Église Saint-Hilarion de Duravel
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| Église Saint-Hilarion | ||||
Ensemble de l'église, côté sud. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Dédicataire | Saint Hilarion | |||
| Type | Église paroissiale | |||
| Rattachement | Diocèse de Cahors | |||
| Style dominant | Roman | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | France | |||
| Région | Occitanie | |||
| Département | Lot | |||
| Coordonnées | 44° 30′ 58,73″ nord, 1° 04′ 46,33″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Lot
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Géolocalisation sur la carte : France
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L'église Saint-Hilarion de Duravel est une église catholique située à Duravel, dans le département du Lot, en France[1].
Duravel est connue depuis l'Antiquité, d'abord sous le nom de Diolindum. La ville est alors citée sur la carte de Peutinger sur la voie reliant Agen à Périgueux, à mi-chemin de Divonna (Cahors) et Excisum (Eysses, au nord de Villeneuve-sur-Lot). En bas latin, son nom va évoluer en Duravallis.
Le Quercy a été christianisé par un disciple de saint Hilaire au milieu du IVe siècle. Un oratoire est construit, dédié à saint Étienne comme la cathédrale de Cahors. Une église existait depuis le Ve ou VIe siècle. La crypte de l'église devait déjà exister.
L'église est dévastée à la suite des passages des Barbares. Le patronage de saint Didier, évêque de Cahors, permit la reconstruction de l'église au VIIe siècle.
Au siècle suivant, la féodalité va réorganiser l'administration du pays. La basse vallée du Lot passa alors sous la domination des comtes de Fumel et de Gourdon. Un des parents, sire de Pestillac, créa une seigneurie autour de Duravel.
En 1055, Gausbert et Seguin de Pestillac firent don de Duravel et de ses dépendances à l'abbaye de Moissac. Gausbert s'y fit moine. L'abbaye de Moissac venait juste de devenir une abbaye dépendant de l'abbaye de Cluny.
Durand II de Bredon (1048-1071), abbé de Moissac et évêque de Toulouse s'est intéressé à cette nouvelle filiale de Moissac et a réhabilité le prieuré conventuel de Duravel. Le prieuré a alors été destiné à recevoir des moines malades ou convalescents qui souffraient du paludisme car Moissac était située à proximité de marécages.
Après la reconstruction de l'église, elle a reçu les reliques de trois saints anachorètes, Hilarion, Poémon et Agathon. Ces reliques auraient été données à l'abbaye de Moissac par Charlemagne. L'église est alors dédiée à saint Hilarion. Les bâtiments conventuels sont édifiés à proximité.
La ville s'est alors développée autour du prieuré puis a été ceinturée de remparts. À côté du clocher de l'église a été construit un donjon avec une salle d'armes. Il a été démoli entre 1884 et 1900.
La ville a résisté victorieusement au siège entrepris par les Anglais en 1369. Puis les capitaines anglais John Chandos et Robert Knolles l'investirent pendant un mois avant de la quitter pour entreprendre le siège de Domme.
En 1455, Charles VII accorda la protection aux habitants de Duravel et les armoiries royales. Duravel devient une bonne ville et le siège d'une viguerie. Trois juridictions existaient alors à Duravel, celle du roi, celle du seigneur du lieu et celle de l'abbé.
Le XVIe siècle est un temps de troubles. Des protestants, des Croquants ou Tard-Venus assiégèrent la ville en 1596, s'en emparèrent et la mirent à sac. Une partie de l'église s'est effondrée, nef et absidiole nord, ainsi que des bâtiments du prieur. L'arrivée d'une armée catholique évita de violer le tombeau où se trouvaient les « Corps Saints ». Pour célébrer cette délivrance, une nouvelle cloche est fondue portant l'inscription : « La présente cloche a été faite à l'onour de Dieu et de saint Hylaryon par Lafargue, mostier de Duravel en l'an mil cind cens quatre vings et seixe. Te Deum laudamus ». La façade principale est remontée simplement ainsi que la voûte de la nef.
En 1626 le prieuré est sécularisé en même temps que l'abbaye de Moissac.
L'intérieur de l'église est enduit et décoré de peintures en 1837-1843 par un peintre nommé Paul Pizzi. Les peintures sont refaites en 1884 par Cyprien Calmon qui a aussi repeint le chœur de la cathédrale de Cahors.
La porte latérale sud, romane, donnait accès au cloître et aux autres bâtiments du prieuré. Ils sont devenus ensuite la maison des consuls, puis la mairie. L'établissement de la nouvelle route nationale à travers la ville, en 1860, a entraîné leur démolition.
Des travaux de restauration sont entrepris à partir de 1900.
La crypte a été classée au titre des monuments historiques le . Le reste de l'église a été inscrit au titre des monuments historiques le [1].
Façade occidentale refaite après les destructions de 1596 La nef et le clocher vus de l'extérieur. La nef et l'abside. L'abside. L'absidiole sud romane.