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Église Saint-Hippolyte de Paris

église située à Paris, en France From Wikipedia, the free encyclopedia

L'église Saint-Hippolyte est une église catholique située avenue de Choisy dans le 13e arrondissement de Paris. Elle ne doit pas être confondue avec l'ancienne église Saint-Hippolyte de Paris, qui se situait rue Saint-Hippolyte au no 12 de l'actuel boulevard Arago, dans le quartier de Croulebarbe.

Faits en bref Présentation, Culte ...
Église Saint-Hippolyte
L'église Saint-Hippolyte située dans le 13e arrondissement de Paris.
L'église Saint-Hippolyte située dans le 13e arrondissement de Paris.
Présentation
Culte Culte catholique
Dédicataire Hippolyte (soldat romain)
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1909
Fin des travaux 1924
Architecte Jules Astruc
Style dominant Architecture néogothique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Arrondissement 13e arrondissement
Coordonnées 48° 49′ 17″ nord, 2° 21′ 47″ est
Géolocalisation sur la carte : 13e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 13e arrondissement de Paris)
Église Saint-Hippolyte
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Hippolyte
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Église Saint-Hippolyte
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(Voir situation sur carte : Europe)
Église Saint-Hippolyte
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Elle est placée sous le vocable de saint Hippolyte, soldat romain.

Localisation

L'église Saint-Hippolyte est située avenue de Choisy dans le 13e arrondissement de Paris. Elle ne doit pas être confondue avec l'ancienne église Saint-Hippolyte de Paris, qui se situait rue Saint-Hippolyte au no 12 de l'actuel boulevard Arago, dans le quartier de Croulebarbe.

Historique

Église Saint-Hippolyte, Paris 13e, texte du tympan.

L'église est construite par l'architecte Jules-Godefroy Astruc au cours de deux campagnes de travaux (1909-1911 puis 1923-1924) dans un style néo-gothique[1].

Elle est consacrée à saint Hippolyte en référence à Hippolyte Panhard[note 1] mais en référence aussi à l'ancienne église Saint-Hippolyte, aujourd'hui disparue, qui était située dans le nord du 13e arrondissement de Paris[1].

Le , l'association des Chantiers du Cardinal récompense la future restauration du tympan de l'église en attribuant le Grand Prix Pèlerin du patrimoine 2025[2].

Architecture et décoration intérieure

Généralités

L'église Saint-Hippolyte comprend une nef et deux bas-côtés, sans chapelles latérales. Le style est néo-gothique, avec des arcades en arcs brisés, des chapiteaux à feuillage et une voûte d'ogives[3].

Les bas-côtés sont ornés de vitraux représentant des saints, signés « Lux Fournier, 1926 ».

Une chapelle a été installée dans le chœur en 2001-2002 par l'architecte Paul Arnould. Un tableau de l'école française du XVIIe siècle représentant la Visitation[3] occupe le mur du fond. La chapelle est séparée de la nef par une verrière réalisée par le calligraphe Frank Lalou. La verrière comprend neuf panneaux consacrés à la Trinité, aux cinq sens et à l'amour, avec des citations de la Bible[réf. nécessaire].

La chapelle absidiale gauche est consacrée à la Vierge, avec une mosaïque d'A. Girard (1911) et une statue de la Vierge à l'Enfant, intitulée « Notre-Dame de toutes les Nations », par Dominique Kaeppelin[3]. La chapelle absidiale droite est consacrée au Saint-Sacrement, avec une statue du Sacré-Cœur de Jésus.


Tympan de l'église

Une fresque remarquable réalisée en 1936 orne le tympan de l'église[1]. L'artiste Henri Marret[note 2] réalise alors sous le porche de l'église, cette fresque qui illustre le double martyre des saints Laurent et Hippolyte[1]. Au premier plan, on voit Hippolyte soldat romain qui est écartelé entre deux chevaux blancs, tandis qu'à l'arrière-plan, Laurent son prisonnier est brûlé vif (Hippolyte, le geôlier de Laurent, ayant été converti par Laurent)[1].

Cependant, 90 ans plus tard, la saleté, la pollution et les effets du temps ont encrassé l'œuvre[1]. Sa restauration devrait être menée en 2026, pour qu'après une semaine de travaux étalés sur un mois, cette œuvre emblématique de l'Art Déco retrouve son lustre[1]. Les frais de restauration s'élevant à 12 000 euros sont entièrement couvert par l'association des Chantiers du Cardinal[1].

À l'intérieur du tympan, une inscription commémorative rappelle les circonstances de l'édification de l'église :

TEMPLI HUJUS
QUO NUNC PARISIIS
SANCTI HIPPOLYTI MARTYRIS
NOMEN RENASCITUR DECUSQUE
LEO-ADULPHUS CARDINAL.(IS) AMETTE
AEDIFICANDI AUCTOR FUIT ANNO MCMX[note 3]
IDEM
LUDOVICUS CARDINALIS DUBOIS
ANNO MCMXXIV[note 4] FAUSTE COMPLEVIT
CUI.CREANDO.AUGENDO.PERFICIANDOQUE
GEOR.(GIUS) WIESNEGG HIER.(ONYMUS) LABOURT JOAN.(NES) GASTON
TRES EX ORDINE VICISSIM PAROCHI
FORMA A J.(ULIO) ASTRUC DESCRIPTA ET EXACTA
PIO STUDIO AC LABORE OPERAM NAVARUNT

Le texte en latin se traduit ainsi : « En l'an 1909, le cardinal Léon Adolphe Amette entreprit la construction de cette église grâce à laquelle le nom et la gloire du martyr saint Hippolyte renaissent aujourd'hui auprès des Parisiens. De plus, le cardinal Louis Dubois mena le chantier à bon terme en l'an 1924 ; les trois curés Georges Wiesnegg, Jérôme Labourt et Jean Gaston le servirent successivement, chacun à son tour, en créant, développant et parachevant l'œuvre, par un zèle et un travail pieux, selon un plan conçu et réalisé par J(ules) Astruc ».

Aspects religieux

L'église est placée sous le vocable de saint Hippolyte, soldat romain.

Activité sociale de l'église

Le lundi matin a lieu - hors vacances d'été - le petit café Saint-Hippolyte, café social où tous sont conviés gratuitement, notamment les personnes en état de précarité.

Protection patrimoniale

L'église est protégée par le plan local d'urbanisme de Paris, au titre de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme[4].

Notes et références

Voir aussi

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