Église Saint-Ignace de Port Tobacco
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| Église Saint-Ignace | |||
L'église Saint-Ignace, à Port Tobacco | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Nom local | St Ignatius Church (St Thomas Manor) | ||
| Culte | catholique | ||
| Rattachement | Archidiocèse de Baltimore | ||
| Début de la construction | 1798 | ||
| Style dominant | Style georgien | ||
| Protection | oui | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| État | Maryland | ||
| Town | Port Tobacco Village | ||
| Coordonnées | 38° 27′ 56″ nord, 77° 01′ 25″ ouest | ||
| Géolocalisation sur la carte : Maryland
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
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L’église Saint-Ignace (avec St Thomas Manor) est un édifice religieux catholique sis près de Port Tobacco Village, au Maryland (États-Unis). Une mission ouverte en 1641 (à ‘Chapel point’) par le missionnaire jésuite anglais Andrew White devient paroisse en 1662, la plus ancienne paroisse catholique des Treize colonies. L’église actuelle construite en 1798 servit de cathédrale temporaire lorsque le diocèse de Baltimore fut érigé. Depuis sa fondation la paroisse est administrée par les Jésuites.
En , c’est à Saint-Ignace que John Carroll prit possession de son diocèse de Baltimore. Il est le premier évêque catholique des États-Unis d’Amérique, les ‘Treize colonies’ ayant signé leur déclaration d’indépendance 14 ans plus tôt (en 1776)[1]. Indirectement cette investiture fit de l’église Saint-Ignace le premier ‘siège épiscopal’ catholique aux États-Unis.
Durant la période esclavagiste et après la guerre civile américaine, alors que la plupart des gouvernements du sud classaient les gens soit comme ‘Noirs’ ou ‘Blancs’ dans un système esclavagiste binaire lié à la race, la paroisse Saint-Ignace était parmi les paroisses catholiques qui continuèrent à enregistrer leurs membres indigènes comme ‘Indiens’ (Amérindiens). À l’époque moderne cela a permis à certaines tribus, par des recherches dans les registres paroissiaux catholiques, de documenter leur histoire culturelle continue et leur identification en tant qu’Amérindiens, et à obtenir une reconnaissance officielle par le gouvernement fédéral de leur statut en tant que ‘tribus aborigènes’[2],[3].
C’est également à partir de Saint-Ignace (et la résidence 'St Thomas Manor') que s’organisa la renaissance de la Compagnie de Jésus aux États-Unis, au début du XIXe siècle. Trois prêtres américains prononcèrent leurs vœux à Saint-Ignace en 1805, devenant les premiers profès religieux de la nouvelle Compagnie de Jésus aux États-Unis[4].