'ailleurs été canonisé par le cardinal Alain de Coëtivy, mécène de la construction de l'église de Trémaouézan. La troisième statue est celle de saint Gouesnou. À gauche de la façade, saint Fiacre conclut la composition[9].

À l'intérieur du porche, sont représentés les douze Apôtres. Sur les douze sculptures en kersantite, onze sont de la main du sculpteur Roland Doré. Originaire de Landerneau, où il a travaillé pendant plus de 40 années dans la première moitié du XVIIe siècle, il est particulièrement reconnu pour son travail dans des enclos paroissiaux des diocèses de Léon et de Tréguier. Trémaouézan représente un des ensembles les mieux préservés de son œuvre[10]. Seule la statue de saint Pierre, datant de 1633, est signée de la main d'un autre sculpteur, le Maître de Plougastel tirant son nom du calvaire de Plougastel-Daoulas[11]. Le recteur Hervé Fily y signe ses initiales[10]. Les douze statues de 1,60 mètre de haut, sont séparées par des colonnes ioniques. Chaque saint est représenté avec ses attributs traditionnels. Les dais architecturaux abritant les saints sont couronnés par un croissant de lune[5]. Ce motif ornemental était très prisé sous le règne de Henri II, soit entre 1547 et 1559, puisque faisant référence à sa favorite, Diane de Poitiers. Des croissants de lune sont par exemple visibles sur la façade du château de Kerjean, construit entre 1545 et 1596[9]. Roland Doré a aussi réalisé une Vierge à l'Enfant, visible sur une niche centrale du porche, contre le trumeau[10].

Mobilier

Notes et Références

Voir aussi

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