Église Saint-Dimitri de Port-Saint-Louis-du-Rhône
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| Église Saint-Dimitri de Port-Saint-Louis-du-Rhône | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | orthodoxe |
| Géographie | |
| Pays | |
| Coordonnées | 43° 23′ 16″ nord, 4° 48′ 15″ est |
| modifier |
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L'église Saint-Dimitri (en grec moderne : Ἱερὸς Ναὸς Ἁγίου Δημητρίου / Ierós Naós Agíou Dimitríou) de Port-Saint-Louis-du-Rhône est une église orthodoxe fondée en 1960 et dépendant de la Métropole orthodoxe de France. Elle est notable comme l'une des églises orthodoxes en France où les femmes prennent un rôle organisationnel important.
À la suite de l'installation dans la région de nombreux Grecs, qui rejoignent la France pendant la Première Guerre mondiale ou comme réfugiés des génocides ottomans tardifs, de la guerre gréco-turque et d'un ensemble d'événements désignés sous l'appellation de la Grande Catastrophe, la communauté grecque de Port-Saint-Louis-du-Rhône commence à établir des réseaux religieux informels - étant en lien avec la communauté de Marseille, par exemple, pour ses sacrements. En 1960, la mairie de la ville loue un garage à la communauté, pour qu'elle puisse le transformer en église. Le lieu de culte est consacré la même année par le futur métropolite de France, Mélétios. Au long de son histoire, les femmes de la paroisse occupent une place significative dans la gestion et l'organisation du lieu de culte.
Prémices
La France voit plusieurs vagues de migration de Grecs à l'époque contemporaine, dont les principales se déroulent pendant la Première Guerre mondiale, dans les années 1920, pour des raisons économiques ou pour fuir les génocides ottomans tardifs, la guerre gréco-turque et un ensemble d'événements désignés sous l'appellation de Grande Catastrophe[1]. Une autre vague de migration suit la Seconde Guerre mondiale et s'étend au moins jusqu'aux années 1970, pendant la dictature des colonels (1967-1974) et l'invasion de Chypre par la Turquie (1974)[2].
À Port-Saint-Louis-du-Rhône en particulier, les Grecs commencent à rejoindre la ville à partir de 1924 - ils travaillent comme dockers, à l'usine Gerland puis, à partir de 1962, dans la sardinerie et conserverie de Port-Saint-Louis-du-Rhône[3]. Jusque dans les années 1960, les sacrements de la communauté sont faits par des prêtres envoyés depuis Port-de-Bouc et d'autres églises grecques, par exemple Marseille[3].
Fondation et vie de l'église
En 1960, la communauté et un prêtre s'associent pour envoyer une demande à la mairie de Port-Saint-Louis-du-Rhône, afin de voir s'il est possible d'ouvrir un lieu de culte[3]. La mairie reçoit cette demande avec approbation et décide alors de louer un ancien gymnase à la communauté pour 99 ans au prix d'un franc par an symbolique[3]. Le métropolite Mélétios vient consacrer l'église[3].
Dans les années suivantes, l'église s'engage dans un grand nombre d'activités culturelles, comme l'établissement d'une école catéchétique et d'apprentissage du grec moderne[3]. Par ailleurs, elle reçoit la visite d'un certain nombre de prêtres de la région, comme Cyrille Argenti, résistant et Juste parmi les nations, qui y passe quelques mois[3].
L'église Saint-Dimitri est remarquée au sein des paroisses orthodoxes en France comme une église où les femmes prennent un rôle organisationnel et communautaire important[3]. Ainsi, de nombreuses paroissiennes ou presbyteras - c'est-à-dire des épouses de prêtres - interviennent de manière importante dans sa gestion[3]. Parmi ces paroissiennes importantes de l'histoire de la paroisse, on trouve, de manière non exhaustive[3] :
Irène Kanavouris, Madame Volonakis, Maria Karapatakis, Ekaterina Karapatakis, Catherine Badès, Maria Androlis, Catherine Youghias Christou, Sevasti Androlis, Evelyne Amiard, Angélique Vittas ou encore Jeanette Tzicouris.
De nombreuses restaurations et évolutions architecturales suivent la première construction, par exemple avec l'érection d'un dôme au centre de l'édifice[3]. En 1995, le nouveau métropolite de France, Jérémie Calligiorgis, offre un nouvel antimension à l'église[3].
