Église Saint-Jacques-le-Majeur de Salviac
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| Type | |
|---|---|
| Diocèse | |
| Paroisse |
Paroisse de Gourdon (d) |
| Dédicataire |
Saint Jacques le Majeur |
| Construction |
Deuxième quart du XIIIe siècle-Troisième quart du XIVe siècle |
| Religion | |
| Propriétaire |
Commune |
| Patrimonialité |
| Pays |
France |
|---|---|
| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
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L'église Saint-Jacques-le-Majeur de Salviac est une église catholique située à Salviac, dans le département du Lot, en France[1].
Salviac a été le siège d'un archiprêtré, probablement détaché de celui de Gourdon.
Avant l'église actuelle, il a existé une église dédiée à saint Bruno au XIIe siècle. L'église actuelle, placée sous le vocable de saint Jacques le Majeur a probablement été construite dans le deuxième quart du XIIIe siècle, d'un seul jet.
On peut s'étonner qu'une église aussi importante ait été construite dans une communauté assez modeste. L'explication probable peut venir du changement de dédicace. En choisissant de la placer sous la titulature de saint Jacques le Majeur, la communauté a voulu en faire une étape sur le chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur une branche secondaire partant de Figeac et passant par Rocamadour, Agen et La Romieu. On constate que Salviac possède un hôpital en 1387 alors que celui-ci n'apparaît pas dans un document de 1337.
La commande de la nouvelle église pourrait être le fait de l'archiprêtre ou du seigneur de Salviac, Guillaume de Gourdon qui a fait allégeance au roi Louis IX en 1243, puis, en 1246, son gendre, Aymeric de Malemort, sénéchal du roi en Quercy. La seigneurie a ensuite été vendue, en 1310, à la famille Balène, puis achetée, en 1337, par Philippe de Jean, seigneur des Junies, neveu de Gaucelme de Jean, cardinal-évêque d'Albano, fondateur du couvent Notre-Dame des Junies. Les de Jean ne sont pas les constructeurs de l'église mais ils ont dû faire de simples remaniements. Peu avant 1387, Salviac passe aux mains des Cazeton, puis, en 1438, aux Durfort, jusqu'à la Révolution.
Certains éléments donnent des indications sur sa période de construction :
- la chapelle sud-ouest dédiée à saint Eutrope dont une fenêtre a conservé un larmier orné de demi-palmettes dont le style n'est pas postérieur à 1250,
- l'enfeu de la chapelle nord est d'un style semblable au portail ouest et a pu être construit avant l'achèvement de l'église.
Le choix de construire l'église dans un style gothique français est peut-être la conséquence de l'allégeance de Guillaume de Gourdon au roi de France.
La chapelle sud-est possède un décor sculpté, en particulier la représentation de sainte Catherine sur la clef de voûte, qui ne permet pas de dater sa construction avant le troisième quart du XIVe siècle.
L'église ne semble pas avoir subi de dégâts pendant la guerre de Cent Ans. L'église a été modifiée au XVIe siècle[1].
L'église a été le but d'un pèlerinage à saint Eutrope au XIVe siècle et XVe siècle.
L'église a servi de temple de la Raison pendant la Révolution.
La sacristie a été construite au XIXe siècle contre le mur nord de l'église.
Des travaux de restauration ont été réalisés après le classement de l'église, en 1913. La charpente en bois de la nef a été remplacée par une structure en béton armé en 1961-1962. Une campagne de restauration commencée en 1990 s'est achevée en 2007.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1913[1].
Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy[1].
Description
L'église est à nef unique de trois travées avec un faux transept. Elle est entièrement voûté d'ogives. Elle présente la particularité d'avoir une abside polygonale couverte d'une coupole nervée.
L'église avait à l'origine trois portails : le portail ouest, encore existant, et deux autres donnant sur la deuxième travée, l'un au nord et l'autre au sud qui ont été condamnés à la suite de la construction de la sacristie et d'une chapelle.
Très tôt des chapelles ont été ajoutées à l'église, dont deux à côté du faux transept :
- - au nord, qui se distingue par ses contreforts enveloppant les angles et un enfeu,
- - au sud, deux chapelles, au sud-est et au sud-ouest.